Étude de fiabilité de notre modèle : progression de la recherche (au 1/3/2020)

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La page actuelle présente la réactualisation des données au 1 Mars 2020. Les pages des statistiques précédentes datées du 1 Septembre 2019, 1 Décembre 2019, sont également disponibles.


Notre site Internet a été mis en ligne en février 2016, soit il y a un peu plus de 4 ans à la date de rédaction de la première version du présent texte. Notre site a évolué depuis cette mise en ligne : par la forme avec l’introduction de cartes interactives. Mais aussi par le fond : chaque semaine nous ajoutons 4 ou 5 pages supplémentaires. D’autres sujets de recherche apparaissent lors de visites de monuments ou de contacts. Il faut aussi tenir compte du fait que la recherche avait commencé d’une façon diffuse bien avant la création du site : nos toutes premières images ont été prises en août 2002.

Au cours de ces 4 dernières années, nous avons eu l’idée de créer, hors site Internet, une base de données dans un fichier Excel permettant de recueillir les principales informations sur les monuments. Ce fichier, lui aussi évolutif, nous a permis de produire les cartes interactives de notre site, et actuellement nous envisageons d’étudier la progression de notre recherche.

Étudier la progression d’une recherche peut sembler totalement superflu. En fait, c’est fondamental pour la découverte d’une vérité initiée par la recherche.

Mais avant de commenter cela, il nous faut parler de deux logiques :

La logique formelle : C’est la logique usuelle inventée par Aristote, reformulée par Descartes (pensée cartésienne), devenue une discipline mathématique. C’est la logique qui n’admet que deux réponses à une proposition : vrai, et faux.

La logique floue : Pour ce type de logique, pour toute proposition on a trois réponses : vrai, faux et un « entre-deux ». Donnons l’exemple suivant : dans un groupe de personnes, il y a des « blonds » et des « bruns ». Pour certaines de ces personnes on pourra facilement dire qui est « blond » et qui est « brun ». Mais pour d’autres, cela sera beaucoup plus difficile à déterminer. Qui plus est, le jugement pourra dépendre de l’observateur plus que de la couleur de cheveux de l’individu observé.

Le raisonnement induit par cette logique floue admet lui aussi trois réponses : le vrai, le faux, et le peut-être. En ajoutant ce « peut-être », la logique floue introduit une notion qui peut sembler a priori dépourvue d’intérêt. En fait, l’idée est de quantifier le « peut-être ». Ainsi, dans l’exemple précédent du groupe de personnes, un des individus peut-être décrit comme « brun à 70% ».

L’intelligence humaine, issue de l’intelligence animale, est basée sur une logique floue. De même l’intelligence artificielle est basée sur une logique floue : une proposition est reconnue comme vraie si un faisceau d’indices surajoutés conduisent à cette seule réponse. Regardons comment fonctionnent certains navigateurs informatiques.

Vous commencez à introduire « m » : Pas de réponse car il y a trop de mots commençant par « m ». Vous continuez avec « a » pour faire « ma ». Là encore pas de réponse. Puis vous introduisez « n ». Et après « i ». Et déjà vous avez quelques propositions de mots : maniaque, manier, ... Si vous ajoutez la lettre « f » vous verrez apparaître parmi les mots proposés celui de votre recherche : « manifestation ». Nous voyons dans cet exemple précis deux idées apparaître : la convergence d’indices et la progression de la recherche.

Mais à l’heure actuelle, l’intelligence artificielle n’est pas encore arrivée au plus haut degré de l’intelligence animale, et, a fortiori, humaine : la sensibilité au « détail qui cloche ». L’aigle qui plane dans le ciel a une vision tout à fait paisible et superficielle du paysage qu’il observe. Tout semble normal à 99, 9%. Mais, dans ce paysage, un tout petit détail attire son attention : une herbe qui bouge lorsque les autres sont immobiles, une couleur rouge au milieu d’un amas vert. Aussitôt l’aigle concentre son attention sur ce détail et essaie de l’identifier : lapin ? c’est une proie ! chasseur ? c’est un danger.

Pareillement, notre intelligence humaine utilise une logique floue : concernant une proposition, notre conviction est assurée lorsqu’un faisceau d’indices converge à près de 100% en faveur de sa véracité. Mais si un détail vient démentir cette conviction, nos sens sont mis en alerte et imposent une nouvelle réflexion.

Nous sommes cependant confrontés à un important problème : les humains que nous sommes n’acceptons pas le principe de « logique floue ». Pour nous donc, humains, il n’y a que deux réponses possibles : le « vrai », ou, le « faux » : le « peut-être » est à exclure.

Prenons l’exemple suivant rencontré à de nombreuses reprises au cours de nos voyages : les panneaux routiers indiquant la présence d’une « Église romane du XIIe siècle ». Si on demande à la personne ayant fait placer ce panneau quelle preuve il apporte sur la datation de cette église, il vous répondra invariablement qu’il ne le sait pas, qu’il ne fait que rapporter ce que d’autres ont écrit avant lui. Et si on veut aller plus loin en étudiant les écrits des auteurs précédents, on réalise qu’on se trouve dans le même « flou ». L’église romane dont il est question est « peut-être » du XII e siècle. Mais « peut-être pas ».

