Le sacello ou chapelle de San Vittore in Ciel d'Oro de Milan
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Nous n'avons pas visité cet édifice. Les images ci-dessous
sont extraites d'Internet.
La page du site Internet Wikipedia consacrée à cette
chapelle est écrite en italien, mais grâce à un programme de
traduction automatique, on dispose d'un texte français
compréhensible. Nous en conseillons la lecture.
D'après les explications données, le sacello pourrait être
une sorte de mausolée. Il aurait accueilli le corps de
Saint-Victor, soldat martyrisé à Milan vers l'an 300, sur
l'ordre de l'empereur Maximien.
Son culte ainsi que celui des saints Gervais et Protais,
Nazaire et Celse, aurait été institué par Saint Ambroise. Le
sacello aurait abrité aussi les restes de saint Satyr, frère
de Saint Ambroise.
Sur la vue aérienne de l'image
1, on
note que la chapelle (flèche rouge) jouxte la basilique
Saint-Ambroise reconnaissable à sa tour de croisée
octogonale. Bien que la vue aérienne fasse apparaître un
plan rectangulaire, il semblerait que l'édifice primitif
était à plan carré (images
2 et 3). La coupole (ou ciel d'or) qui surmonte
ses murs est-elle d'origine ? Il nous est difficile de le
savoir.
L'intérêt principal se porte sur les mosaïques. De quand
datent-elles ? Une chose est quasi certaine : ces mosaïques
ne sont pas restées intactes pendant des siècles. Elles ont
dû subir de multiples restaurations. En particulier aux XIXeet
XXesiècles. Nous pensons aussi que le
bombardement allié de 1943 qui a détruit le chœur de la
basilique (image 8 de
la page précédente) a été préjudiciable à ces mosaïques.
Images 2 et 5 :
Saint-Victor est représenté au milieu du ciel d'or de la
mosaïque. Il est entouré d'une couronne d'épis de blé, de
fruits et de fleurs qui pourraient représenter les saisons
(sur le site, on y voit des symboles païens ; si c'est le
cas, cela témoigne d'un syncrétisme religieux).
Image 3. De gauche
à droite : Saint Félix, Saint Matene (évêque de Milan),
Saint Nador.
Image 4 : Saint
Ambroise.
Image 6 : Saint
Nador et, au dessus, le taureau de Saint Luc.
Image 7 : Saint
Protais et, au dessus, le lion de Saint Marc.
Image 8 : L'aigle
de Saint Jean.
Image 9 : Saint
Félix, et, au dessus, l'aigle de Saint Jean.
Datation
Cette datation fait l'objet de vifs débats entre les
historiens. Certains d'entre eux estiment que la mosaïque
dorée de la coupole serait plus ancienne que celle des murs.
Selon Julian McKie, cité par le texte de Wikipedia : « Les monogrammes cryptiques du
Christ dans le portrait de Victor indiqueraient une
période avant l'année 313 en ce qui concerne le dôme, que
ces symboles ont été utilisés par les chrétiens lorsque
leur culte n’avait pas encore été libéralisé. ». Le
texte de Wikipedia poursuit :
« Dernièrement, les chercheurs se sont concentrés sur une
datation ultérieure, autour de la seconde moitié du Vesiècle,
en particulier, sur la base de comparaisons stylistiques
avec des mosaïques de Ravenne de différentes périodes.
»
Concernant l'estimation de datation de Julian Mac Kie, nous
sommes très réservés. Les deux croix monogrammatiques qui
encadrent le portrait de Victor représentent des symboles
que l'on n'a sans doute pas pu décrypter. Nous savons que
durant une période de près de deux siècles entre, grosso
modo, les années 100 et 300, les chrétiens ont vécu plus ou
moins normalement, mais en cachant leur appartenance
religieuse afin d'éviter tout prosélytisme. Ils ont alors
employé des symboles cachés tels que le poisson ou l'orant.
Et aussi le monogramme du chrisme. Nous pensons qu'il y a eu
plus de symboles cachés qu'on ne se l'imagine. Et les croix
monogrammatiques entourant Victor peuvent avoir fait partie
de ces symboles cachés. Mais ce n'est pas du tout certain.
Notre actuel site regorge d'images non décryptées
postérieures à l'an 313. De plus, certains symboles créés
durant la période des persécutions ont survécu plusieurs
siècles après la fin de cette période. Un exemple : la fête
de la Naissance du Christ a été fixée au solstice d'hiver
dès les premiers siècles de l'ère chrétienne. À cela nous
devons ajouter l'argument décisif : Saint Victor est
martyrisé vers l'an 300. Et c'est avant l'an 313 de la fin
des persécutions qu'on lui construit un magnifique mausolée
orné d'une splendide coupole dorée. A-t-on attendu que son
corps ait refroidi ?
La seconde hypothèse d'une construction durant la seconde
moitié du Vesiècle nous paraît plus crédible.
L'absence d'auréole entourant la tête des saints (l'auréole
est remplacée par un halo de céramiques aux tons plus
clairs) est selon nous significatif de l'ancienneté de cette
décoration.
Nous pensons que la mosaïque dorée de la coupole est
postérieure à la mosaïque des murs.
Nous devons faire aussi la remarque suivante. En effet,
selon nous, d'après leur style (visages souriants), la
représentation des quatre «vivants» de l'Apocalypse (images de 6 à 9)
pourrait dater du XVeou XVIesiècle.
On note cependant l'absence des livres témoins du lien avec
les quatre évangélistes. Qu'en est-il exactement ?
Datation envisagée
pour la chapelle de Saint-Victor au Ciel d'Or : an 475 avec
un écart de 100 ans.