La chiesa (ex-cattedrale) di San Pietro de Galtelli
Nous n'avons pas visité cette église.
Les images ci-après sont extraites des galeries d'Internet.
La page du site Internet Wikipédia relative à cette église
nous apprend ceci :
« Historique et description :
L’église de San Pietro, bien que très différente de
l’actuelle, existait probablement déjà à l’époque où la
construction de la cathédrale de Galtellì a commencé, vers
1090. Ces travaux n’ont jamais été achevés et ont été
interrompus peut-être en 1138, l’année où le siège de
Galtelli est devenu suffragant de l'archidiocèse de Pise.
De ce qui était censé être l'église-mère du diocèse, il
reste aujourd’hui, incorporée dans le mur d’enceinte du
cimetière, une section de mur de l’élévation de l’abside.
La petite église de San Pietro, qui servait probablement
déjà de cathédrale en attendant la construction d’un siège
plus digne, a donc continué à accueillir la chaire
épiscopale, jusqu’en 1495, lorsque le diocèse de Galtelli
a été incorporé à l’archidiocèse de Cagliari. [...]
L’église
de San Pietro avait à l’origine une seule nef. Au XIIIe
siècle, les murs latéraux et la contre-façade sont
agrémentés d’un cycle de fresques, partiellement perdues
suite à l’ajout des bas-côtés, probablement construits
vers le XVe siècle. Les fresques ont été mises
au jour lors des restaurations effectuées dans les années
90 du XXe siècle.
Le
temple est flanqué d’un clocher trapu qui s’élève détaché
du corps du bâtiment. Ce dernier a un plan rectangulaire à
l’intérieur, divisé en trois nefs, avec deux chapelles sur
le côté gauche et une sur la droite. L'abside a un plan
quadrangulaire. Elle est flanquée de deux chapelles sur
les côtés. Comme mentionné ci-dessus, les murs latéraux et
la contre-façade présentent les restes d’un cycle de
fresques, [...] Les
scènes peintes représentent des épisodes de l'Ancien et du
Nouveau Testament. [...] »
Pour comprendre ce texte, il faut consulter les images.
Image 1 : Vue par
satellite. Le cimetière est situé en bas à gauche. Les
restes de l'ancienne cathédrale de Galtelli (« De
ce qui était censé être l'église-mère du diocèse, il reste
aujourd’hui, incorporée dans le mur d’enceinte du
cimetière, une section de mur de l’élévation de l’abside.
») correspondent au petit bâtiment rectangulaire
terminé par une abside semi-circulaire situé à l'angle du
cimetière. On retrouve ce bâtiment et son abside, à gauche
des images 2 et 3. L'église San Pietro
apparaît quant à elle, en haut et à droite sur l'image
1 et à droite sur l'image
2.
Les phrases suivantes , « L’église
de San Pietro avait à l’origine une seule nef. Au XIIIe
siècle, les murs latéraux et la contre-façade sont
agrémentés d’un cycle de fresques, partiellement perdues
suite à l’ajout des bas-côtés, probablement construits
vers le XVe siècle. », sont explicites.
Pour l'auteur, la nef primitive était formée d'un seul
vaisseau. Au XVe siècle, on aurait agrandi
l'église en ajoutant les bas-côtés et en perçant les murs
latéraux de l'ancienne nef de façon à faire communiquer les
bas-côtés avec cette ancienne nef, qui devient ainsi le
vaisseau central d'une nouvelle nef. Il s'agit là d'une
explication que nous avons rencontrée à de nombreuses
reprises mais qui ne nous a pas toujours convaincus. À
l'origine de cette explication, on trouve la conviction de
l'existence d'un progrès continu : on commence à construire
une petite église. Puis la population augmente et, en
conséquence, on agrandit l'église. Or nous avons maintes
fois constaté que le progrès n'était pas forcément continu,
que des églises pouvaient parfois rétrécir ou disparaître.
Ainsi il n'est pas rare de rencontrer des nefs triples
transformées en nefs uniques par suppression des
collatéraux.
Dans le cas présent, nous sommes surpris qu'au XVe
siècle, on ait voulu édifier une nef triple par ajout de
collatéraux à une nef unique. Il faut savoir en effet que la
nef triple est majoritairement une construction antérieure à
l'an mille. À partir du XIIe siècle, la nef
unique prend le dessus. Au XVe siècle,
apparaissent les chapelles latérales isolées les unes des
autres.
La question est donc de savoir si cette église a eu, dès
l'origine, une nef à trois vaisseaux ou si cette nef n'avait
qu'un seul vaisseau, conformément à ce qui est écrit
ci-dessus. Il y a une méthode relativement simple pour le
déterminer : faire un plan relativement précis et, en
particulier, relever les dimensions des bas-côtés. Si ces
dimensions sont identiques, cela signifiera que,
probablement, la nef primitive était à trois vaisseaux. Dans
le cas contraire, elle était à un seul vaisseau. L'idée est
que, initialement, le constructeur a voulu quelque chose de
parfait, donc parfaitement symétrique. Lorsqu'on fait des
modifications après construction, on répond à un besoin
immédiat et on risque d'oublier cette idée de perfection.
Par exemple, dans le cas qui nous concerne, s'il y a eu
ajout de bas-côtés à une nef unique, c'était sans doute par
souci d'agrandir l’église. Dans ce cas, la démarche normale
consiste à opérer progressivement. Par exemple, en
commençant par un bas-côté ou une travée. Cette extension
progressive contribue à détruire toute symétrie. On le voit
en ce qui concerne les sacristies. Elles n'existaient pas au
Moyen-Âge. Leur ajout à partir du XVIIe siècle a
contribué à faire autant de verrues qui défigurent bon
nombre d'églises.
Dans tous les cas (nef initiale à trois vaisseaux ou à un
vaisseau), il y a eu une réfection avec élargissement ou
percement de baies protégées par des arcs brisés. Ces
travaux ont endommagé des fresques antérieures d'époque
romane (image 6).
Il nous est actuellement impossible de
déterminer si la nef initiale était triple ou unique. En
conséquence, notre estimation de datation ne peut se baser
que sur les fresques romanes.
Datation envisagée
pour la chiesa di San Pietro de Galtelli : an 1150 avec un
écart de 50 ans.