Divers monuments à arcatures lombardes du Piémont (page 1/3) 

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Sur cette page et les deux suivantes, nous avons présenté les images assorties de peu de commentaires d'édifices censés être de moindre importance. Il ne faut cependant pas les négliger. Par leur finesse et leur élégance, les campaniles (dont certains ont été déjà vus dans les pages précédentes) devraient susciter un réel intérêt. Les quelques photographies que nous montrons de ces édifices sont insuffisantes et nous pensons que des visites approfondies permettraient d'obtenir de biens meilleurs résultats. Notons enfin que si nous avons voulu consacrer plusieurs pages à ce type d’édifices dotés d'arcatures lombardes, c'est parce que ce type de décor doit être l'objet d'une étude statistique en vue d'une datation.

Donnons tout d'abord quelques informations qui seront communes aux trois pages.

Nous n'avons pas visité ces édifices. Les images des trois pages sont extraites des galeries d'images d'Internet, lesquelles sont souvent issues du site Internet écrit en italien « Chiese Romaniche e Gotiche del Piemonte », pouvant être traduit en français par un programme automatique. Ce site est très documenté. Nous en conseillons la lecture.

Les campaniles. Nous avons déjà rencontré de nombreux campaniles à arcatures lombardes. Ils sont décrits dans les pages précédentes concernant le Piémont, mais aussi l’Émilie-Romagne, la Lombardie, et prochainement, la Toscane. Mais aussi des régions beaucoup plus éloignées du Piémont, comme l'Occitanie en France ou la Catalogne en Espagne. Ces campaniles, sortes de parallélépipèdes rectangles de grande hauteur, ont une structure architecturale pyramidale peu visible de l'extérieur. Pour la visualiser, il faut se référer au plan du campanile de Montecretese (image 1 de la la page Divers monuments à arcatures lombardes : page 3 /3) : on y observe que les murs sont plus épais à la base qu'au sommet, ce qui permet un élargissement des fenêtres en montant les étages. L'utilité de ces campaniles pose question. Ils n'ont pu avoir été construits dans un but défensif ou d'abri provisoire. Il y a dans ces hautes tours plus d'étages qu'il n'en faut pour abriter des cloches. La seule utilité que l'on voit, ce serait de servir de tours d'observation ou de communication avec d'autres tours. Il est possible aussi que la compétition esthétique ait contribué à élever des tours de plus en plus hautes.

Les 6 édifices représentés sur cette page sont les suivants : l'église du cimetière San Pietro d'Albugnano, le campanile San Martino de Bollengo, l'église des Santi Pietro e Paolo de Bollengo, l'église San Giovanni Battista de Cesana Torinese, l'église Santo Stefano di Sessano de Chiaverano, l'église paroissiale San Rocco de Condove.



L'église du cimetière San Pietro d'Albugnano

Cette église est la seule de ces trois pages à présenter une forme d'arcatures différente de celle des arcatures lombardes, mais qui nous semble en dériver : les arcs entrecroisés surtout présents dans le Sud de l'Italie (images 2 et 3).

On y voit un linteau échancré (pierre monolithe creusée en forme d'arc ; image 3), des décorations d'entrelacs (corniche et chapiteaux) dont la croix entrelacée appelée
« sceau de Salomon » (image 5), et un arc triomphal polychrome (image 6). Malgré ces détails qui feraient pencher pour une plus grande ancienneté, nous pensons que les arcs entrelacés sont postérieurs aux arcatures lombardes.

Datation envisagée pour l'église du cimetière San Pietro d'Albugnano : an 1150 avec un écart de 50 ans.




Le campanile San Martino de Bollengo (images 7 et 8)

Ce campanile isolé serait le clocher d'une ancienne église aujourd'hui disparue.

Datation envisagée pour le campanile San Martino de Bollengo : an 1075 avec un écart de 75 ans.




L'église des Santi Pietro e Paolo de Bollengo (images de 9 à 12)

La forme un peu bombée de l'abside, l'absence de voûte dans la nef, font envisager une plus grande ancienneté pour cette église à arcatures lombardes. Les fresques du chœur semblent romanes du XIIe siècle.

Datation envisagée pour l'église des Santi Pietro e Paolo de Bollengo : an 1025 avec un écart de 75 ans.



L'église San Giovanni Battista de Cesana Torinese

Le campanile et la façade Ouest sont décorés d'arcatures lombardes. La nef à trois vaisseaux (images 14, 15, 16) et à l'intérieur, les piliers rectangulaires (image 17), font envisager une haute datation. Cependant, les arcs reliant les piliers apparaissent d'une trop longue portée pour une période ancienne (image 17). Remarque : c'est peut-être une illusion d'optique mais nous n'avons pas d'autre image. Aussi, pour la datation, nous ne prendrons en compte que les arcatures lombardes.

Bien que remontant probablement au XVIIIe siècle, le tympan de l'image 18 est intéressant par la représentation d'animaux marins (baleines ?) disposés en arc de cercle autour d'une coquille centrale.

Datation envisagée pour l'église San Giovanni Battista de Cesana Torinese (avec les réserves exprimées ci-dessus) : an 1075 avec un écart de 75 ans.




L'église Santo Stefano di Sessano de Chiaverano

Seul le campanile intégré à la façade occidentale est décoré d'arcatures lombardes d'aspect fruste (images 19 et 20). Le chevet est, lui, surmonté d'arcades qui pénètrent profondément vers l'intérieur. Ce type d'arcade se retrouve surtout lorsque les absides semi-circulaires ont un grand rayon (images 21 et 22).

La fresque d'abside représente le Christ en Gloire surmontant le cortège des apôtres (images 23 et 24).

Datation envisagée pour l'église Santo Stefano di Sessano de Chiaverano : an 1025 avec un écart de 75 ans.




L'église paroissiale San Rocco de Condove

Pour cette église à nef unique, nous n'avons pas d'image de l'intérieur. Seul le campanile semble ancien.

Datation envisagée pour le campanile de l'église paroissiale San Rocco de Condove : an 1075 avec un écart de 75 ans.


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