La basilique des saints Côme et Damien de Rome
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Nous n'avons pas visité cette église. Les images ci-dessous
ainsi que leurs commentaires sont issus du site Internet :
http://www.rome-passion.com/saints-come-damien.html
Historique (
d'après le site Rome-Passion
) : « L'empereur
ostrogoth Theodoric le Grand, bien qu’arien, offrit au
Pape catholique Félix IV deux bâtiments pour y construire
une église. Il s’agissait d’une des deux bibliothèques du
forum de la Paix de Vespasien et du temple de Romulus,
dédié au fils de l’empereur Maxence mort à
5 ans (image 1).
Le Pape Félix IV érigea
donc en 526 une église à nef unique et en 530 en orna
l’abside d’une mosaïque en l’honneur des Saints Médecins
Côme et Damien.
Au VIIe
siècle, le Pape Serge V ajouta à la mosaïque un axe
supérieur sur fond d’or.
Le Pape Urbain VIII
ordonna en 1632 le réaménagement de l’église envahie par
les limons, la surélevant de 7 mètres. Il y ajouta des
chapelles latérales et un couvent avec son cloître.
»
Nous ne disposons que de l'image
2 pour connaître un peu de l'intérieur de cette
église (autre que celles de la mosaïque de fond d'abside).
Et nous devons avouer que cette image ne nous apprend rien
sur son ancienneté.
La mosaïque de fond
d'abside (images
3 et 4) (d'après le site Rome-Passion )
: « De bas en haut, vous
verrez d’abord douze brebis, les douze apôtres, se
dirigeant vers l’Agneau de Dieu, le Christ, installé sur
un monticule d’où jaillissent les quatre fleuves du
paradis assimilés aux quatre évangiles. La scène est
encadrée par deux palmiers, symboles du Paradis, et un
phénix, celui de la Résurrection. »
Image 5 : le Christ
(d'après le site Rome-Passion
) : « À part le Christ,
personne n’est nimbé, cette tradition iconographique
n’arrivera que plus tard. Au centre, le Christ surgissant
de nuages pastels désigne d’une main une étoile, symbole
du Paradis qui attend les martyrs et de l’autre, tend le
rouleau de la Loi. Derrière les Saints coule le Jourdain,
symbole du Baptême nécessaire pour accéder à la Grâce
Divine. Au-dessus, Saint Pierre et Saint Paul, vêtus de
blanc, présentent au Christ Saint Côme et Saint Damien.
»
Image 6 : le pape Félix
IV, Saint Damien et Saint Paul (d'après le site Rome-Passion
) : « À gauche, c’est
Saint Paul à la chevelure brune, car plus jeune dans la
Prédication qui, la main tendue vers le Christ lui
présente Saint Damien. Il est suivi par le Pape Félix IV
portant la maquette de l’église dont il a ordonné la
construction.»
Image 7 : Saint Pierre,
Saint Côme et Saint Théodore (d'après le site Rome-Passion
) : « À droite, Saint
Pierre, aux cheveux et à la barbe blanche, présente Saint
Côme portant la couronne des martyrs, mais les mains
couvertes en signe de respect et d’humilité. Il est suivi
de Saint Théodore en costume de haut fonctionnaire de la
Cour Byzantine. Les deux Saints sont très semblables à
part les costumes, car frères jumeaux. »
Remarque :
De nombreux saints portent le nom de Théodore. Il semblerait
que celui-ci soit Théodore le Stratilate, qui était un chef
militaire mort martyr en 319. Lui et un autre saint,
Théodore Tiron, sont vénérés comme l'incarnation des
principes chrétiens dans la puissance militaire de l'Empire
Romain.
Image
8 : Partie située au dessus de l'arc triomphal ; deux
anges et l'aigle de Saint Jean (d'après le site Rome-Passion
) : « L’arc triomphal est
à fond d’or, au contraire de l’abside de couleur bleue.
Des anges flottent sur des nuages bleus et rouges car ils
sont déjà dans la gloire du Christ ainsi que les
Évangélistes dont l’aigle de Saint Jean portant son
Évangile et l’homme ailé, celui de Saint Mathieu, car
suite aux travaux du XVIIe siècle, Saint
Marc et Saint Luc ont disparu. »
Image 9 : Procession des
agneaux convergeant vers l'Agnus Dei.
Quelques remarques
: La première de ces remarques que nous pouvons faire est
que cette mosaïque est considérée comme antérieure à l'an
mille. Nous avons même envie d'ajouter « pour une fois ! ». Car nous avons pu
constater tout au long de ces précédentes pages consacrées
au Latium que des fresques représentant des thèmes tout à
fait analogues à ceux de cette mosaïque (exemples le Christ
en Bon Pasteur entouré de Saint Pierre, Saint Paul et
d'autres Saints, ou la procession des agneaux convergeant
vers l'Agneau Divin) étaient systématiquement datées du XIIesiècle.
Il existe une autre remarque que nous pouvons faire, Une
remarque qui fait suite à la première. À partir de cette
mosaïque, nous pouvons faire une comparaison des thèmes
évoqués avec ceux d'autres mosaïques ou fresques, et par ce
biais, arriver à effectuer une datation. Autre remarque : ce
n'est peut-être pas le fait du hasard si Saint Théodore est
représenté en face du Pape Félix. Chacun des deux est
représentatif d'une puissance, de la ville de Rome pour le
pape, puissance des armées romaines pour Saint Théodore.
Il y a cependant des réserves à apporter. Car les
informations que nous avons ici doivent être soumises au
doute scientifique. Quelles sont les sources ? Sont-elles
fiables ?
Le principal doute que nous évoquons concerne la mosaïque
elle-même. Elle nous semble trop belle, trop achevée. Et
nous doutons qu'elle ait pu franchir un peu moins de 1500
ans sans subir le moindre dommage, hormis celui des deux
évangélistes. Assurément, elle a subi des réparations ou des
transformations au cours des siècles. Reste à savoir si, au
cours de ces transformations, des parties importantes du
message n'aient pas disparu.
Notons un petit détail : L'Agnus Dei est nimbé. Mais le
nimbe n'est pas crucifère. De plus, on ne voit pas sur cette
image la croix pattée hampée posée en travers du corps de
l'Agneau.
Datation
envisagée pour la basilique des saints Côme et
Damien de Rome : an 525 (pour respecter les informations qui
nous été données) avec un écart de 150 ans.