Mais voilà ! Que diriez-vous, ami lecteur, en voyant le panneau indicateur : « Église romane datant peut-être du XII e siècle » ? Que celui qui a mis ce panneau n’y connaît rien ! Pourtant il en connaît certainement plus que l’auteur du panneau : « Église romane du XIIe siècle ».


Progressivité d’une démarche de logique floue dans la recherche de la vérité

Il faut bien comprendre qu’une vérité ne peut apparaître que progressivement. Pour ce type d’argumentation, nous avons toujours recours à l’exemple de la révolution copernicienne. Avant le parution, en 1543, du livre « De revolutionibus orbium coelestis » de Copernic, celui-ci était par tous considéré comme un imbécile, car tout le monde était bien persuadé que c’était le soleil qui tournait autour de la terre, ce qui apparaissait tout naturel ; en fait , le mot « tout le monde », est exagéré. On sait que des chercheurs se posaient des questions sur le géocentrisme. Ce qui explique le succès de son livre dès sa parution. Mais ce petit nombre de chercheurs ne constitue qu’une très faible partie de l’ensemble de la population. Depuis le milieu du XIX esiècle, tout le monde ou presque croit à l’héliocentrisme. Et ce sont les partisans du géocentrisme qui sont considérés comme des imbéciles. Il y a donc eu un changement radical de paradigme. Mais ce changement total ne se fait pas fait d’un seul coup. Il s’est fait progressivement sur trois siècles. Et ce, sans qu’aucune preuve formelle n’ait été apportée.


Concernant l’histoire du premier millénaire et l’architecture des bâtiments de cette période, nous savions tous avant les années 2000, que cette période était celle des grandes invasions et que, à la suite de ces invasions, tous les monuments ont été détruits. Nous le savions, non parce que nous en avions la preuve formelle, mais parce que d’autres, considérés comme plus compétents que nous, nous l’avaient appris. Mais cette belle unanimité a été remise en question par un petit détail : notre site Internet et très probablement d’autres analyses, plus anciennes mais moins globales. Il faut aussi tenir compte du fait que, à cause du processus de mondialisation, l’analyse historique devient de moins en moins militante et de plus en plus objective.

Cette remise en question a dû susciter des réactions. Mais nous n’avons pas eu d’écho de celles-ci. D’une part, les spécialistes du premier millénaire qui avaient récupéré les informations de leurs prédécesseurs, informations que nous critiquons, ne voulaient sans doute pas être tenus de justifier leurs assertions. D’autre part, les non-spécialistes faisaient confiance à l’opinion majoritaire ou aux qualifications ou aux diplômes universitaires des spécialistes.

Nous aurions, bien sûr, souhaité qu’une prise de conscience s’effectue plus rapidement et que nous puissions dialoguer avec plus de chercheurs. Nous pensons à présent que cette prise de conscience prendra plus de temps que prévu. Le temps que la rhétorique, à l’usage des enfants de moins de dix ans, du bon mérovingien et du méchant barbare, ait disparu au profit d’une analyse plus fouillée des peuples et des constructions qu’ils ont pu mettre en place.

La progression de notre recherche est en lien avec la fiabilité du ou des modèles que nous avons mis en place
.

Revenons rapidement à l’exemple du passage de la croyance géocentrique en la croyance héliocentrique. Nous avons déjà vu que cette transformation du paradigme ne s’était pas faite d’un seul coup mais progressivement, sur plusieurs siècles. Petit à petit et en commençant par les élites cultivées, les populations ont réalisé que les observations des astronomes et leurs prédictions sur le parcours des astres étaient plus pertinentes que celles des astrologues ou des astronomes adeptes du modèle de Ptolémée. Ces derniers, incapables de proposer un modèle plus performant, se sont retirés de la compétition. Le tout s’est fait progressivement et, petit à petit, le modèle héliocentrique est devenu plus fiable.

C’est ce que nous comptons faire dans les paragraphes ci-dessous. Il faut comprendre que les statistiques de ces paragraphes ne sont pas seulement rédigées à votre intention, ami lecteur. Elles servent aussi à notre usage personnel dans le but de confirmer ou d’infirmer certaines idées initiales. Très probablement, cette page, mise en ligne le 1 erseptembre 2019, devrait elle-même évoluer, en fonction, non seulement des réajustements effectués tous les trois mois, mais aussi en fonction de nouvelles idées qui pourraient apparaître au cours des prochains mois, idées à l’émergence desquelles vous pouvez participer, ami lecteur.



