La concathédrale de San Bartolomeo de Campobasso à Bojano
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La page écrite en italien du site Internet Wikipedia, et
relative à cette église, est très documentée. Nous en
conseillons la lecture à toute personne qui pourrait visiter
cet édifice. Nous-mêmes n'avons pu le faire. Voici des
extraits de cette page, produits de l'italien par un
traducteur automatique, traduction éventuellement corrigée
par nos soins :
« Histoire : La
cathédrale a des origines très anciennes, Bojano était
déjà appelée siège diocésain en 501 après Jésus-Christ. [...]
Les
premières informations concernant l’église remontent à 1073,
lorsque Rodolfo de Moulins, comte de Bojano, a restauré la
cathédrale. L’abside de la crypte lors des restaurations
de 1996 montre des éléments romans, qui sont supposés
remonter au XI e siècle. En 1117, elle fut
endommagée par un tremblement de terre. En 1215, la
cathédrale fut reconsacrée par l’évêque Poliziano. En
1239, fut construit le portail ogival, à la demande de
l’évêque Jean, comme en témoigne une inscription. Les
témoignages architecturaux sont bien visibles sur la face
sud-est, avec le portail fortifié et l'oculus central.
L’église se présente aujourd’hui très désorganisée en
raison des diverses destructions telluriques : par
exemple, le tremblement de terre de Sannio de 1456 qui a
détruit à nouveau l’église, refaite par Mgr Silvio Pandone
en 1513.
Encore
une fois, le tremblement de terre désastreux de Sant’Agata
du 26 juillet 1805, qui se produisit à quelques kilomètres
de Bojano, sur le massif du Matese, détruisit presque
complètement l’église. La voûte a été détruite, de même
que le clocher et une partie de la façade. La
reconstruction, de style néoclassique, voulue par Mgr
Rossetti, a été authentifiée en 1943-1944. En 1927, la
chaire de l’évêque fut transférée à Campobasso, dans la
collégiale de la Sainte Trinité, qui devint le principal
siège épiscopal de l’archidiocèse. En 1930, de nouveaux
travaux de restauration ont été réalisés, les fresques de
la voûte néoclassique ont été réalisées, dans le dôme et
le presbytère, par Romeo Musa. Ces fresques ont été
perdues, avec la voûte, lors des bombardements de la
Seconde Guerre Mondiale. Seul le périmètre extérieur a été
sauvé, avec le clocher, la façade, et sur le côté le
portail gothique fortifié. [...]
Description
:L’église est une basilique à croix latine, avec les
bras du transept saillants. [...] Malgré
les différentes destructions et reconstructions, elle
conserve encore l’ancienne installation, moins le dôme,
puique la calotte sphérique intérieure n’est qu’un faux.
[...] »
Nous n'avons pas visité cette église. Les images ci-dessous
sont extraites d'Internet.
Le texte ci-dessus est dépourvu d'ambiguïté. Si on le suit à
la lettre, on est obligé de dire que cette église n'a pas sa
place dans notre site qui étudie les édifices du Premier
Millénaire voire un peu plus récents, du XIe
siècle. En effet les divers témoignages sont éloquents : «
En 1117, elle fut endommagée par un tremblement de terre.
En 1215, la cathédrale fut reconsacrée par l’évêque
Poliziano. [...] L’église
se présente aujourd’hui très désorganisée en raison des
diverses destructions telluriques : par exemple le
tremblement de terre de Sannio de 1456 qui a détruit à
nouveau l’église, refaite par Mgr Silvio Pandone en 1513.
Encore une fois, le tremblement de terre désastreux de
Sant’Agata du 26 juillet 1805, [...] détruisit
presque complètement l’église ». Trois destructions
par tremblements de terre, trois reconstructions. C'est
beaucoup ! On déduit de ce discours que l'ensemble de
l'édifice est postérieur à 1805. Il faut cependant nuancer
fortement cette idée d'une destruction systématique et à
trois reprises car on nous apprend par ailleurs que « L’abside
de la crypte [...]
montre des éléments romans, qui sont supposés remonter au
XI e siècle. ». Ou que «
Les témoignages architecturaux sont bien visibles sur la
face sud-est, avec le portail fortifié et l'oculus central
». Ou encore que, lors du tremblement de terre
désastreux de 1805, « La
voûte a été détruite, de même que le clocher et une partie
de la façade. », ce qui laisse encore beaucoup de
parties non détruites par le tremblement de terre.
On est donc obligé de se poser la question de savoir si ces
réelles destructions ont été suivies de totales
reconstructions ou de (pas toujours) simples restaurations.
Nous avons la chance (ou plutôt la malchance) de posséder en
France des églises ayant subi de très forts bombardements
durant les deux guerres mondiales : la cathédrale de Reims,
la cathédrale de Rouen, l'église de la place du Vieux Marché
à Rouen, la cathédrale de Royan. Certaines ont été
restaurées, d'autres entièrement reconstruites. Comment
fait-on la différence ? N'importe qui pourrait le faire même
sans grandes compétences en architecture ; les deux
premières sont gothiques, les suivantes sont d'architecture
moderne. Nous pensons que la démarche pourrait être analogue
pour toute église ayant subi des destructions.
Dans le cas présent, le style de l'édifice est celui d'une
église à plan basilical, à nef à trois vaisseaux. Un plan
caractéristique d'une période préromane, avec des piliers
porteurs du vaisseau central de type R0001,
mais, peut-être, à l'origine, avant la construction des
voûtes, de type R0000.
Bien sûr, les parties hautes de l'édifice (voûtes, fenêtresà
font partie de la restauration postérieure à l'événement de
1805. Mais nous pensons qu'il n'en est pas de même pour les
parties basses.
Datation
envisagée pour la concathédrale de San Bartolomeo
de Campobasso à Bojano (édifice primitif) : an 700 avec un
écart de 200 ans.