La basilique San Stephano de Bologne 

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Au sujet de cet ensemble de monuments sacrés réunis sous le seul vocable « Basilique San(to) Stefano », voici ce que nous révèle la page du site Internet Wikipédia qui lui est consacrée : « La basilique Santo Stefano Saint-Étienne de Bologne (Émilie-Romagne, Italie) - élevée à son origine hors les murs de la ville romaine de Bononia1, à la croisée de la via Emilia et de la via Flaminia minore, aujourd’hui en plein centre-ville, sur la place éponyme - consiste en un ensemble d’églises adossées l’une à l’autre, de chapelles, de cloître, de cour, dont la construction s’est déroulée entre les IVe et XIIIe siècles.

Cet antique complexe, appelé aussi (le sette Chiese) les sept Églises ou (Santa Gerusalemme Bolonese) Sainte-Jérusalem-bolonaise, a subi une série infinie de dommages causés par le temps et les hommes : violations, reconstructions, modifications, restaurations, dont il résulte aujourd’hui beaucoup de difficultés pour établir quels éléments sont paléochrétiens, quels autres du Haut Moyen-Âge, pour identifier les réemplois provenant d’édifices plus anciens ou les falsifications dûes aux dernières restaurations des XIXe et XXe siècles. On peut toutefois affirmer que ce site est le plus antique et le plus vénéré monument de la ville . [...]

L’ensemble des premiers édifices de culte chrétien est mentionné dans les sources médiévales avec le même nom que celui d’aujourd’hui : ecclesiam ou monasterium sancti Stefani, alors que les modifications d’appellations des sanctuaires le composant sont fréquents. Le changement des saints titulaires est dû à une dynamique évolution de la vie religieuse générale qui se manifesta dans tout le monde chrétien et que les fidèles bolonais ont suivi d’une façon toute particulière Ci-après, les divers noms de chacun des lieux avec, quand c’est possible, la date d’apparition de la nouvelle dénomination : [...] »

À la suite de cette première description, un tableau permet de connaître les diverses noms donnés aux édifices :

Ainsi, on obtient pour :

La basilique du Crucifix ou de la Crucifixion (images 5, 6, 7, 8) : Saint Jean Baptiste (1019), Saint Jean Baptiste du dessous (1575), Saint Jean Baptiste du dessus.

La basilique du Sépulcre (images de 10 à 19)  : baptistère (Ve, VIesiècles), Saint Étienne (ou Stéphane : 1019), basilique du Sépulcre (1520).

La basilique des saints Vital et Agricola (images de 21 à 25) : l'église des saints Vital et Agricola (1019), Saint Isidore (1141), Saint Pierre (fin du XIVe siècle).

L'église du Martyrium (images 30 et 32) : Église de la Croix ou du Golgotha (1141), de la Trinité ou du Martyrium (1620).

La chapelle della Benda : chapelle de la Ceinture de la Vierge ou Saint des Saints.




Première analyse globale à partir des éléments dont nous disposons

Notons tout d'abord que ce texte « tord le cou » à une certitude souvent exprimée. À savoir que durant l'antiquité tardive et le Haut Moyen-Âge, les villes se seraient repliées sur elles-mêmes, auraient été désertées. C'est très probablement vrai pour la ville de Rome qui, du temps de sa splendeur, avait concentré sur elle tous les pouvoirs et centralisé toutes les administrations. Ce n'est certainement pas le cas pour Bologne, puisque le texte nous révèle que cet ensemble de sanctuaires a été créé hors les murs.

Une deuxième remarque peut être faite concernant cette concentration d’édifices sacrés (au moins 6) en un même lieu. Cela peut paraître aberrant. Mais en fait, c'était la règle. Durant le Premier Millénaire, toutes les grandes villes possédaient non pas une cathédrale, mais un groupe cathédral. Ce groupe cathédral était en général constitué de plusieurs églises à nefs orientées de type basilique et d'un édifice à plan centré. Souvent l'édifice à plan centré est désigné comme étant un baptistère et dédié à Saint Jean Baptiste. Souvent aussi, le siège (la cathèdre) de l'évêque est déposé dans l'église dédié à la Vierge Marie. Cet édifice sera la cathédrale. D'autres édifices sont dédiés à des saints comme Pierre, Paul, Michel. Un autre encore accueille le saint local.