1. Les monuments : progression de la recherche


Explications sur le vocabulaire employé

Monuments : Ce terme définit des lieux particuliers dans lesquels il existe des éléments datables du premier millénaire. La plupart de ces « monuments » (plus de 1500) sont des édifices bâtis, principalement des églises. Mais on peut avoir aussi des édifices en ruine, des musées, des nécropoles. Et exceptionnellement des objets caractéristiques (autels, sarcophages, fonts baptismaux).

Monuments visités : Lors de nos voyages ou simples déplacement, nous essayons de visiter les monuments rencontrés et nous en prenons des photographies. Dans la plupart des cas, il s'agit de visites rapides ; nous prenons le maximum de photos dans le minimum de temps. Et nous reportons l'étude de ces photos à une date ultérieure. Nous considérons qu'un édifice (une église) a été correctement visité lorsque nous avons pu accéder à l'intérieur.

Monuments étudiés : Lorsque nous estimons que la visite du monument a été suffisante et que nous n'envisageons pas de visite ultérieure pour perfectionner le compte-rendu, nous rédigeons ce compte-rendu. Parfois longtemps après. Au début de la création du site il y a 4 ans, nous avons étudié les seuls édifices correctement visités (pour lesquels nous avions pu visiter l'intérieur). Puis au fur et à mesure d'une évolution rapide, nous avons constaté que des images de l'intérieur des édifices étaient accessibles sur Internet. En conséquence, nous avons pu procéder à l'étude des édifices visités superficiellement. Nous essayons cependant d'effectuer une distinction car nous estimons que seule une visite personnelle de l'intérieur peut permettre d'identifier des étapes de travaux.



Les monuments étudiés


Grâce à l’aide d’Alain Le Stang, nous avons pu retrouver les dates d’insertion de nouveaux monuments sur le site. Les données ci dessous concernent d’une part les monuments de France et de l’autre les monuments du monde (il s’agit du monde méditerranéen issu de l’Empire Romain).



 Dec 2015   Mars 2016   Juin 2016  Sept 2016  Dec 2016  Mars 2017   Juin 2017  Sept 2017  Dec 2017   Mars 2018  Juin 2018  Sept 2018  Dec 2018  Mars 2019   Juin 2019  Sept 2019  Dec 2019  Mars 2020
  Monde : étudiés 0 19 43 151 265 284 351 459 553 629 729 816 927 1000 1154 1190 1207 1243
  France : étudiés 0 9 23 131 218 218 258 262 318 394 494 581 692 765 919 955 972 1008


  • On retient de ce graphique 1 la progression continue de la recherche.

    On constate que le nombre de monuments étudiés situés en France est nettement plus important que celui des monuments situés hors de France (en mars 2020 : 1008 pour la France, 235 hors de France). Soit en tout 1243 monuments.

    Le nombre de monuments étudiés hors de France semble singulièrement petit par rapport à celui des monuments étudiés pour la France (23,3% seulement des premiers par rapport aux seconds).

    Cette carence est dûe à plusieurs causes. La première d’entre elles vient du fait que certains pays étrangers à la France n’ont pas encore été étudiés : l’Italie (200 monuments envisagés), la Belgique, une bonne partie de l’Allemagne.

    Une deuxième cause vient du fait que la connaissance des monuments dits romans a énormément bénéficié des ouvrages des éditions Zodiaque principalement consacrés aux monuments de France.
    Il existe enfin selon nous une dernière cause. Nous pensons en effet que de nombreux monuments situés hors de France dans des pays comme l’Autriche, la Serbie, la Bulgarie, la Roumanie, la Tunisie, n’ont pas encore été identifiés.


Les monuments non encore étudiés


Au démarrage du site, en mars 2016, nous n'avions pas envisagé d'évaluer le nombre de monuments restant à étudier. Nous avions auparavant visité un grand nombre de ces monuments et construit des dossiers sur eux, mais aucun d'entre eux n'avait l'objet d'un rapport de visite. Au fur et à mesure de la progression du site, nous avons puisé dans la réserve initiale. Mais nous avons ajouté d'autres monuments. Si bien que nous avons de la difficulté à analyser le nombre de monuments restant à étudier. Nous pouvons cependant en faire une approche.

D'une part, nous avons pu conserver toutes les images des monuments visités avant mars 2016. Nous avons compté 506 de ces monuments pour le Monde du Premier Millénaire (c'est-à-dire l'Europe et le pourtour méditerranéen), dont 350 pour la seule France.

D'autre part, Alain le Stang a pu effectuer un comptage à partir du document Excel associé à notre site. Cependant ce comptage est partiel. En particulier, il ne tient pas compte des monuments visités avant mars 2016 (506 pour le Monde dont 350 pour la France). Ce comptage s'est effectué progressivement : chaque fois que nous avons entamé l'étude d'une région ou d'un pays, nous avons sélectionné dans cette région les monuments à étudier immédiatement et les monuments à étudier ultérieurement. Alain le Stang a pu récupérer ces données. Bien sûr, étant donné que l'étude région par région n'était pas encore envisagée, au démarrage du site le compteur de ces monuments restant à étudier est à 0 pour le Monde et 0 pour la France (au lieu de 506 et 350). Mais, au fur et à mesure de l'étude ciblée de chaque région, ce compteur a progressé. Le graphique 2 témoigne de cette évolution. Pour arriver en mars 2020 à 281 monuments pour le Monde dont 136 pour la France.



