Analyse des chapiteaux  

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Le problème de la classification des chapiteaux est complexe. Il semblerait en effet que la forme idéale a été trouvée un peu tardivement vers le XIesiècle. Cette forme idéale on la trouve ci-dessous dans l’image 1 d’un chapiteau de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers. Une forme reproduite presque à l’identique (à l’exception des décors très variés) sur tous les chapiteaux durant les XIe et XIIesiècles.

Rappelons que, à la différence de l’imposte, qui est une pierre unique, le chapiteau est toujours associé à une pierre qui le surplombe, le tailloir. C’est ce couple de pierres qui aurait remplacé l’imposte. La forme « idéale « semble être la suivante : le tailloir est à plan rectangulaire et s‘évase vers le haut. Sa hauteur est environ le tiers de celle du chapiteau. Le chapiteau, quant à lui, est posé sur une pilier à plan circulaire (s’il est isolé) ou à plan semi-circulaire s’il est adossé à un mur ou à un autre pilier plus massif. Le diamètre de la base du chapiteau est le même que celui du pilier et environ les deux tiers de la largeur du sommet du chapiteau. Lequel sommet coïncide avec la base du tailloir.

Il semblerait bien que ce soit cette forme qui soit la mieux adaptée, minimisant simultanément les pressions exercées sur les pierres et les coûts de fabrication.

Auparavant, il y a sans doute eu beaucoup d’essais afin de trouver la formule idéale. C’est ce que l’on voit dans les images suivantes.

Il est très difficile, à partir du trop petit nombre d’exemples que nous avons sous les yeux, d’effectuer une classification et d’envisager une datation. En particulier, l’apparence fruste ou archaïque d’une œuvre n’est pas significative d’une réelle ancienneté. Ainsi le chapiteau de l'image 18 de Toulon-sur- Arroux (XIesiècle ?) pourrait être beaucoup plus récent que le chapiteau de l'image 10 de San Pedro de la Nave attribué au VIIe ou VIIIesiècle.



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