La pieve San Martino a Vado de Castel San Niccolò
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Nous n'avons pas visité cette église. La plupart des images
de cette page sont extraites de galeries d'Internet.
La page
du site Internet tuttatoscana.net consacrée à cette
église nous apprend ceci :
« Repetti,
dans le Dictionnaire Chorographique Universel,
écrit que son nom d’origine était San Martino a Tertinula
et que le surnom “a Vado” a été attribué par les habitants
du village autour de la forteresse de Castel San Niccolò,
qui devaient traverser le Solano le long du gué pour s’y
rendre.
À l’intérieur, sa structure conserve l’architecture à
trois nefs, des arcs en plein cintre sur des colonnes
agrémentées de chapiteaux romans d’un travail remarquable
qui portent des motifs zoomorphes, humains et végétaux,
gravés. Les anciens tailleurs de pierre ont voulu laisser
gravés sur la pierre des motifs décoratifs dérivés
d’influences lombardes et transalpines flanqués d’autres
d’origine locale : feuilles de châtaignier, typiques du
paysage boisé, fleurs, baies, figures humaines.
[...] »
La page du site Internet Wikipédia complète l'information :
«
La Piève est encore aujourd’hui l’un des monuments
religieux les plus importants du Casentino et l’une des
églises romanes les plus remarquables de la vallée. Une
église avec cette dédicace est déjà mentionnée en 1028,
mais celle que vous voyez aujourd’hui, dans sa forme et sa
taille actuelles, a été construite au XIIe
siècle, selon une ancienne tradition, par le testament de
la comtesse Mathilde de Canossa, mais plus probablement à
l’initiative des comtes Guidi installés dans le château
voisin. L’église a subi diverses interventions, dont les
plus importantes ont été celles qui ont suivi la grave
inondation du ruisseau voisin Solano que l’église a subie
en 1745. L’église a ainsi pris un aspect baroque tardif,
presque complètement effacé lors des interventions de
restauration menées entre 1961 et 1971 qui ont également
éliminé les huit autels de pierre restants. [...]
L’intérieur
comporte sept travées, divisées en trois nefs par six
colonnes, recouvertes de fermes en bois modernes et
conclues par une abside semi-circulaire reconstruite dans
les années soixante du XXe siècle, bien que sur
des fondations anciennes. Les colonnes de la nef ont des
chapiteaux du XIIe siècle, chacun d’une forme
différente, œuvre de quelques sculpteurs lombards inconnus
influencés par des modèles français. Ils représentent un
échantillon varié de figures humaines et zoomorphes, de
volutes, d’étoiles et surtout de feuilles et de palmettes,
réalisées avec un certain souci du détail. [...] ».
Le texte de Wikipédia dit que : « ..., selon
une ancienne tradition, par le testament de la comtesse
Mathilde de Canossa, mais plus probablement à l’initiative
des comtes Guidi installés dans le château voisin.
» Nous ne savons pas ce que raconte le testament de Mathilde
de Canossa. D'ailleurs, existe-t-il encore et peut-on le
consulter ?
Nous rappelons que la plupart – pour ne pas dire la totalité
– des chartes qui mentionnent le nom de l'église ne
précisent pas sa date de construction, mais des faits non
probants que les historiens ont tendance à privilégier pour
justifier leurs estimations de datation.
On retrouve ici la date du XIIe siècle. Et ce,
bien que cette église ressemble aux deux précédentes. Elle
est à plan basilical directement inspiré des premières
basiliques paléochrétiennes : nef à trois vaisseaux
charpentés, vaisseau central porté par des colonnes
monolithes cylindriques, abside semi-circulaire en
prolongement du vaisseau central. On constate de plus
l'absence de transept. Notons aussi l'absence d'ouvrage
Ouest. Il existe bien sûr une façade pour fermer la nef du
côté Ouest. Mais cette façade est très simple, non décorée,
comme le sont les deux églises précédentes. Nous rappelons
que c'est ce décor qui avait fait estimer pour ces églises
une datation du XIIe siècle, alors que ce décor
n'est autre qu'un ajout à une façade plus ancienne.
Il faut noter dans la nef la présence de fenêtres
supérieures éclairant la nef (images
3, 4 et 5). Ces fenêtres sont des restes de
l'église primitive. Elles ont disparu dans les deux églises
précédentes car, pour chacune, le vaisseau principal a été
abaissé.
Il est difficile d'établir une datation pour les chapiteaux
dont le décor est nouveau pour nous, hormis les chapiteaux
composites ou corinthiens.
Image 6 ;
Chapiteau à décor très diversifié. Au dessus d'une frise de
feuilles dressées, sont installés deux bouquetins encadrant
une grande palme qui supporte une tige entrelacée. De part
et d'autre de cet entrelacs, sont disposés des entrelacs dit
« nœuds de Salomon » et des volutes. Le chapiteau est
surmonté d'un tailloir de très faible épaisseur décoré d'une
chaîne ondulée contenant des croix pattées. L'ensemble
semble être nettement antérieur à l'an mille.
Image 7 ; C'est le
même chapiteau que précédemment, mais vu sur une autre face
(la face de gauche correspond à l'image précédente). On a
globalement le même décor de palme et de bouquetins mais
l'entrelacs qui surmonte la palme a été modifié. Les «
nœuds de Salomon » ont été remplacés par des feuilles de
trèfle (ou des fleurs de lys). Sur le tailloir, des fleurs
en forme de croix ont remplacé les croix pattées.
Image 8 ;
Chapiteau à décor d'homme nu dansant. Nous ne connaissons
pas les autres faces de ce chapiteau. Il est possible que ce
chapiteau représente une scène de baptême. À chaque angle,
des hommes aux bras levés seraient des orants levant les
bras au ciel (symbolisé par les volutes). Ce sont bien des
orants et non des atlantes qui eux porteraient le ciel. Sur
la face de gauche, l'homme est vêtu. Sur la face de droite,
il sort nu, sa tête étant déjà dans le ciel, comme le
baptisé jaillissant de l'eau du baptême. L'interprétation
est peut-être farfelue. Nous n'en avons pas d'autre.
Image 9 : Autre
chapiteau à thème énigmatique.
Image 10 :
Chapiteau du cavalier. Sur cette face, une fleur à pétales
en forme de croix est placée au dessus d'une frise de
feuilles dressées d'où émerge une feuille de trèfle. Entre
les deux volutes, apparaît un masque humain.
Image 11 :
Chapiteau du cavalier. C'est une autre face du chapiteau
précédent. On y voit un homme à cheval. Il semble poursuivre
un lion situé sur la troisième face du chapiteau. Les scènes
représentant des cavaliers sont rares dans l'art roman.
Celles que l'on voit le plus généralement sont des combats
de cavaliers, ou l'image de Constantin le Grand. Mais cette
image de Constantin à cheval est plus statique, différente
de celle-ci. L'image de cavalier que nous avons ici a été
vue à plusieurs reprises en Toscane. Mais, à notre
connaissance, pas ailleurs.
Image 12 ; Autre
vue du chapiteau représenté sur les images
6 et 7.
Datation
envisagée pour la pieve San Martino a Vado de
Castel San Niccolò : an 800 avec un écart de 150 ans.