 Dec 2015   Mars 2016   Juin
2016
 Sept 2016  Dec
2016
 Mars 2017   Juin
2017
 Sept 2017  Dec 2017   Mars 2018  Juin
2018
 Sept 2018  Dec
2018
 Mars 2019   Juin
2019
 Sept 2019  Dec 2019  Mars 2020
  Monde :
à étudier
0 10 24 24 214 214 272 272 272 272 272 272 272 272 272 280 280 281
  France :
à étudier 
0 10 10 10 69 69 127 127 127 127 127 127 127 127 127 135 135 136


On constate une augmentation progressive du nombre de monuments non encore étudiés. Le nombre restant cependant inférieur à ce qu'il était en mars 2016. À priori une telle augmentation devrait s'arrêter, car nous avons effectué une étude ciblée de chaque région et de chaque pays. Cependant, les choses vont vite et nous devons sans cesse réactualiser nos études. Cela est dû en partie au fait que grâce à Internet nous disposons de plus en plus d'images de monuments. Mais aussi en autre partie au fait que nos études s'affinent et que nous sommes obligés d'ajouter à nos listes des monuments dont nous aurions rejeté l'étude il y a 4 ans.


Pour établir le graphique 3 ci-dessous, il nous a suffit de prendre pour point de départ, en décembre 2015, les nombres 506 (Monde) et 350 (France) extraits du fichier ordinateur, et pour mars 2020 les nombres 281 (Monde) et 136 (France) du fichier Excel. Et de tirer des segments de droite entre les deux points.
Voici le résultat ci-dessous :



 Dec 2015   Mars 2016   Juin
2016
 Sept 2016  Dec
2016
 Mars 2017   Juin
2017
 Sept 2017  Dec 2017   Mars 2018  Juin
2018
 Sept 2018  Dec
2018
 Mars 2019   Juin
2019
 Sept 2019  Dec 2019  Mars 2020
  Monde :
à étudier
506 493 480 466 453 440 427 413 400 387 374 360 347 334 321 307 294 281
  France :
à étudier 
350 337 325 312 300 287 274 262 249 237 224 212 199 186 174 161 149 136




Les monuments visités (monuments étudiés + monuments à étudier)


Pour terminer, nous avons voulu faire un récapitulatif du nombre des monuments étudiés, de ceux restant à étudier, et enfin de l’ensemble des monuments, ceux étudiés et ceux restant à étudier. Le résultat est ci-dessous.



 Dec 2015   Mars 2016   Juin
2016
 Sept 2016  Dec
2016
 Mars 2017   Juin
2017
 Sept 2017  Dec 2017   Mars 2018  Juin
2018
 Sept 2018  Dec
2018
 Mars 2019   Juin
2019
 Sept 2019  Dec 2019  Mars 2020
 Monde : étudiés 0 19 43 151 265 284 351 459 553 629 729 816 927 1000 1154 1190 1207 1243
 Monde :
à étudier
506 493 480 466 453 440 427 413 400 387 374 360 347 334 321 307 294 281
 Monde :
total
506 512 523 617 718 724 778 872 953 1016 1103 1176 1274 1334 1475 1497 1501 1524
 France : étudiés 0 9 23 131 218 218 258 262 318 394 494 581 692 765 919 955 972 1008
 France :
à étudier 
350 337 325 312 300 287 274 262 249 237 224 212 199 186 174 161 149 136
 France :
total
350 346 348 443 518 505 532 524 567 631 718 793 891 951 1093 1116 1121 1144


D’où on tire le graphique suivant :
























À remarquer que, avec le nombre de 1243 monuments identifiés comme susceptibles de dater du premier millénaire (avec une probabilité estimée supérieure à 80%), nous nous rapprochons du nombre d’édifices du premier millénaire évalués aux débuts de la création du site ;  lire : Estimations à partir des livres de la collection Zodiaque/Introduction aux problèmes de datation). Pour mémoire nous avons estimé à 733 le nombre de monuments antérieurs à l’an 1000 lorsque le taux de destruction par siècle est 60%, 1136 si ce taux est de 50%, 1606 pour un taux de 40% et 2111 pour un taux de 30%.



2. Les types de nef : progression de la recherche

Nous rappelons que nous avons identifié les types suivants de nefs :

O1V = nefs orientées à 1 vaisseau.
O2V = nefs orientées à 2 vaisseaux.
O3V = nefs orientées à 3 vaisseaux.
C = nefs à plan centré.
X = nefs à plan indéterminé.

