La cathédrale San Cataldo de Tarente
Nous n'avons pas visité cette église.
Les images ci-après ont été recueillies sur Internet.
Nous avons consulté la page en italien du site Internet
Wikipédia relative à cette église. Nous ne sommes pas
parvenus à traduire de façon satisfaisante le premier
paragraphe que nous reproduisons ci-dessous, en espérant
qu'un lecteur saura nous éclairer :
« Al
Fago risale la proposta di riconoscere nel succorpo i
resti della chiesa paleocristiana dedicata a Santa Maria,
della cui esistenza nel VII secolo faceva fede una lettera
di Papa Gregorio. Quella stessa chiesa che, secondo la
"Historia" di Berlengerio (pubblicata dai Bollandisti nel
1680) e l'Ufficio, "paene collapsa", sarebbe stata
abbattuta dal vescovo Dragone in un momento variamente
fissato al 1050 o 1070 o 1071, per essere sostituita da
una nuova e più degna chiesa cattedrale. »
« Le
Fago (qui est cet illustre inconnu ?) remonte
la proposition de reconnaître dans la partie enterrée les
restes de l'église paléochrétienne dédiée à Santa Maria,
dont l'existence au VIIe
siècle a été confirmée par une lettre du pape Grégoire.
Cette même église "presque écroulée" qui, selon
"l'Historia" de Berlengerio (publiée par les Bollandistes
en 1680) et l'Office, aurait été démolie par l'évêque
Dragone dans un temps diversement fixé à 1050 ou 1070 ou
1071, pour être remplacée par une nouvelle et plus digne
église cathédrale. »
Le traducteur automatique utilisé a fourni de meilleurs
résultats sur les paragraphes suivants :
« Certains
érudits (dont Pina Belli D’Elia) pensent qu’au début,
cette église était un sanctuaire, entretenu par les
moines, dédié à San Cataldo et non à la cathédrale, pas
pour autre chose, notamment parce que le moine Marinus a
transcrit le texte du "Sermo" auquel il a confié la
mémoire des miracles de San Cataldo pour instruire ses
confrères.
On pense donc que la cathédrale primitive paléochrétienne,
attestée au moins à partir du VIIe siècle,
devait être placée à l’extérieur des murs et que son
emplacement pourrait probablement être dans la zone où se
trouve maintenant l'église du Carmin. [...]
En
967, après quarante ans, l’empereur byzantin, considéré
comme le deuxième fondateur de Tarente, s’intéressa à la
ville et décida de la reconstruire, en construisant
l’actuel Borgo Antico, à partir de la construction de la
cathédrale ; dans cette opération, les derniers vestiges
de la ville antique et de l’acropole ont disparu. La
cathédrale et sa crypte ont en effet été construites avec
des matériaux nus obtenus à partir de bâtiments
précédents, typiquement grecs et romains. Notez, en fait,
comment les colonnes de la cathédrale sont différentes les
unes des autres, faites avec des pierres de différentes
tailles et de différents matériaux.
Dans
les dernières années du XIe siècle, l’œuvre
byzantine a été remodelée et la cathédrale actuelle a été
construite avec un plan basilical, à l'époque normande.
Cependant, l’ancien bâtiment n’a pas été complètement
remplacé : le bras longitudinal, agrandi et abaissé,
incorporait la nef centrale avec l'abside en profondeur de
l’église byzantine, qui est restée inchangée ; l’autel est
placé sous le dôme et l’ancienne nef est devenue le
transept, puis coupée des bas-côtés, laissant en vue une
série de colonnettess qui décoraient l’ancien bâtiment
(?). En 1713, la façade baroque a été ajoutée, l’œuvre de
l’architecte de Lecce Mauro Manieri.
Façade et extérieur :
Les murs extérieurs, dans un style simple, sont décorés
d'une série d'arcs en miroir, à l'intérieur desquels des
pierres de taille bicolores ont été disposées pour créer
des figures géométriques.
L’ancienne façade devait avoir des formes similaires. Ici,
il a probablement fallu ouvrir trois portails, de style
roman. Deux autres portails s’ouvrent le long des murs
latéraux. [...]
