Diverses églises de Parthenay 

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Les cinq églises de Parthenay décrites dans cette page sont successivement : l’église Sainte-Croix, l’église Saint-Paul, l’église Saint-Laurent, l’église Notre-Dame-de-la-Couldre, l’église Saint-Pierre (à Parthenay-le-Vieux).



Histoire de Parthenay

La page du site Internet Wikipedia décrivant Parthenay nous révèle ceci : « Le nom de Parthenay apparaît au début du XIe siècle et désigne alors peut-être l'actuel village de Parthenay-le-Vieux. Il n'y a pas trace d'importantes occupations humaines antérieures au Moyen Âge et il est probable que Parthenay soit née en même temps que son château, un peu avant 1012.

La première dynastie de seigneurs locaux est dite des « Parthenay L'archevêque » car elle s'enorgueillissait d'avoir un ancêtre archevêque de Bordeaux. Ces seigneurs, vassaux des comtes de Poitiers, deviennent au XIe siècle de puissants barons, contrôlant la Gâtine par la fondation de châteaux, d’églises et le contrôle des bourgs. Ils s’allient aux comtes d’Anjou, l’ennemi de leur suzerain, ce qui leur permit de se révolter souvent contre leurs suzerains, les comtes de Poitiers, puis contre les rois de France ou d’Angleterre.

Dans la seconde moitié du XIe siècle, les comtes-ducs de Poitiers concèdent des franchises aux bourgs qui entourent Parthenay : Saint-Pierre et Saint-Paul (abandon des droits seigneuriaux et du droit de service armé)
. »

Notre visite trop rapide dans la petite ville de Parthenay ne nous a pas permis de découvrir des éléments antérieurs à l’an mille. C’est du moins ce que nous écrivons par la suite. Cependant la phrase ci-dessus : « il est probable que Parthenay soit née en même temps que son château, un peu avant 1012. », nous apparaît un peu trop belle. Un peu trop en accord avec la théorie franco-française selon laquelle rien ne subsiste en France des monuments antérieurs à l’an mille (hormis les monuments romains).

Tout en étant possible, la fondation d’une ville comme Parthenay aux alentours de l’an mille nous semble difficilement envisageable. En effet, dès le XIIesiècle, on y dénombre pas moins de quatre églises de dimensions conséquentes. C’est donc une ville importante et non une simple bourgade adossée à son château. En conséquence, soit sa fondation remonte aux alentours de l’an mille. Auquel cas, on doit donner une explication à cette explosion fulgurante. Soit elle est nettement plus ancienne.


Un point de cette histoire de Parthenay nous semble important. Il a rapport avec la phrase : « La première dynastie des seigneurs locaux est dite des « Parthenay l’Archevêque » car elle s’enorgueillissait d’avoir un ancêtre archevêque de Bordeaux ».

Ici, il nous faut revenir à l’historien Saint Grégoire qui était archevêque de la ville de Tours. Il s’agit d’un auteur très prolixe. Ainsi, en ce qui concerne le territoire occupé actuellement par la France métropolitaine, il mentionne l’existence de 78 évêchés (il y en a actuellement moins d’une centaine). Grâce aux informations qu’il a fournies, nous avons pu effectuer une étude statistique élémentaire sur la répartition des évêchés (voir à ce sujet dans ce site la page : « Datation / Introduction aux problèmes de datation/La « vérité » extraite des écrits de Grégoire de Tours : 1 ère partie ».

Lorsque nous avons établi cette liste des évêchés de France cités par Grégoire de Tours, nous avons constaté ce qui au début nous a semblé être une aberration : certaines régions éloignées de Tours semblaient bien documentées avec parfois des évêchés de dimensions très modestes. D’autres régions au contraire, bien que proches de Tours, étaient moins bien renseignées. Alors que la répartition des évêchés semblait proche de celle de nos départements actuels, on constatait que certains de nos départements actuels ne disposaient pas d’évêchés datant de cette période. C’était le cas de la Vendée, de la Mayenne, de l’Orne, de l’Eure, des Deux-Sèvres, de l’Indre, départements situés dans une couronne entourant l’Indre-et-Loire où se trouve la ville de Tours. Il nous a semblé que cette anomalie n’était pas dûe à une simple fluctuation d’échantillon et qu’il devait y avoir une explication à cet ostracisme. Car il existe à l’heure actuelle dans ces départements des villes suffisamment importantes comme Châteauroux, Blois, Alençon, Niort. Ces villes de fondation ancienne auraient sans doute pu prétendre au titre d’évêchés durant le premier millénaire. Pourquoi Grégoire de Tours ne les aurait-il pas citées ? Peut-être parce qu’elles ne dépendaient pas de sa juridiction. Peut-être aussi parce qu’il ne voulait pas faire trop d’honneur à des évêques qu’il estimait être ses concurrents ?

Toujours est-il que, avant même d’avoir étudié Parthenay, nous avions envisagé que cette ville pouvait être le siège d’un ancien évêché ou d’une circonscription administrative relativement importante.