Le tableau suivant donne les résultats de la progression de cette recherche (tous les trois mois) en ce qui concerne la France :


 Dec
2015 
 Mars 2016   Juin
2016
 Sept 2016  Dec
2016
 Mars 2017   Juin
2017
 Sept 2017  Dec 2017   Mars 2018  Juin
2018
 Sept 2018  Dec
2018
 Mars 2019   Juin
2019
 Sept 2019  Dec 2019  Mars 2020
  France : O1V  0 1 4 59 116 116 127 127 145 170 205 227 262 281 341 351 355 367
  France : O2V  0 0 0 0 0 0 2 2 3 4 5 7 8 8 8 8 8 8
  France : O3V  0 2 10 36 50 50 70 74 101 139 187 238 303 353 428 448 457 480
  France :
C   
0 2 5 7 9 9 11 11 16 18 21 22 30 30 30 31 31 32
  France :
X   
0 4 4 29 43 43 48 48 52 62 75 86 88 92 111 116 120 120


Voyons à présent ce qui concerne le monde méditerranéen. Nous rappelons qu'actuellement, la France constitue l’élément majeur de la recherche (4/5 ème des monuments). Il ne faudra donc pas s’étonner si les statistiques sur le monde méditerranéen sont peu différentes de celles de la France :



 Dec
2015 
 Mars 2016   Juin
2016
 Sept 2016  Dec
2016
 Mars 2017   Juin
2017
 Sept 2017  Dec 2017   Mars 2018  Juin
2018
 Sept 2018  Dec
2018
 Mars 2019   Juin
2019
 Sept 2019  Dec 2019  Mars 2020
Monde :
O1V 
0 2 6 61 120 120 135 172 201 226 261 283 318 337 397 407 411 423
Monde :
O2V 
0 0 0 0 0 1 3 4 6 7 8 10 11 11 11 11 11 11
Monde :
O3V 
0 9 21 47 69 72 107 168 213 251 299 350 415 465 540 560 569 592
Monde :
C   
0 4 12 14 33 48 58 64 75 77 80 81 89 89 89 90 90 91
Monde :
X   
0 4 4 29 43 43 48 49 54 64 77 88 90 94 113 118 122 122


Commentaires sur ces statistiques

On constate à partir de ces éléments qu’il y a deux types principaux de nefs : les nefs orientées à 1 vaisseau et les nefs orientées à 3 vaisseaux. Les nefs à plan centré constituent une petite minorité. Plus encore, si on considère que les plans centrés sont de plusieurs types (plan circulaire, plan d’un polygone régulier à 3, 4, 8, ou 12 côtés, plan en croix, etc.), le type O2V est fort peu représenté.Voire, pas du tout. Nous avons remarqué que dans certains cas, un vaisseau avait pu être ajouté à une nef unique. Ce qui transforme la nef unique en une nef à deux vaisseaux. Dans d’autres cas, un vaisseau avait été enlevé à une nef triple. D’où là encore une nef à deux vaisseaux. Les nefs, qu’elles soient à un vaisseau ou à trois vaisseaux, ont un seul plan : toujours le même. En ce qui concerne les nefs à trois vaisseaux, le plan commun est non seulement le plan au sol mais aussi le plan en élévation ; la partie centrale est plus haute que les bas-côtés. C‘est une véritable découverte que nous avons faite en rédigeant ce site : il n’y a que deux types de nefs à plan orienté : les nefs à un vaisseau et les nefs à trois vaisseaux (exceptionnellement cinq vaisseaux). Et rien d’autre ! D’autres plans étaient envisageables (plans des temples égyptiens, grecs ou romains, plans des mosquées musulmanes, plans de temples bouddhiques ou shintoïstes, etc.). Le fait d’étudier le progressivité de la recherche nous renforce dans cette position. Nous devons cependant signaler un détail qui « cloche » dans notre argumentation : les nefs de certaines églises que nous estimons wisigothiques ont un plan légèrement différent de celui des nefs de type O3V. Mais cela ne concernerait qu’un très petit nombre d’églises, dont l’église Saint-Jacques de Béziers.



3. Les piliers de nefs triples : progression de la recherche

En ce qui concerne les piliers porteurs des vaisseaux centraux de nefs triples, nous avons distingué trois types de piliers :

R = piliers rectangulaires.
C = piliers cylindriques.
M = piliers mixtes (alternance de piliers rectangulaires et cylindriques).

Remarque : l’appellation « piliers rectangulaires » regroupe toute une appellation de piliers à base rectangulaire (piliers R0000, R1010, R1111, etc.) que nous étudierons dans le paragraphe suivant. Il est recommandé de lire la page Évolution des piliers du site pour mieux comprendre la signification de la nomenclature utilisée.