Intérieur : La
cathédrale mesure 84 mètres de long et 24 de large, a une
nef centrale, deux latérales et un transept à une nef. Les
trois nefs sont divisées par une double série de huit
colonnes surmontées de chapiteaux de fabrication
différente, dont certains sont de remploi (images
4, 5 et 6). Les murs intérieurs, tant ceux de la
crypte que ceux de l’église, ont été enrichis de stucs et de
fresques, aujourd’hui presque disparus.
Mosaïque
de pavement (image
7) :
sur le sol, vous pouvez voir des fragments d’une mosaïque
commandée par l’archevêque Giraldo, réalisée en 1160 par
le mosaïste Pétrius. Un dessin réalisé en 1844 montre
qu’elle était composée de trois parties : une médiane,
développée le long de la nef centrale, deux latérales dans
les nefs mineures. »
Commentaires sur
ce texte : on remarque tout d'abord qu'il existait
au VIIe siècle une église dédiée à Santa Maria.
Gageons qu'il s'agissait d'une cathédrale et qu'elle était
dédiée à Santa Maria Assunta (Sainte Marie de l'Assomption)
comme le sont les cathédrales des Pouilles dans leur grande
majorité.
L'auteur du texte ne croit pas que cette église dédiée à San
Cataldo puisse être l'ancienne cathédrale Santa Maria, ou
même, construite à son emplacement. Nous ne connaissons pas
cette église. Ni les documents qu'il a utilisés. Néanmoins
nous pouvons dire qu'il n’est pas impossible qu'il y ait eu
changement de nom : que l'église dédiée à Santa Maria soit
devenue San Cataldo. Plusieurs hypothèses sont
envisageables. L'une d'entre elles est la suivante. L'évêque
de Tarente réussit à avoir des reliques du saint vénéré
Cataldo. Pour accueillir ce trésor, il fait aménager une
nouvelle église digne de ces reliques à laquelle il attribue
le nom du saint : la crypte. À partir de là, cette crypte
acquiert une renommée qui éclipse celle de l'église
supérieure. Si bien qu'à la fin, il n'y a plus qu'une seule
désignation pour l'ensemble : San Cataldo.
Les principaux éléments qui caractérisent cet édifice sont
les suivants :
1. Sa nef (images 4, 5 et
6) est formée de trois vaisseaux charpentés.
2. Le vaisseau central est porté par des piliers
cylindriques de type C0000.
3. Les arcs reliant les piliers sont à deux rouleaux.
4. Il n'y a pas de galerie au-dessus des collatéraux.
5. Il existe un transept haut. Cependant les images font
envisager que ce transept pourrait avoir été construit
ultérieurement. Nous n'avons pas d'information concernant la
forme du chevet. Il nous manque un plan de l'église
supérieure et de la crypte.
Ces éléments sont caractéristiques d'un modèle spécifique à
la région des Pouilles. Le site Internet parle d'une
influence normande mais nous ne connaissons pas d'église
normande à colonnes monolithes cylindriques. Par contre, des
similitudes peuvent être trouvées entre cette église et
d'autres églises d'Italie situées en dehors des Pouilles.
On remarque que la crypte est décorée de fresques (image
9).
La mosaïque de la nef est intéressante pour plusieurs
raisons. La première d'entre elles est la représentation
d'un centaure sonnant de l'olifant. Un second intérêt est
révélé par la phrase : «
sur le sol, vous pouvez voir des fragments d’une mosaïque
commandée par l’archevêque Giraldo, réalisée en 1160 par
le mosaïste Pétrius.
».
Cette phrase très précise n'a certainement pas été inventée.
Il doit y avoir un document d'époque qui a permis de la
renseigner. Il faut certes se méfier de toute conclusion
hâtive. En conséquence, il faudrait retrouver ce document et
l'analyser en détail. Il n'empêche que l'on dispose là d'une
bonne indication permettant d'estimer la datation de
représentations analogues. Un troisième intérêt est la
révélation de l'existence d'un « dessin
réalisé en 1844 ». Si ce dessin est suffisamment
précis, il pourrait permettre de dater d'autres décors.
Datation
envisagée pour la cathédrale San Cataldo de Tarente
: an 975 avec un écart de 125 ans.