Il semble que, dans le cas présent, l'édifice dédié au(x) saint(s) local(ux) soit la Basilique des saints Vital et Agricola.

Nous sommes un peu surpris que l'édifice à plan centré appelé le Sépulcre, n'ait pas été dédié à Saint Jean Baptiste comme c'est le cas de nombre de baptistères.

Nous sommes aussi surpris de ne pas voir d'église dédiée à la Vierge Marie (sauf peut-être la chiesa della Benda).

À l'inverse, nous sommes beaucoup moins surpris de l'attribution tardive (1520), au vocable du Sépulcre, de la rotonde centrale. Car nous avons été auparavant confrontés à ce problème pour plusieurs édifices à plan centré dédiés au Saint Sépulcre de Jérusalem. Le plus connu d'entre eux est la rotonde de Neuvy-Saint- Sépulchre. Selon les commentateurs locaux, cette rotonde aurait été créée à l'image de la rotonde de la basilique du Saint Sépulcre de Jérusalem par un riche pèlerin qui, l'ayant admirée à Jérusalem, avait voulu la reproduire dans son pays. l'Indre, au centre de la France. La même explication était donnée pour d'autres rotondes. Et on retrouve encore cette explication dans le cas présent (image 20 : plan de la basilique du Saint Sépulcre de Jérusalem). Une explication toutefois corrigée par une observation : cette rotonde aurait pu être érigée sur ou à partir d'un temple païen. Cependant, avant même d'avoir étudié l'actuel monument, nous avions mis en doute l'interprétation fondée sur une copie de la rotonde du Saint Sépulcre de Jérusalem. En effet, dans la plupart des cas, le plan architectural est fort éloigné de son supposé modèle. Nous pensons que cette interprétation est une explication a posteriori de cette forme architecturale surprenante pour les contemporains qui cherchaient à en comprendre le sens et la fonction. Nous pensons que certaines de ces rotondes pourraient avoir été des parlements (conçus comme des lieux de discussions et de palabres) au Premier Millénaire.

En tout cas, le texte de Wikipédia nous révèle une surprise : vers l'an mille, cette rotonde était dédiée à Saint Étienne. Tout comme la rotonde de Saint-Leu Sépulchre. S'agit-il bien d'un hasard ?


Passons maintenant à l'examen de l'ensemble de ces édifices.

Nous avons effectué une visite rapide de cet ensemble d'édifices et la majorité des images de cette page ont été réalisées lors de cette visite.

Cette visite a été effectuée en octobre 2009. C'est-à-dire il y a plus de dix ans. Bien avant que nous envisagions d’effectuer une étude ciblée sur les édifices du premier millénaire. C'est d'ailleurs les questions soulevées par de telles visites qui nous ont incités à réaliser une telle étude.  À titre de comparaison, notre site Internet n'est vieux que de quatre ans et nous estimons que sa création a accéléré nos recherches, le nombre de monuments étudiés étant multiplié par trois.



La basilique du Crucifix ou de la Crucifixion (images 5, 6, 7, 8)

Sur le plan de l'image 2, elle est repérable par les numéros 1, 2 et 3.

Nous n'avons que peu de choses à dire sur cet édifice négligé au moment de la visite, car estimé trop tardif. Ce qui n'est certainement pas le cas puisqu'il est cité en l'an 1019.

Il s'agit d'une église à nef unique charpentée. Il est doté d'un transept non débordant. La crypte (images 9 et 33) est située sous ce transept. C'est probablement cette crypte qui est désignée comme étant « Saint Jean Baptiste du dessous » en 1575.