Le tableau suivant donne les résultats de la progression de cette recherche (tous les trois mois) en ce qui concerne la France :



 Dec 2015   Mars 2016   Juin
2016
 Sept 2016  Dec
2016
 Mars 2017   Juin
2017
 Sept
2017
 Dec
2017 
 Mars 2018  Juin
2018
 Sept
2018
 Dec
2018
 Mars 2019   Juin
2019
 Sept
2019
 Dec
2019
 Mars
2020
 France :
R
0 2 7 23 32 32 46 49 67 95 120 160 197 222 265 278 286 302
 France : C  0 0 1 3 3 3 6 6 7 11 14 14 19 23 36 39 40 41
 France : M  0 0 1 1 1 1 1 2 2 4 5 5 5 11 11 14 14 16


Voyons à présent ce qui concerne le monde méditerranéen. Nous rappelons qu'actuellement, la France constitue l’élément majeur de la recherche (4/5 ème des monuments). Il ne faudra donc pas s’étonner si les statistiques sur le monde méditerranéen sont peu différentes de celles de la France :



 Dec 2015   Mars 2016   Juin
2016
 Sept
2016
 Dec
2016
 Mars 2017   Juin
2017
 Sept
2017
 Dec
2017 
 Mars 2018  Juin
2018
 Sept
2018
 Dec
2018
 Mars 2019   Juin
2019
 Sept
2019
 Dec
2019
 Mars
2020
 Monde :
R
0 5 12 28 39 42 68 104 135 163 188 228 265 290 333 346 354 370
 Monde : C  0 3 5 7 10 10 14 33 36 40 43 43 48 52 65 68 69 70
 Monde : M  0 0 1 1 1 1 2 3 3 5 6 6 6 12 12 15 15 17

Que nous apprennent les deux graphiques 8 et 9 précédents ?

Tout d’abord que les courbes associées aux types de piliers rectangulaires, cylindriques et mixtes ont l'aspect de fonctions affines par morceaux continues, c'est à dire composées de segments de droites se joignant bout à bout.. Et lorsque la ligne présente une certaine courbure, comme dans le cas des piliers rectangulaires, cela tiendrait plus au fait que l’insertion des nouveaux monuments a été irrégulière : il nous arrive d’arrêter provisoirement l’insertion de nouveaux monuments afin de nous consacrer davantage à d’autres pages des chapitres « Histoire » et « Datation ». On peut faire quelques constatations.

D’une part, le type de pilier rectangulaire est majoritaire et il le reste durant toute la durée de l’évaluation. Et le pilier mixte est quant à lui très minoritaire. Ainsi, on compte un pilier mixte pour vingt piliers rectangulaires et toujours pour vingt piliers rectangulaires, 4 piliers cylindriques.

La rareté des nefs à piliers mixtes peut provenir du fait que ce type de nefs est plutôt présent dans l’Est de la France et les pays germaniques. Par ailleurs, ce type de nef semble plus récent que les deux autres.

Concernant les deux autres types de piliers de nefs, nous ne sommes pas encore en mesure de prouver lequel des deux est plus ancien que l’autre. Il nous semble cependant que les premières basiliques étaient à piliers cylindriques. Cependant, il est apparu que le système à piliers rectangulaires était plus intéressant pour le voûtement des nefs. Ce qui expliquerait la plus grande diffusion de ce type d’église. Mais cela ne signifie pas que les nefs à piliers cylindriques sont toutes antérieures aux nefs à piliers rectangulaires. Les deux systèmes ont pu coexister pendant plusieurs siècles.



4. Les types de piliers rectangulaires : progression de la recherche

Parmi les piliers de base rectangulaire, nous en avons identifié plusieurs types. Nous rappelons que le plan rectangulaire est le plan de base, dit de type R0000. Ce plan est modifié par l’ajout de pilastres ou de colonnes adossées aux piliers. Le pilier devient cruciforme. Mais, en fonction des ajouts, on observe divers types de piliers : R1010, R1110, R1111,... Il est recommandé de lire la page Évolution des piliers du site pour mieux comprendre la signification de la nomenclature utilisée.

Le tableau suivant donne les résultats de la progression de cette recherche (tous les trois mois) en ce qui concerne la France :


 Dec
2015 
 Mars 2016   Juin
2016
 Sept 2016  Dec
2016
 Mars 2017   Juin
2017
 Sept 2017  Dec 2017   Mars 2018  Juin
2018
 Sept 2018  Dec
2018
 Mars 2019   Juin
2019
 Sept 2019  Dec 2019  Mars 2020
 France : R0000 0 0 3 13 17 17 20 21 33 39 56 66 78 87 106 115 119 131
 France :
R0001
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1
 France :
R0100
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
 France :
R0101
0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 2 2 2 2 3 3 3 3
 France :
R1010
0 2 4 7 11 11 15 17 21 40 46 51 58 61 68 71 72 75
 France :
R1110
0 0 1 1 1 1 1 1 2 3 3 4 13 16 21 21 21 21
 France :
R1111
0 0 1 6 6 6 13 13 16 18 20 44 54 61 66 68 71 74
 France :
R1112
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 6 6 6 6
 France :
R1212
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2 2 2 2 2

Ce qui donne le diagramme suivant :

Voyons à présent ce qui concerne le monde méditerranéen :


