Les ruines du monastère des Saints Pierre et Paul d'Hirsau (Calw)
Pour les diverses informations sur ce
monastère, consulter la page précédente consacrée à l'église
Saint-Aurèle d'Hirsau. Nous ajoutons cette simple précision
: la localité d'Hirsau, de la commune de Calw, contient deux
entités bien séparées : le monastère d'Aurèle et le
monastère des Saints-Pierre-et-Paul. Chacun de ces deux
monastères avait sa propre abbatiale, son cloître, ses
bâtiments abbatiaux. Du monastère
Saint-Pierre-et-Saint-Paul, il ne reste principalement que
des ruines des époques gothique et Renaissance (images
1, 2, 3, et 5) ainsi que plusieurs tours à base
circulaire ou polygonale.
Une tour, à base carrée, est romane (image 6). La corniche
séparant le premier étage du deuxième supporte un ensemble
de sculptures sur trois des quatre côtés (images
7, 8 et 9). À première vue, le décor est identique
sur chacune des faces : au centre, un personnage fait office
de caryatide pour une lésène centrale. Les contreforts
extérieurs sont supportés par des lions tournés vers
l'extérieur. Entre le personnage du milieu et les lions, ont
été disposés d'autres animaux ou des objets. Les différences
sont dans les détails.
Image 7 : le
personnage du milieu lève son bras droit ; il est encadré
par deux cerfs (ou antilopes ?).
Image 8 : le
personnage du milieu lève son bras droit. À gauche, on peut
voir un cerf, et à droite, une roue et un personnage.
Image 9 : le
personnage du milieu lève les deux bras ; il est encadré par
deux cerfs.
Nous avouons notre ignorance quant à la symbolique de ces
trois scènes. Y-a-t-il d'ailleurs une symbolique à
interpréter ?
Datation envisagée
pour le campanile à base carrée du monastère des Saints
Pierre et Paul : an 1150 avec un écart de 50 ans.
Nous avons recueilli les trois dernières
images sans connaître leur emplacement exact dans Hirsau.
Images 10 et 11. Ce sont des fragments
de plaques de chancel (ou de clôture de chœur) à décor
d’entrelacs. La plaque de l'image
10 contient une belle croix pattée avec, à
l'intérieur de chaque quadrant, un nœud de Salomon. Ce sont
des œuvres préromanes mais que nous n'arrivons pas encore à
dater avec une relative précision. Nous pensons que ce type
d'entrelacs régulier serait plutôt « carolingien »
(alentours de l'an 850). Le nœud de Salomon est présent dans
des mosaïques aux alentours de l'an 500.
Image 12.
Nous n'avons aucune indication sur cette sculpture.
Dans un premier temps, nous pensions qu'elle représentait
une sirène car le bas du corps ressemblait à une queue de
poisson. Mais la queue en question serait le fond d'une robe
plissée.
Datation envisagée
pour le dépôt lapidaire du monastère des Saints Pierre et
Paul : an 800 avec un écart de 150 ans.