Il faudrait effectuer un examen plus approfondi de cette église. L'arc triomphal (transept) semble être double et porté par des chapiteaux : il pourrait dater de la période romane (an 1075 avec un écart de 100 ans).

Nous avons constaté à de nombreuses reprises que des transepts avaient été aménagés à l'intérieur d'une église construite auparavant. Ce pourrait être le cas ici; le plan du chevet inséré dans un massif quadrangulaire fait envisager une haute datation.



La basilique du Sépulcre
(images de 10 à 19)

Venons en à l'édifice qui nous semble le plus intéressant, celui qui aurait donné son nom à l’ensemble des édifices : San Stefano. C'est l'édifice à plan centré (n° 4 du plan de l'image 2). Voilà ce que nous apprend le site Internet :

« De tout le complexe stéfanien, l'extérieur de la basilique est celui qui conserve le mieux un aspect d'authentique ancienneté. L'édifice, à plan central, est construit sur la base d'un octogone irrégulier, coiffé d'une coupole dodécagonale.. À l'intérieur, se trouve un péristyle circulaire et en son centre, un monument funéraire à l'image du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Cet édicule (images de 16 à 19) fut érigé au XIIIe siècle ; il conservait les reliques de saint Pétrone, retrouvées en 1141. À l'origine, il était plus modeste que celui que nous voyons maintenant, ayant subi une lourde restructuration au début du XXe siècle;  toutefois il conserve son implantation d'origine, légèrement excentré vers l'ouest, exactement comme se présente le Saint-Sépulcre de Jérusalem. Le portillon du sépulcre est ouvert durant une semaine chaque année, après la célébration de la messe de minuit de Pâques, en présence des Chevaliers du Saint Sépulcre. [...]

Dans la basilique, se trouve également une source. Dans la symbolique du complexe stéfanien basé sur la Passion du Christ, elle est identifiée à l'eau du Jourdain et sur le plan archéologique, elle remonterait à la source sacrée du temple d'Isis préexistant. Le temple d'Isis se trouvait probablement dans cette zone, comme semble le démontrer, outre la présence de cette source (le culte de la déesse égyptienne demandait la présence d'une source qui symbolisait l'eau du Nil), la persistance de sept colonnes de marbre certainement d'époque romaine, faisant partie du péristyle [...].

Nous abordons là une controverse, toujours ouverte à ce jour, qui divise les différents auteurs : [...]

Le péristyle est composé de 19 colonnes : 7 en marbre; 7 en briques accolées aux 7 en marbre, manifestement pour les renforcer ; 5 de gros diamètre également en briques pour compléter le cercle, le tout afin de pouvoir supporter le poids de la coupole. Les 7 colonnes en marbre sont manifestement antiques, celles en briques d'époque médiévale. Le désaccord porte sur les 7 colonnes en marbre ; un groupe d'auteurs, tel Franco Bergonzo, soutient qu'à l'origine, ces colonnes faisaient partie d'un temple dédié à Isis, qu'elles ne furent jamais changées d'emplacement, c'est-à-dire que la basilique du Sépulcre aurait été élevée sur les lieux même du péristyle du temple d'Isis. Un autre groupe d'auteurs, tel Marco Del Monte, soutient au contraire que les colonnes en marbre n'étaient pas à cette place à l'origine, mais qu'il s'agit de matériaux de réemploi prélevés des ruines de plusieurs édifices antiques, dont peut-être un temple d'Isis. Il est probable que ce différend ne soit pas aplani avant longtemps, peut-être jusqu'à ce qu'une campagne de fouilles soit menée dans ce but à l'intérieur de la basilique. [...]
  »


Nous avons déjà eu l'occasion d'exprimer notre opinion concernant la dédicace au Saint Sépulcre. Il est possible que dès le XIIIesiècle, il y ait eu volonté de rattacher cette rotonde à celle de Jérusalem. Mais ce n'est pas sûr ! La « découverte » des restes de Saint Pétronne en 1141 a nécessité le placement de ceux-ci dans un écrin digne de ce nom. Et quoi de plus prestigieux que cette rotonde dont l'usage initial comme baptistère ou comme parlement avait été perdu ?