 Dec 2015   Mars 2016   Juin
2016
 Sept 2016  Dec
2016
 Mars 2017   Juin
2017
 Sept 2017  Dec 2017   Mars 2018  Juin
2018
 Sept 2018  Dec
2018
 Mars 2019   Juin
2019
 Sept 2019  Dec 2019  Mars 2020
 Monde : R0000 0 4 9 19 23 23 37 70 82 88 105 115 127 136 155 164 168 180
 Monde :
R0001
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1
 Monde :
R0100
0 0 0 0 1 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
 Monde :
R0101
0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 2 2 2 2 3 3 3 3
 Monde :
R1010
0 3 5 8 12 12 16 22 28 47 53 58 65 68 75 78 79 82
 Monde :
R1110
0 0 1 1 1 1 2 2 3 4 4 5 14 17 22 22 22 22
 Monde :
R1111
0 0 1 6 7 9 16 17 32 34 36 60 70 77 82 84 87 90
 Monde :
R1112
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 6 6 6 6
 Monde :
R1212
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2 2 2 2 2

Commentaires sur ces graphiques

Nous constatons que le modèle de type R0000 est le plus fréquent. Puis viennent presque à égalité les types R1111 et R1010. Puis, beaucoup moins important, le type R1110.

Si on se réfère à la colonne du tableau précédent associée à mars 2020, on obtient les pourcentages suivants : R0000 : 46,4%,     R1111 : 23,2%,    R1010 : 21,1%,    R1110 : 5,7%.
Les autres types de piliers donnent des pourcentages nettement inférieurs : R0001 : 0,26%,     R0100 : 0,52%,    R0101 : 0,77 %,    R1112 : 1,54%,    R1212 : 0,52%.

D’ores et déjà, on observe une convergence d’indices. Les prochaines insertions de données devraient confirmer cette tendance. Environ 46% des nefs triples sont à piliers de type R0000, 21,1% à piliers de type R1010, 23,2% à piliers de type R1111,  5,7% à piliers de type R1110. Il resterait 3.6% de modèles de types piliers différents des précédents.

Il faut bien comprendre que ces 3.6% de piliers ne résultent pas d’une organisation généralisée : c’est du bricolage ! Par contre, les 4 types de piliers rencontrés plus fréquemment résultent d’une organisation.

Ainsi, les nefs à piliers de type R0000 constitueraient le modèle initial de nef à trois vaisseaux charpentés. Plus tard, le modèle aurait été légèrement modifié. Pour ce nouveau modèle, à piliers de type R1010, les trois vaisseaux restent charpentés mais les arcs entre piliers sont doubles. Plus tard encore, le désir de voûter les vaisseaux entraîne un changement de stratégie au niveau des piliers. Soit on ajoute des pilastres à des piliers de type R0000 ou R1010. Soit, pour les églises nouvelles, on construit des piliers de type R1110 ou R1111. Les piliers de type R1110 auraient favorisé le voûtement des collatéraux. Et de même les piliers de type R1111 pour le voûtement de l’ensemble des vaisseaux de nefs auparavant entièrement charpentées.



5. Les types de piliers cylindriques : progression de la recherche

Nous n’avons identifié que deux types de piliers cylindriques : C0000 et C1111. Il est recommandé de lire la page Évolution des piliers du site pour mieux comprendre la signification de la nomenclature utilisée. Alors que logiquement, par comparaison avec les piliers rectangulaires, on aurait dû identifier des piliers de type C1010 ou C1110. Qui plus est, la proportion de piliers de type C1111 par rapport aux piliers de type C0000 est très faible : 1 sur 66, soit 1,5%.

Le tableau suivant donne les résultats de la progression de cette recherche (tous les trois mois) en ce qui concerne la France :


 Dec 2015   Mars 2016   Juin
2016
 Sept 2016  Dec
2016
 Mars 2017   Juin
2017
 Sept 2017  Dec 2017   Mars 2018  Juin
2018
 Sept 2018  Dec
2018
 Mars 2019   Juin
2019
 Sept 2019  Dec 2019  Mars 2020
  France : C0000 0 0 1 3 3 3 6 6 7 11 14 14 20 24 37 40 41 42
  France :
C1111 
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1

Ce qui donne le diagramme suivant :

Voyons à présent ce qui concerne le monde méditerranéen :


 Dec 2015   Mars 2016   Juin
2016
 Sept 2016  Dec
2016
 Mars 2017   Juin
2017
 Sept 2017  Dec 2017   Mars 2018  Juin
2018
 Sept 2018  Dec
2018
 Mars 2019   Juin
2019
 Sept 2019  Dec 2019  Mars 2020
  Monde : C0000 0 5 8 10 13 13 17 38 42 46 49 49 55 59 72 75 76 77
  Monde : C1111  0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1

Ce qui donne le diagramme suivant :

Commentaires sur ces graphiques

Hormis le fait que les piliers cylindriques ne sont caractérisés que par un seul type, nous n’avons que peu de choses à dire au sujet des nefs à piliers cylindriques.
Il n’y aurait pas eu pour ce type de nef une évolution comparable à celle des nefs à piliers rectangulaires.



