L'église Saint-Pierre et Saint-Paul de Gehrden
Nous n'avons pas visité cette église.
Notre étude de cet édifice s'est inspirée de pages
d'Internet (ex : Wikipédia) et de l'analyse de galeries
d'images issues d'Internet. Nous avons en particulier
abondamment consulté le site Internet http
: //romanische-schaetze.blogspot.com/ qui a recueilli
les images de plusieurs centaines de monuments. Notre site
traitant seulement du premier millénaire, nous n'avons
conservé que les monuments susceptibles d'appartenir à cette
période, mais ce site, dont le nom se traduit en français
par « Trésors
romans », est beaucoup plus riche en monuments et
nous en conseillons la lecture. Certaines images ci-dessous
sont extraites de ce site Internet. De plus, nous avons pu
identifier un nombre important de monuments grâce au livre Westphalie
Romane de la Collecton Zodiaque,
écrit par Uwe Lobbedey.
La page du site Internet Wikipédia consacrée à cette église
nous apprend ceci :
« Histoire
Après que le noble Heinrich von Gehrden ait fait don de
ses biens aux religieuses vivant sur l'Iburg en 1142,
elles ont fondé le monastère de Gehrden. L’église du
monastère, construite vers 1180 en pierre calcaire, est
considérée comme l'église romane la mieux conservée de la
région. Un pléban est mentionné dans un document de 1230.
La basilique à trois nefs avec un transept a été
construite en pierres de taille irrégulières. L'abside
principale à chevet plat avait deux travées, les chœurs
secondaires avaient des absides semi-circulaires. Une
galerie de religieuses a été construite en 1675 et
raccourcie en 1860, les vestiges sont conservés dans la
baie Ouest. »
Commentaires de ce texte
Tout d'abord une explication sur le mot pléban,
peu utilisé en français. C'était un prêtre qui occupait
effectivement un poste avec des droits paroissiaux. Le mot
viendrait du latin plebanus,
lui-même issu du latin plebs,
la plèbe, le peuple, la paroisse. Le pléban
était subordonné à l'évêque local. « Le
terme bas latin pleban est
devenu la traduction pour les curés de paroisse dans
d’autres langues (par exemple l'italien pievano,
le polonais pleban. » Nous pouvons ajouter à cela
les questions concernant l'origine de noms de lieu. Ainsi,
en Bretagne, de nombreuses communes ont un nom commençant
par « Plou
», et d'autres par « Lan
». On peut légitimement penser que les communes en Plou
étaient à l'origine des paroisses de tradition latine alors
que les communes en Lan
étaient à l'origine des paroisses de tradition insulaire
bretonne. On peut de plus envisager que la tradition dont il
est ici question s'est manifestée en termes de
subordination, les paroisses en Plou
étant subordonnées à un évêque latin, et les paroisses en Lan
étant subordonnées à un évêque (ou un seigneur
laïque, ou un monastère) breton.
Datation
En ce qui concerne la datation, on retrouve les erreurs
communes aux historiens du Premier Millénaire. Ces erreurs
découlent d'une démarche élémentaire : concernant les
périodes préhistoriques ou protohistoriques, les historiens,
ne possédant pas de document écrit, ont recours à
l'archéologie, l'étude des artefacts et de l'architecture
des réalisations. Concernant les périodes historiques, les
historiens, ayant à leur disposition des documents
historiques écrits, les estiment bien suffisants pour leurs
recherches et négligent tout ce qui est architecture ou
artefacts. Et ce, alors que pour des périodes comme le
premier millénaire, la très grande majorité de la
documentation écrite a totalement disparu. Ainsi, pour cette
église de Gehrden, il existe probablement des documents
postérieurs à 1180 signalant l'existence de l'église. Ils en
déduisent que l'église a été construite en 1180. Et ils ne
pensent pas que l'église a pu exister en 1120, mais que les
documents mentionnant cette existence ont été perdus.
Par contre, ils ne voient pas tous les détails
architecturaux permettant d'envisager diverses étapes de
travaux au cours des siècles. Pour eux, « L’église
du monastère » a été « construite
vers 1180 », et n'a pas été retouchée depuis cette
date.
Nous pensons qu’elle a subi, après la construction
originelle, au moins trois autres étapes de travaux : le
voûtement des nefs (les nefs d'origine étaient charpentées),
la construction d'un transept haut et débordant (l'église
d'origine n'avait pas de transept), le clocher. Nous pensons
aussi que ces trois étapes de travaux ont été effectuées à
des périodes différentes.
Cependant, en ce qui nous concerne, il nous est difficile
d'évaluer cette église car nous ne disposons pas d'un plan
ou d'images en nombre suffisant. Ainsi, à partir de l'image 6,
il nous est difficile de savoir si les piliers de la
nef étaient à l'origine rectangulaires, cylindriques ou
mixtes (alternance de piliers rectangulaires et
cylindriques).
Datation envisagée pour l'église Saint-Pierre et
Saint-Paul de Gehrden dans sa configuration d'origine (nef à
trois vaisseaux charpentés dépourvue de transept et
d'ouvrage Ouest) : an 800 avec un écart de 200 ans.