L’information qui nous est donnée :  « La première dynastie des seigneurs locaux est dite des « Parthenay l’Archevêque » car elle s’enorgueillissait d’avoir un ancêtre archevêque de Bordeaux », vient à l’appui de cette thèse. Si on met à part le côté apparemment grivois de l’information (un archevêque qui a eu des enfants), on peut se poser la question d’une filiation canonique à l’image des abbayes qui sont appelées « filles de … ». À une époque où les évêques pouvaient être appelés « papes » (mot équivalent à notre « papa »), une telle filiation est envisageable. Les seigneurs de Parthenay, qui étaient peut-être à l’origine des prélats ou des clercs, pouvaient reconnaître l’archevêque de Bordeaux non seulement comme père spirituel, mais aussi comme supérieur administratif - à cette époque là, l’évêque était non seulement responsable du spirituel mais aussi du temporel - . Ceci permettrait d’expliquer les raisons pour lesquelles Grégoire de Tours ne parle pas de Parthenay : cette ville dépendait d’une juridiction différente de la sienne.

Bien sûr, nous ne sommes pas naïfs au point de croire que la filiation des seigneurs de Parthenay par rapport à l’archevêque de Bordeaux ne pouvait être que spirituelle. Bien que les évêques fassent vœu de chasteté, un « accident » est toujours possible et il serait pour le coup miraculeux qu’un tel accident ne se soit jamais produit pour un des quelques quatre-vingts évêques qui ont dû se succéder sur le siège de Bordeaux durant environ seize siècles.




L’église Sainte-Croix de Parthenay

Nous n’avons pas pu visiter cette église (images 1, 2 et 3). Les images que nous en donnons sont extraites d’Internet.

Les vues extérieures (images 1 et 2) ne nous apprennent pas grand-chose. La façade Nord, avec ses fenêtres à colonnettes et chapiteaux, pourrait dater du XIIe siècle.

L’intérieur (image 3) semble plus intéressant. Les arcs reliant les piliers semblent à simple rouleau, mais brisés. Ils pourraient dater du XIesiècle. Mais c’est l’arc de croisée du transept, à double rouleau, mais en plein cintre et légèrement outrepassé, qui nous apparait le plus ancien, de peu antérieur à l’an mille.

Datation envisagée : an 975 avec un écart de 100 ans.





L’église Saint-Paul de Parthenay

Nous n’avons pas pu visiter cette église. L'image 4 ci-dessus est extraite d’Internet. Il ne resterait de cette église que cette belle porte.

Datation envisagée
: an 1050 avec un écart de 75 ans.




L’église Saint-Laurent de Parthenay

Nous n’avons pas pu visiter cette église. L'image 5 que nous en donnons est extraite d’Internet. Selon un panonceau situé à l’entrée, cette église serait la plus ancienne de Parthenay et daterait du XIesiècle.

Nous pouvons difficilement le prouver avec cette image. Remarquer seulement le bas-relief situé sous l’arcade de droite. Il semble préroman.

Datation envisagée : an 1050 avec un écart de 100 ans.





L’église Notre-Dame-de-la-Couldre de Parthenay

Nous n’avons pas pu visiter cette église (images de 6 à 9). Les images que nous en donnons sont extraites d’Internet.

Les églises de Parthenay auraient beaucoup souffert des guerres de religion. L’église Notre-Dame-de-la-Couldre possède un très beau portail (images 6, 7 et 8). Les personnages disposés sur les voussures font penser aux statues-colonnes datées du dernier âge roman. L'image 9 est celle d’un chapiteau déposé au musée du Louvre provenant de Notre-Dame-de-la-Couldre. Il représente le sacrifice d’Abraham.

Datation envisagée : an 1100 avec un écart de 75 ans.





L’église Saint-Pierre de Parthenay-le-Vieux

Nous n’avons pas pu visiter l’intérieur de cette église. Les images de 19 à 24 que nous donnons de cet intérieur sont extraites d’Internet.

On peut voir sur l'image 14 les traces de pignons sur la tour de croisée du transept. Les toits du chœur et du croisillon Sud du transept devaient être nettement plus élevés. On retrouve la même anomalie concernant le croisillon Nord et la nef sur l'image 13.

Les observations effectuées précédemment font envisager qu’il existait auparavant une église nettement plus élevée que l’actuelle et couverte d’un toit en charpente. Cette église devait être antérieure à l’an mille. Dans de nombreux cas analogues, les piliers de la nef ont été conservés et une voûte a été posée sur les murs anciens. Mais ici, autant qu’on puisse en juger sur ces images, les piliers auraient été entièrement refaits : les arcs reliant ces piliers sont doubles et brisés. Ils seraient selon nous postérieurs à l’an mille.

Au vu de ces observations, il faudrait reprendre l’étude de cet édifice pour vérifier ces hypothèses.

Les chapiteaux sont romans. Celui de l'image 22 semble plus ancien que les deux suivants : sirène à une seule queue pour l'image 23, griffons pour l'image 24.

Datation envisagée : an 1075 avec un écart de 75 ans.