Le baptistère du Latran à Rome
Remarque
préliminaire concernant certains monuments de Rome
(le baptistère du Latran, le Château Saint-Ange, le mausolée
d'Auguste, le mausolée de Sainte Constance, la Casa dei
Crescenzi, le Panthéon). Lorsque nous avons commencé notre
recherche sur le Latium, nous n'avions que peu de
renseignements sur les édifices romains - principalement les
basiliques chrétiennes - susceptibles d'être antérieurs à
l'an mil. Fort heureusement, nous avons pu consulter le
livre « Rome et Latium
romans » de la Collection Zodiaque.
Ce livre a été coécrit par Enrico Parlato, Maître de
Recherches à l'Université de la Tuscia à Viterbe, et Serena
Romano, Directeur du Cabinetto Fotografico Nazionale
dell'Institute Centrale per il Catalogo à Rome.
Cependant, au fur et à mesure de nos recherches, nous avons
constaté que certains monuments décrits dans ce livre
n'avaient que peu de rapports avec des monuments romans. Ils
s'apparentaient plus, soit à des monuments préromans voire
romains, soit à des monuments post-romans (baroques).
Inversement, d'autres monuments qui auraient pu intéresser
notre étude n'étaient pas cités dans ce livre. Cela semble
bien justifié pour certains comme le château Saint-Ange ou
le mausolée d'Auguste qui sont des édifices romains. Cela
l'est beaucoup moins pour le baptistère du Latran ou
l'église Sainte Constance dont les plans sont très proches
de ceux d'autres monuments cités dans les livres de la
collection Zodiaque.
Une exception toutefois, la Casa dei Crescenzi, qui est
commentée dans le livre «
Rome et Latium romans ». Pourtant cet édifice
apparaît bel et bien romain. Nous pensons que les auteurs du
livre, et d'une façon générale les historiens de l'art
médiéval, font plus confiance à l'étude des textes écrits
qu'à l'analyse de l'architecture des bâtiments, comme s'ils
pensaient que la pierre est plus biodégradable que le
papier. Qui plus est, ils négligent l'importance de textes
médiévaux antérieurs à l'an mil et ont tendance à exagérer
l'importance des textes antiques.
Nous allons dans les pages suivantes décrire ces monuments
sans effectuer trop de commentaires sur chacun d'entre eux.
Un commentaire global sera effectué à la dernière page (le
Panthéon de Rome) consacrée a ces monuments non décrits dans
le livre « Rome et Latium
romans ».
Le baptistère du Latran
Nous n'avons pas visité ce monument. Les images ci-dessous
sont extraites d'Internet.
La page du site Internet Wikipedia consacrée à cet édifice
nous apprend ceci :
« Le
baptistère du Latran est le baptistère qui a
servi de modèle à tous les baptistères de la chrétienté du
Haut Moyen-Âge. De plan octogonal, surmonté d’un dôme, il
dépendait de la cathédrale de Rôme, la basilique
Saint-Jean de Latran, à laquelle il a été relié par une
construction tardive.
Réalisé sous sa première forme à la demande de Constantin
I er aux alentours de 312-313 sur la base d'un
plan octogonal en brique, il est remanié par le pape Sixte
III entre 432 et 440 qui y adjoint un narthex, un
vestibule composé de deux absides et fait réaliser un
baldaquin autour de la cuve baptismale.
Sa construction octogonale (en plan centré) autour du
bassin octogonal a non seulement été imitée dans toute la
chrétienté, mais de plus a fourni un sujet aux
enluminures, la Fontaine de Vie.
Autour des fonts baptismaux, un octogone est formé par
huit colonnes de porphyre sommées de chapiteaux
corinthiens et une entablure classique. La bataille du
Pont Milvius (312) est représentée au plafond. Un
déambulatoire entoure le bassin.
Un petit porche à deux colonnes de porphyre et chapiteaux,
entablement et bases richement ouvragés, relie le
baptistère à la basilique du Latran. »
Cet édifice fait partie du groupe que
nous définissons ainsi : « Les nefs à étages à plan centré,
circulaire ou polygonal ». Nous avons étudié ce type de nef
dans le chapitre « Datation
des monuments/ Les évolutions dans l'architecture des
monuments du Premier Millénaire/ Les nefs à étage, à plan
circulaire ou polygonal. Des parlements au Premier
Millénaire ? ». Ces nefs possèdent toutes un noyau
central porté par des piliers ou des colonnes. Une deuxième
rangée de colonnes est installée à l'étage supérieur. Dans
le cas présent, nous ne sommes pas certains qu'il y ait eu
un noyau central, car apparemment, les colonnes dateraient
de la période baroque. Cependant c'est probable. Les maçons
du XVIIesiècle étaient parfaitement capables de
remplacer une colonne ancienne endommagée par une nouvelle.
Il est aussi probable qu'il y ait eu primitivement un
plancher au-dessus des colonnes du rez-de-chaussée,
permettant de circuler dans le déambulatoire du 1er
étage. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Datation envisagée
pour le baptistère du Latran. La datation que nous proposons
ici est basée sur des données architecturales et non sur des
textes écrits qui correspondent peut-être à la réalité, mais
doivent être vérifiés avant d'être validés : an 500 avec un
écart de 200 ans.