Concernant la controverse signalée par le site Internet, nous ne connaissons pas suffisamment la question pour nous engager sur ce point. Nous remarquons seulement que la présence d'une source et de sept colonnes en marbre ne suffit pas pour justifier l'existence d'un temple dédié à la déesse Isis.

Les images 5, 10 et 13 de cet édifice font apparaître l'existence d'un noyau central, plus élevé que son pourtour. C'est là la grande différence entre les deux dômes, de San Stefano et du Saint Sépulcre de Jérusalem. Celui-ci a la forme d'un bol hémisphérique. Cette forme, on la retrouve dans des monuments datés du premier millénaire : le Panthéon de Rome, Sainte-Sophie de Constantinople, Saint-Marc de Venise. Quant à la forme architecturale du Sépulcre de San Stéfano, on la retrouve à Aix-la-Chapelle, Charroux, Neuvy-Saint-Sépulcre, Ottmarsheim. Toutes formes que nous estimons avoir été des parlements au cours du premier millénaire.

Aussi documenté qu'il soit, le texte de Wikipédia ne nous parle pas de la décoration polychrome des murs extérieurs de cette rotonde. Pourtant, elle mériterait qu'on s'y attarde un peu. Ne serait-ce que pour la comprendre. En effet si, côté Ouest, cette décoration apparaît ordonnée (images 10 et 11), côté Est, elle semble, avec ces cercles ou ces carrés de dimensions et de décors différents, totalement désorganisée (images 13, 14 et 15). On songe en voyant cela à nos murs couverts de tags. On songe aussi en voyant la décoration en damiers de l'image 15, aux tissus des tartans écossais. Des tissus qui, nous le savons tous, sont caractéristiques d'un clan. Ces décors du Sépulcre seraient-ils aussi caractéristiques de clans ? Ce qui renforcerait l'idée que nous pouvons être en présence d’un parlement, endroit où l'on se parle, où les chefs des différentes tribus viennent s'entretenir, discuter de futurs projets de guerres, lors d'un « champ de Mars », rencontre annuelle dont parlent les textes anciens.

Datation envisagée pour la rotonde du Sépulcre : an 600 avec un écart de 200 ans.


La basilique des saints Vital et Agricola (images de 21 à 25)

Il s'agit d'un édifice à nef orientée à trois vaisseaux.

Ces vaisseaux sont voûtés d'arêtes sur doubleaux en plein cintre (image 22). Il semblerait cependant que ce voûtement soit tardif, les vaisseaux étant préalablement charpentés. Les piliers porteurs du vaisseau central devaient être primitivement alternativement rectangulaires (de type R1010), et cylindriques. Cette alternance de piliers rectangulaires et cylindriques serait selon nous caractéristique, d'une part d'une architecture utilisant des volumes de deux travées consécutives et d'autre part, d'églises rhénanes datant de la période [800-1000]. Une telle association d'une église italienne à des consœurs germaniques est envisageable : on connaît les bonnes relations ayant existé entre l'église de Rome et le Saint Empire Romain Germanique du temps de Charlemagne et les tensions ayant suivi aux débuts du deuxième millénaire. Entre ces deux moments, les relations ont été fortes et les échanges probablement importants.

Notons enfin que l'existence d'arcs doubles reliant les piliers confirme la datation ci-après.

Datation envisagée pour la basilique des saints Vital et Agricola : an 900 avec un écart de 100 ans.


