L'église Saint-Cyriaque de Mendig  

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Nous n'avons pas visité cette église. Notre étude de cet édifice s'est inspirée de pages d'Internet (ex : Wikipédia) et de l'analyse de galeries d'images issues d'Internet. Nous avons en particulier abondamment consulté le site Internet http : //romanische-schaetze.blogspot.com/ qui a recueilli les images de plusieurs centaines de monuments. Notre site traitant seulement du premier millénaire, nous n'avons conservé que les monuments susceptibles d'appartenir à cette période, mais ce site, dont le nom se traduit en français par « Trésors romans », est beaucoup plus riche en monuments et nous en conseillons la lecture. Certaines images ci-dessous sont extraites de ce site Internet.

Nous nous sommes aussi en partie inspirés du livre Palatinat Roman de la collection Zodiaque, écrit par Dithard von Winterfeld, Professeur de l'Histoire de l'Art de l'Université de Mayence. Nous en conseillons la lecture.

La page du site Internet Wikipédia consacrée à cette église nous apprend ceci :

« Histoire

Sur la base de comparaisons stylistiques avec d’autres églises et d'études dendrochronologiques des poutres en bois de la ferme de toit, la date d’origine de l’église de Saint-Cyriaque est supposée vers 1180. Au-dessus de la nef centrale, onze poutres romanes en bois de chêne, taillées entre 1175 et 1195, sont encore conservées aujourd’hui. Une autre poutre dans la partie ouest de l’église a été datée de 1166 à 1186. Pendant ce temps, la tour Ouest a été construite, dont les deux premiers étages ont été achevés en 1216. La première mention écrite de l’église et de la paroisse remonte à 1215. En 1474, la tour a été élevée par les deux étages supérieurs, comme le confirme une inscription sur le mur extérieur, et recouverte d’un toit pointu. Dans la seconde moitié du XVe siècle, une chapelle gothique a été ajoutée au chœur. Pendant la guerre de Trente ans, l'église subit des dommages et en 1620, la tour brûla. Jusqu’en 1802, Saint-Cyriaque était une église du chapitre de la cathédrale de Trèves.
»


Commentaires sur le teste ci-dessus


Nous sommes très favorables à toutes les méthodes permettant de dater un monument d'une façon scientifique. Cependant, nous considérons que ces méthodes doivent être utilisées comme des outils à l'appui d'une démonstration et non comme des preuves irréfutables. Ainsi la méthode par dendrochronologie, comme celle ici présente, a permis de dater des poutres mais pas forcément la construction qui supporte ces poutres. La construction peut en effet être bien antérieure aux poutres si, à un moment donné de l'existence du bâtiment, l'ensemble de la toiture a été remplacé. Elle peut aussi être bien postérieure si, dans la construction du bâtiment, on a réemployé une charpente ancienne. En conséquence, la datation par dendrochronologie des poutres de cette église constitue une donnée d'un grand intérêt mais pas une preuve irréfutable.

La particularité de cet édifice vient du fait qu'il est constitué de deux églises accolées : une église gothique côté Nord, une église à plan basilical côté Sud. Elles sembleraient même imbriquées l'une dans l'autre, car le collatéral Sud de la première (voir à droite sur l'image 9) serait le collatéral Nord de la seconde (voir à gauche sur l'image 7).


Datation de la partie la plus ancienne

Malgré l'absence de certaines images, nous pensons qu'à l'origine, la nef de cette église était à trois vaisseaux charpentés. Les piliers, de type R0000, portaient des arcs en plein cintre à un seul rouleau par l'intermédiaire d'impostes. Ultérieurement, à une date correspondant à la datation dendrochronologique, le vaisseau central aurait été voûté en voûtes d'arêtes. Pour réaliser cela, on aurait plaqué contre certains piliers (les premiers à gauche et à droite sur l'image 6) des colonnes demi-circulaires destinées à porter les arcs doubleaux portant à leur tour les voûtes.

Nous estimons que la construction, dans son état primitif (c'est-à-dire non voûtée), de cette église est bien antérieure à 1180. En 1180, on était capable de faire beaucoup mieux.


Datation envisagée pour l'église Saint-Cyriaque de Mendig : an 800 avec un écart de 150 ans.