6. Les types de nefs à plan centré : progression de la recherche

Nous avons identifié quatre types de nefs à plan centré : les nefs à plan circulaire ou polygonal (CC) ; les nefs à plan circulaire ou polygonal avec déambulatoire à l’étage que nous avons appelées « parlements » (C2) ; les baptistères (CBa) ; les nefs à plan en croix (CCr).

Le tableau suivant donne les résultats de la progression de cette recherche (tous les trois mois) en ce qui concerne la France :


 Dec 2015   Mars 2016   Juin
2016
 Sept 2016  Dec
2016
 Mars 2017   Juin
2017
 Sept 2017  Dec 2017   Mars 2018  Juin
2018
 Sept 2018  Dec
2018
 Mars 2019   Juin
2019
 Sept 2019  Dec 2019  Mars 2020
 France :
CC
0 0 0 1 2 2 3 3 5 5 6 6 7 7 7 8 8 8
 France :
C2
0 1 2 2 2 2 2 2 2 2 3 3 6 6 6 6 6 7
 France :
Cba
0 0 1 1 1 1 2 2 3 5 5 6 7 7 7 7 7 7
 France :
CCr
0 0 0 1 1 1 1 1 3 3 4 4 7 7 7 7 7 7

Ce qui donne le diagramme suivant :

Voyons à présent ce qui concerne le monde méditerranéen :


 Dec 2015   Mars 2016   Juin
2016
 Sept 2016  Dec
2016
 Mars 2017   Juin
2017
 Sept 2017  Dec 2017   Mars 2018  Juin
2018
 Sept 2018  Dec
2018
 Mars 2019   Juin
2019
 Sept 2019  Dec 2019  Mars 2020
 Monde :
CC
0 0 0 1 4 11 20 21 25 26 26 26 27 27 27 28 28 28
 Monde :
C2
0 3 6 6 9 10 10 10 10 10 11 11 14 14 14 14 14 15
 Monde :
Cba
0 0 1 1 9 9 10 11 12 14 14 15 16 16 16 16 16 16
 Monde :
CCr
0 0 3 4 4 11 11 15 18 18 19 19 22 22 22 22 22 22

Ce qui donne le diagramme suivant :

Commentaires sur ces graphiques

On constate à la vue du graphique concernant le monde que la répartition est à peu près régulière.

En mars 2020 :  CC : 28 sur 81, soit 34,6% ;    C2 : 15 sur 80, soit 18,5% ;    Cba : 16 sur 80, soit 19,75 % ;    CCr : 22 sur 80, soit 27,1 %.

Cependant, il faut tenir compte du fait qu’il peut être très difficile de différencier ces types de nef. Certaines de ces nefs, qui pouvaient éventuellement être de type CC ou C2, sont devenues des baptisteries ou des mausolées.



7. Premières réflexions

Notre réflexion a elle-même évolué. Donnons-en un exemple. Au début de notre recherche, nous avons envisagé d’évaluer le nombre d'édifices antérieurs à l’an 1000 à partir de l’hypothèse suivante : sur 4600 édifices antérieurs à l’an 1200, certains ont été construits au XI e siècle, d’autres au XIIe siècle, mais d’autres auparavant, aux
Ve, VIe, VIIe, VIIIe, IXe, Xe siècles. Bien sûr, il subsiste moins d’églises du Ve siècle que d’églises du XII e siècle.

L’étude a été faite dans la page : Datation/Introduction aux problèmes de datation/Estimations à partir des livres de la collection Zodiaque. Notre idée était que, au fur et à mesure de l’écoulement des siècles, des églises avaient disparu. Et ce, en fonction d’un certain taux de disparition. Par exemple : si le taux de destruction était de 30% par siècle, nous avons énoncé ceci : sur 4600 édifices antérieurs à l’an 1200, notre estimation était : 1464 du XII e siècle, 1025 du XIe siècle et 2111 antérieurs à l’an 1000. Ce système semblait logique et le modèle cohérent. Il aurait pu permettre d’évaluer la datation des monuments.

Pourtant le modèle pêchait par un défaut. Nous estimions qu’il y avait destruction complète des édifices. Certes, et on découvre parfois lors de fouilles la présence d’édifices entièrement disparus. Mais ce n’est pas la généralité. Et dans de nombreux cas, ce ne sont pas les édifices qui ont totalement disparu, mais des parties de ces édifices. Et ces disparitions ne sont pas dûes à de quelconques envahisseurs barbares, mais à des restaurations ou des embellissements.


Perspectives nouvelles

Il faut comprendre que cette page n’est pas terminée. Elle a été mise en ligne en septembre 2019. Mais nous comptons bien ajouter tous les trois mois de nouvelles données. Nous comptons aussi analyser la convergence des résultats. Nous pensons que si nous poursuivons notre recherche sur une durée de plus de deux ans (soit l’ajout de 8 colonnes à notre tableau), nous arriverons à trouver une solution au délicat problème des datations.