L'abbatiale d’Arnstein à Seelbach
Nous n'avons pas visité cette abbatiale.
Notre étude de cet édifice s'est inspirée de pages
d'Internet (ex : Wikipédia) et de l'analyse de galeries
d'images issues d'Internet. Nous avons en particulier
abondamment consulté le site Internet http
: //romanische-schaetze.blogspot.com/ qui a recueilli
les images de plusieurs centaines de monuments. Notre site
traitant seulement du premier millénaire, nous n'avons
conservé que les monuments susceptibles d'appartenir à cette
période, mais ce site, dont le nom se traduit en français
par « Trésors
romans », est beaucoup plus riche en monuments et
nous en conseillons la lecture. Certaines images ci-dessous
sont extraites de ce site Internet.
Nous nous sommes aussi en partie inspirés du livre Palatinat
Roman de la collection Zodiaque,
écrit par Dithard von Winterfeld, Professeur de l'Histoire
de l'Art de l'Université de Mayence. Nous en conseillons la
lecture.
La page du site Internet Wikipédia consacrée à cette église
nous apprend ceci :
« Histoire
Le château d’Arnstein :
L’histoire du monastère remonte à la seconde moitié du XIe
siècle. En 1052, le château d’Arnstein an der Lahn a été
mentionné pour la première fois comme siège des comtes
d’Arnstein. C’est la plus ancienne mention d’un château
sur cette rivière, dont il ne reste que des restes de
murs, ce qui ne permet de tirer aucune conclusion sur
l’apparence du complexe. En plus des restes du mur
défensif de la tour sud-ouest, les murs de fondation de la
chapelle de la Madeleine près de la porte du monastère
sont des vestiges du château d’Arnstein.
L'abbaye d’Arnstein : En
1139, Louis II, dernier comte d’Arnstein, transforme son
château en monastère prémontré et y entre lui-même. Sa
femme a vécu comme religieuse cloîtrée près du monastère
jusqu’à sa mort. La même année, la démolition partielle du
château a commencé. En 1145, le roi Conrad III confirma
que l'abbaye était directement destinée à l'Empire.
[...]
L'église du monastère
: L’église du monastère est le bâtiment médiéval le plus
impressionnant de la partie inférieure de la Lahn, qui
combine deux styles architecturaux : le roman des tours
Ouest et le gothique des tours octogonales Est. Sa
construction a commencé en 1132, après que les anciens
murs du château et les rochers aient été enlevés. Il a
fallu 76 ans jusqu’à la consécration en 1218. C’est une
basilique à trois nefs avec un transept et un grand chœur
Est, auquel sont attachées des absides plus petites, ainsi
qu’un chœur Ouest. La nef et le transept avaient
initialement des plafonds plats en bois, contrairement aux
voûtes croisées existantes dans les bas-côtés.
[...] »
Commentaires sur ce texte
L'auteur du texte de Wikipédia ne précise pas quels sont les
documents qu'il utilise pour asseoir sa démonstation. Il est
probable qu'il a eu connaissance d'un texte de donation en
1139, d'un texte de confirmation en 1145, et d'un texte de
consécration en 1218. On ignore quelle était la teneur du
texte de 1132. Si toutefois un tel texte a existé, car la
date de 1132 pourrait être une conjecture (nous ne
connaissons pas de texte signalant l'enlèvement de restes de
murs : les textes authentiques remontant au Moyen-Âge sont
principalement des actes juridiques). Dans tous les cas, il
est peu probable que l'auteur ait eu connaissance d'un texte
antérieur à 1132. Il aurait en effet signalé l'existence de
ce texte. Et, selon nous, à coup sûr, si le texte avait été
daté de, par exemple, l'an 1105, l'église aurait été
construite à cette date et non en 1132. C'est là, selon
nous, une erreur commune à de nombreux historiens : la date
de début de construction d'un édifice est celle du plus
ancien document dans lequel l'édifice est cité. Avec
toutefois des correctifs à cette règle : si l'édifice est
cité avant l'an mille ou si l'édifice n'est pas cité avant
le XIIIe siècle.
« Il
a fallu 76 ans jusqu’à la consécration en 1218. » A
priori cette phrase semble tout à fait claire. Elle ne l'est
pas. Car le temps de construction d'un édifice est le temps
qui sépare l'élaboration du plan de l'architecte et
l'achèvement des travaux élaborés en fonction du plan. Pour
un projet ambitieux, ce temps doit être de l'ordre d'une
dizaine d'années. Il peut y avoir des imprévus ou des
retards, mais l'ensemble du projet ne doit pas durer plus de
25 ans car le promoteur du projet tient à assister à sa
complète réalisation. Il suffit d'ailleurs de voir ce qui se
passe actuellement. La plupart des grands projets privés
gouvernementaux (constructions d'autoroutes, de
gratte-ciels) sont programmés sur une durée de dix à quinze
ans. Il peut certes y avoir des projets sur une durée plus
longue (par exemple, à l'an 2050) mais il s'agit plus de
perspectives que de projets. En conséquence, l'écart de 76
ans qui nous est ici donné concerne, si les données sont
vraies, non un seul projet, mais plusieurs dont certains
n'ont pas été prévus à l'origine.
Essai de datation
Les traits caractéristiques de cette église sont les
suivants : nef à trois vaisseaux intialement charpentés (les
collatéraux auraient étés voûtés d'arêtes au XIIIe
sicle, le vaisseau principal aurait été voûté en croisées
d'ogives au XVe siècle). À l'origine, les piliers
étaient de type R0000.
Les arcs reliant les piliers sont en plein cintre et à un
seul rouleau. Tous ces éléments caractéristiques militent en
faveur d'une haute datation. À ccela il faut ajouter que le
transept actuel est gothique et que l'église primtive
n'avait probablement pas de transept.
Autre élément caractéristique d'une haute datation : la
présence de deux grandes absides opposées (modèle dit
carolingien).
Datation
envisagée pour l'abbatiale d’Arnstein à Seelbach :
an 800 avec un écart de 150 ans.