Deux églises des Deux-Sèvres
Il s’agit là de deux églises, l'église
Saint-Cyprien de Bressuire et l’église
Notre-Dame de Champdeniers-Saint-Denis, dont nous
n’avons pas eu l’occasion de visiter l’intérieur. Les
quelques images que nous en donnons sont pour la plupart
issues d’Internet.
L'église
Saint-Cyprien de Bressuire (images 1 et 2)
Nous n’avons que très peu d’informations
sur cette église. Sur la page du site Internet Wikipedia
décrivant la ville de Bressuire, elle est seulement citée
sous la forme suivante : « L’ancienne
église Saint-Cyprien (Xe siècle) et sa crypte,
inscrite par arrêté du 9 décembre 1937 ». Par
ailleurs, nous n’avons pu la visiter intérieurement.
Nous notons cependant qu’elle est mentionnée comme étant du
Xesiècle Une telle datation est trop rare pour ne
pas être rapportée. La plupart du temps, les églises sont
datées du XIeou XIIesiècle. Et ce,
même si un document antérieur à l’an mille mentionne leur
existence. Et, bien sûr, aucune explication précise n’est
donnée pour justifier cette datation.
En l’occurrence et sauf erreur de transcription, il
semblerait que cette église soit antérieure à l’an mille.
Dans ce cas, il est probable que cette datation soit
attestée par un document écrit daté du Xesiècle.
Il serait donc intéressant d’étudier cet édifice plus en
détail.
L'image 1 montre
que la chapelle est formée de deux parties nettement
différenciées, la nef et le chœur. Et on constate sur l'image 2 la différence
d’appareil. Au vu de l’étroitesse de sa fenêtre, la nef
pourrait être, des deux, la partie la plus ancienne.
Datation
Dans l’ignorance des raisons ayant conduit à une datation du
Xesiècle, nous l'acceptons au moins
provisoirement : an 950 avec un écart de plus de 50 ans.
L’église
Notre-Dame de Champdeniers-Saint-Denis (images de 3
à 15)
Nous n’avons aucun renseignement sur
l’histoire de cette église dont il ne reste que la nef
(images 5, 6 et 7)
ainsi qu’une crypte (image
8) qui serait située sous le chœur à chevet plat.
Le livre « Vendée
Romane » de la collection Zodiaque
fournit un plan de cette crypte. Il semblerait, mais nous
n’en sommes pas certains, que cette crypte soit le reste de
la base inférieure du chœur de l’église primitive. Au XVesiècle,
ce chœur aurait été détruit pour être remplacé par le chœur
actuel. Seule la crypte aurait été conservée. Crypte et nef
pourraient être contemporaines. Mais seule une analyse
détaillée pourrait permettre de conclure. Et, pour le
moment, nous n’avons pas effectué de visite, les images
ci-jointes étant extraites d’Internet.
Les images, 5 du
vaisseau central, 6 et 7
du collatéral Sud, montrent que le vaisseau central est
voûté en berceau alors que collatéral est voûté d’arêtes.
Nous pensons que le voûtement en voûte d’arêtes est
supérieur à celui en berceau. Il paraît étonnant que le
voûtement d’arêtes soit utilisé pour les collatéraux et non
pour le vaisseau central, pourtant de plus grande largeur.
Mais seulement si les deux voûtements ont été effectués
simultanément. Car si le voûtement du collatéral a été fait
après celui du vaisseau central, tout devient acceptable. Un
petit détail vient à l’appui de cette thèse. Observons l'image 14 : le
chapiteau de gauche soutient l’arc séparant le vaisseau
central du collatéral. Le chapiteau de droite soutient quant
à lui l’arc doubleau de la voûte du collatéral. Les deux
chapiteaux sont légèrement décalés l’un de l’autre (plus
exactement, ce sont les bases qui sont décalées). Il est peu
probable que si les deux chapiteaux avaient été placés
simultanément, il y aurait une telle faute de calcul de
dimensions.
Les chapiteaux desimages
9, 10, 11, 12, 13, et ceux de gauche des images
14 et 15 sont tous de facture primitive. Ceux de
droite des images 14 et
15 semblent plus récents. Tout en étant du XIesiècle.
Datation
Les arcs séparant le vaisseau central des collatéraux sont
simples. Dans nos analyses sur la datation des églises, nous
avons eu l’idée de séparer ce type d’arc en deux groupes :
les arcs simples seraient caractéristique d’un groupe
antérieur à l’an mille. Les arcs doubles d’un groupe
postérieur à l’an mille. Il s’agit là, bien sûr, d’une
grossière estimation. Cependant, au fur et à mesure de
l’analyse des monuments, elle s’avère relativement probante.
Le fait que, dans le cas de l’église de Champdeniers,
l’estimation d’une antériorité à l’an mille soit corroboré
par le caractère primitif des chapiteaux ou les différences
de dimension, ne peut que venir à l’appui de cette thèse.
Datation estimée : an 900 avec un écart de 150 ans.