Le monastère Saint-Siméon de Trèves  

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Nous avons eu l'occasion de voir la Porta Nigra et de repérer les restes d'une église. Mais nous ne nous sommes pas appesantis sur le sujet.  Notre étude de l'édifice s'est inspirée de pages d'Internet (ex : Wikipédia) et de l'analyse de galeries d'images issues d'Internet. Nous avons en particulier abondamment consulté le site Internet
http : //romanische-schaetze.blogspot.com/ qui a recueilli les images de plusieurs centaines de monuments. Notre site traitant seulement du premier millénaire, nous n'avons conservé que les monuments susceptibles d'appartenir à cette période, mais ce site, dont le nom se traduit en français par « Trésors romans », est beaucoup plus riche en monuments et nous en conseillons la lecture. Certaines images ci-dessous sont extraites de ce site Internet.

La page du site Internet Wikipédia consacrée à cette église nous apprend ceci :

« La Porta Nigra

La
Porta Nigra (en latin pour “Porte Noire” ; anciennement aussi Porta Martis et Porte Romaine) est une ancienne porte de ville romaine construite à partir de 170 après J.-C. sur la place Porta Nigra et point de repère de la ville de Trèves. Le nom Porta Nigra remonte au Moyen Âge. Les habitants de Trèves n’appellent généralement la porte que “Porta”. La porte mesurait à l’origine 36 mètres de long, 21,50 mètres de large et 29,30 mètres de haut.

Moyen-Âge : l'église Saint-Siméon


Le moine byzantin Siméon, venu de Sicile, s’installa dans le bâtiment en tant qu’ermite après 1028. Soi-disant, il s’était emmuré là-bas. Après sa mort en 1035, il est enterré au rez-de-chaussée. L’archevêque de Trèves, Poppo, obtint sa canonisation par le pape la même année. En l’honneur du saint, il construisit l’abbaye de Siméon et reconstruisit la porte en une double église, dans la chapelle inférieure de laquelle Siméon fut enterré. Certains des bâtiments du monastère conservés remontent à l’année 1040. Deux salles d’église ont été construites l’une sur l’autre, dont une abside est encore visible aujourd’hui. La salle d’orgue de l’église supérieure sur la tour ouest est encore bien visible. Comme il n’y avait besoin que d’une tour pour l’usage de l’église, la deuxième tour de la Porta Nigra a été démolie. Il s’agit du seul changement important à la structure du bâtiment qui ait été visible à ce jour. En fin de compte, la conversion en église a probablement servi à la préservation du bâtiment, car il n’a pas été démoli pour l’extraction de matériaux de construction, comme d’autres bâtiments romains (ou ruines de la ville).

Les portes de la ville de la Porta Nigra avaient été comblées et les utilisateurs pouvaient accéder directement au premier étage du bâtiment par un escalier ouvert. La fonction de la porte de la ville a été reprise par le Simeontor, qui se connectait directement à la Porta Nigra à l’est. Cette porte, petite par rapport à la Porta, était protégée par la haute tour de fortification, la tour de Ramsdonk, construite en 1389. »

Image 1 : Vue par satellite de la Porta Nigra (le Nord est en haut de l'image). Deux corps de bâtiment dirigés vers le Nord-Est, parallèles entre eux, sont terminés par une abside semi-circulaire. Ces deux corps de bâtiment encadrent deux ailes qui leur sont perpendiculaires (et donc dirigées vers le Sud-Est). Ces deux ailes constituaient la nef de la double église de Saint Siméon. Elle se terminent à l'Est par une abside semi-circulaire romane.

Image 2 : Maquette de l'ensemble vu à partir du Nord.

Image 3 : La Porta Nigra vue en direction du Nord-Est.

Image 4 : La Porta Nigra vue en direction de l'Ouest.

Image 5 : La Porta Nigra vue en direction du Nord-Est en 1670 (Gravure de Caspar Melan). On découvre au premier plan les restes de l'actuelle Porta Nigra. On constate, en arrière-plan, que l'aile Nord est plus haute d'au moins un étage. Cette aile Nord est prolongée vers l'Ouest par une haute tour, la Simeontor, détruite ultérieurement.

Image 6 : La Porta Nigra vue en direction du Sud-Ouest (Gravure effectuée lors de la destruction de l'église). On remarque que la Porta Nigra devait être à l'origine haute d'au moins quatre étages.

Image 7 : Cour intérieure de la Porta Nigra. Cette cour intérieure a probablement été au Moyen-Âge recouverte d'un toit à deux pentes (on voit sur le mur du fond, sur les trois fenêtres, le tracé de ce toit). Il est probable que cette cour centrale a constitué le vaisseau central de la nef de l'église Saint-Siméon.

Image 8 : Ancien cloître du couvent de Saint-Siméon.

Image 9 : Musée du couvent de Saint Siméon. Une croix sculptée est posée sur un chapiteau décoré d'une large feuille étalée. Ce chapiteau est, selon nous, préroman. La forme de la croix n'avait pas été repérée auparavant. Cette forme s'apparente à celle d'une croix pattée mais les parties évidées entre deux branches consécutives ont été sculptées en arrondi. On retrouve ces parties travaillées en arrondi sur des croix celtiques. Le décor des branches formé de feuilles stylisées et de rosaces est selon nous préroman. Il en serait de même de l 'Agnus Dei de la partie centrale (datation envisagée : an 800 avec un écart de 100 ans).


Datation envisagée pour le monastère Saint-Siméon de Trèves

IL nous est difficile de proposer une datation. En effet, en règle générale, nous basons notre évaluation sur la conception d'origine. Dans le cas présent, l'édifice d'origine est la Porta Nigra qui daterait de l'an 170. On devrait donc dater l'édifice de l'an 170. Mais le titre ci-dessus fait référence à l'église Saint Siméon que nous ne pouvons pas dater sur le plan architectural. La seule évaluation possible est celle fournie par les textes : an 1025 avec un écart de 25 ans.



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