Quelques pièces intéressantes

Image 26 : Sarcophage antique. Il développe des thèmes païens. Ainsi celui du lion (ou du loup) affronté à un cerf. La symbolique serait associée aux saisons. Aux changements liés aux solstices, le lion devient cerf puis, au solstice suivant, le cerf redeviendrait loup. Mais que signifie l'oiseau renversé dont le bec vien toucher l'anus du cerf. Remarquer au centre l'aigle impérial dont la tête humaine est entourée d'une auréole. On pense au symbole de l'apôtre Jean, mais cet hybride pourrait symboliser l'âme du défunt. Alors ? Chrétien? Ou païen? Notre seule certitude, c'est que cette scène est représentative de convictions profondes sur la mortalité ou l'immortalité.

Image 27 : Sarcophage antique. Pour ce sarcophage, l'appartenance du défunt à la chrétienté est plus évidente. Deux paons encadrent une croix pattée. On retrouve ici la scène maintes fois représentée sur ce site des « Oiseaux au canthare », le canthare étant ici remplacé par la croix.

Image 31 : Vasque de Pilate. Il s'agirait d'une cuve baptismale des premiers siècles. Mais nous n'avons pas d'idée sur la question.

Image 34 : Chapiteau de portail. Il s'agit là, non de deux chapîteaux, mais d'un seul, sculpté d'un seul tenant, avec à gauche sur la partie plate, un homme ceuillant le fruit d'un arbre surveillé à gauche par un démon. S'agit-il de la scène du Péché Originel ? Sur la partie arrondie : un ange.

Image 35 : Chapiteaux de portail. À droite, sur la partie plate, une sirène surveillée à droite par un aigle. Sur la partie arrondie : un ange. Les scènes de ces deux chapiteaux doivent elles être mises en correspondance ?

Image 36 : Bénitier. Ancien autel antique ?



Ajout le 29 novembre 2023


Après avoir étudié la collégiale Saint-Cyriaque de Gernrode, nous apportons les rectifications suivantes en ce qui concerne la basilique du Saint-Sépulcre située dans l'enclos de la basiique San Stephano de Bologne.
Il faut tout d'abord savoir que à l'intérieur de la collégiale Saint-Cyriaque de Gernrode, il y a un petit monument à plan rectangulaire appelé le Saint Sépulcre, censé représenter le tombeau où a été enterré Jésus-Christ à Jérusalem.

Après avoir étudié cette construction, nous avons pris conscience qu'il pouvait y avoir au moins trois conceptions de ce que pouvait être le Saint Sépulcre de Jérusalem. Selon la première d'entre elles, ce serait le tombeau dans lequel a été déposé le corps de Jésus-Christ. Ce tombeau ayant disparu l'attention des fidèles s'est reportée aux monuments ayant englobé et mis en valeur ce tombeau. Nous en voyons deux. Il y aurait un petit édifice appelé édicule, en forme d'église à plan en croix. Cet édifice aurait pu inspirer la forme d'églises comme Sainte-Croix-de-Montmajour. Et enfin, l'édifice contenant l'édicule, le dôme du Saint-Sépulcre, qui aurait été construit sur les ordres de l'impératrice Sainte Irène.

Donc trois concepts différents : le tombeau, l'édicule et le dôme. Tout comme à Gernrode, nous serions ici en présence d'une copie du tombeau de Jésus Christ, une construction dont on ne connaît ni les dimensions ni la forme. Dans le cas présent, le plan était à l'origine octogonal. Il était précédé d'un vestibule à plan rectangulaire. On a ajouté plus tard une chaire qui a été décorée des symboles des évangélistes (l'aigle de Saint-Jean et le lion de Saint Marc sont visibles sur l'image 37). À droite de la chaire, le mur extérieur du vestibule est compartimenté comme l'est la façade Nord du Saint Sépulcre de Gernrode (image 38). Trois panneaux s'y trouvent : celui du centre représenterait l'ange de la Résurrection, celui de gauche, les trois femmes allant vers le tombeau, celui de droite, moins clair, pourrait représenter les trois femmes stupéfaites de découvrir le tombeau vide (image 39).

Datation envisagée pour l'édifice situé à l'intérieur de la rotonde du Saint Sépulcre : an 900 avec un écart de 150 ans.