Le baptistère San Giovanni Alle Fonti de Milan
Nous n'avons pas visité ce monument. Les
images ci-dessous proviennent d'Internet.
Une page du site Internet Wikipedia, écrite en italien, mais
pouvant être traduite par un traducteur automatique, décrit
ce baptistère. En voici des extraits :
« Il a été situé à
proximité de la “basilique vetus” (plus tard rebaptisée
cathédrale Sainte-Marie Majeure) et la “maior basilique”
(plus tard rebaptisée la basilique de Sainte-Tècle) à un
emplacement intermédiaire entre les deux où se trouve
actuellement la place du Domo moderne. La présence de deux
basiliques très proches était en effet courante dans le
nord de l'Italie à l'époque constantinienne et on pouvait
la trouver, en particulier, dans l'enclos épiscopal de la
ville.
Construit entre 378 et 397 à l'Antiquité Tardive, à une
époque où la ville romaine de Médiolanum (Milan moderne)
était la capitale de l'Empire romain d’Occident (un rôle
qu’il a tenu de 286 à 402). C'était un baptistère
exclusivement masculin, tandis que dans le baptistère
voisin de San Stefano alle Fonti, c'étaient les femmes qui
étaient baptisées. »
Sur la reconstitution de l'image
1, on
peut voir de gauche à droite la basilique Sainte-Tècle, puis
le baptistère, et enfin la basilique Sainte-Marie Majeure.
Le baptistère San Stefano est juste derrière la basilique
Sainte Marie Majeure, caché par celle-ci.
La datation (entre 378 et 397) de ce baptistère aurait été
déterminée grâce à des fouilles récentes. Concernant la
phrase « La présence de
deux basiliques très proches était en effet courante dans
le nord de l'Italie à l'époque constantinienne »,
nous pouvons dire que l'Italie du Nord n'était pas seule
concernée. Dans toute l'Europe, les enclos épiscopaux des
villes importantes contenaient plusieurs églises proches les
unes des autres avec en particulier, une basilique dédiée à
la Vierge Marie qui servait de cathédrale, un baptistère,
une église consacrée au saint du lieu et parfois une autre
consacrée à Saint Pierre.
Dans le cas présent, il y a deux baptistères : l'un réservé
aux hommes, l'autre aux femmes. Nous ignorons quelle est la
source du renseignement. Nous ne sommes pas surpris qu'il y
ait deux baptistères : c'est le cas à Ravenne. Mais l'un est
réservé aux orthodoxes, l'autre aux hérétiques. Dans le cas
présent, le fait de séparer dans des bâtiments différents
hommes et femmes pour célébrer le même culte est très
surprenant. On aurait pu baptiser chacun des deux groupes
séparément en faisant les célébrations à des jours
différents.
Datation
envisagée pour le baptistère San Giovanni Alle
Fonti de Milan : an 400 avec un écart de 75 ans.