L’église Santa Maria di Portonovo à Portonovo di Ancona
La page écrite en italien du site
Internet Wikipedia, relative à cette église, est très
documentée. Nous en conseillons la lecture à toute personne
qui pourrait visiter ce monument. Nous-mêmes n’avons pu le
faire, les images ci-dessous sont extraites d'Internet.
Voici des extraits de cette page, obtenus de l'italien par
un traducteur automatique, traduction éventuellement
corrigée par nos soins.
« La
question de la datation :
La datation de la construction est controversée :
- selon l’architecte Giuseppe Sacconi, Luigi Serra, M.
Marinelli et G. Aurini, l’église a été construite au XIesiècle.
- selon l’historien de l’art Wolfgang Krönig, la
construction remonte au milieu du XIesiècle.
- selon l'ingénieur Constantino Constantini, le bâtiment a
été entièrement reconstruit au XIIIesiècle.
Les premières informations sur le monastère et l’église de
Portonovo semblent remonter à 1034 : « En l'an de grâce
1034, un certain Stefano di Germano, de l'ancien château
Teobaldo Grimaldi dal Poggio, château du diocèse d'Ancône
le plus proche de ce lieu, fit don de 35 mesures de terre,
appelées à l’époque « modioli », afin que dans ce site où
l’on voit aujourd’hui encore les vestiges existants de
ladite abbaye et église, on édifie un temple à la Très
Sainte Vierge Marie : un acte de cette donation, fut
effectué par Michele, notaire d'Ancône, le 7 Juillet 1034,
acte dont une copie est située dans les archives des
Écritures du chapitre de saint Cyriaque d’Ancône ». Ce
document n’est malheureusement que cité car,
malheureusement, l’original a été perdu, et, par
conséquent, son authenticité n’est pas certaine. Selon
d’autres, l’abbaye a été donnée en 1038 à quelques
chanoines par le comte Hugues de Mezone, de la famille des
comtes Cortesi de Sirolo, avec son épouse Adelasia,
Amezone (ou Amizzo) de Maurice et Uffredo (ou Aufrid)
d’Amezone.
L’importance du monastère de Portonovo entre le XIe et le
XIIesiècle est démontrée par le fait que Saint Gaudentius
y est resté de 1030 jusqu’à 1042 environ. Celui-ci avait
été évêque d’Osséro, ou d’Osor, dans l’actuelle Croatie.
Sa fermeté dans la défense du caractère sacré du sacrement
du mariage l’avait forcé à s’éloigner de son évêché,
s’abritant d’abord à Rome, auprès du pape Benoît IX, puis
à Ancône, où il a demandé l’asile à la Communauté
bénédictine de Portonovo et où il portait la robe
monastique, la recevant des mains de saint Pier Damiani.
Son séjour au monastère de Santa Maria di Portonovo a
amélioré sa vie et, selon ce que les traditions
transmettent, sa spiritualité déjà élevée a été attestée
par son don pour les miracles. Il conclut son existence
dans la même abbaye, le 31 mai 1044, et y est enterré,
poursuivant son action thaumaturgique même après sa mort.
Les habtants d'Osor ne voulurent pas que leur évêque reste
loin d’eux et demandèrent son corps; ils n’eurent pas peur
de le voler, le ramenèrent dans leur ville, où il est
encore enterré, dans la cathédrale de l’Assomption de
Marie.
De même, les privilèges pontificaux répétés accordés à
l’abbaye par le pape Alexandre III en 1177, le pape Lucius
III en 1184 et le pape Honoré III en 1222, et divers
empereurs, témoignent de l’importance et de la richesse du
monastère de Portonovo. […]».
Nous n'avons que peu modifié cette traduction automatique.
Nous l'espérons compréhensible malgré certaines
imperfections.
Le texte précédent ne se prononce pas
sur la datation, évoquant plusieurs hypothèses. La dernière
qui propose une reconstruction de la totalité de l'édifice
au XIIIesiècle est selon nous totalement erronée. Les
constructions du XIIIesiècle sont gothiques et cette église
n'a rien de gothique.
Trois documents mentionnent l'existence de cette abbaye : en
1034, en 1038 et entre 1030 et 1042. Le document de 1034 qui
signalerait la construction d'un bâtiment dédié à
Sainte-Marie n'est pas sûr. De plus, il est en partie mis en
défaut par les autres documents. Si l'évêque d'Osor
s'installe à Portonovo entre 1030 et 1042, cela signifie que
l'abbaye est suffisamment riche, puissante et opérationnelle
pour accueillir un évêque. Et donc, en 1034, il devait y
avoir déjà des constructions à Portonovo.
Les images 1 et 2 de
l'extérieur, 6 et 8
de l'intérieur, font apparaître l'existence d'une nef à 5
vaisseaux. Le vaisseau central est couvert d'une voûte en
berceau plein cintre sur doubleaux plein cintre. Les
vaisseaux secondaires seraient couverts de voûtes d'arêtes.
Hormis les quatre piliers de croisée du transept, à section
rectangulaire, les piliers porteurs des vaisseaux sont des
colonnes cylindriques porteuses de chapiteaux dits «à
feuille d'eau». Les arcs reliant les piliers sont tous en
plein cintre.
Numérotons les vaisseaux à partir du Nord. On constate sur
l'image 2 que le
vaisseau 5 semble plus élevé que le vaisseau 4, ce qui
apparaît un peu paradoxal. Et de même, le vaisseau 1
pourrait être plus élevé que le vaisseau 2. De plus, le
vaisseau 5 est prolongé par une absidiole, ce qui n'est pas
le cas du vaisseau 4.
Notons enfin que la plupart des corps de bâtiments sont
décorés d'arcatures lombardes.
Notre hypothèse est que la construction primitive est
nettement antérieure à l'an mille. L'édifice d'origine
devait être formé d'une nef à trois vaisseaux et d'une
abside en prolongement du vaisseau central. Ultérieurement,
on aurait décidé d'ajouter deux corps de bâtiment pour
constituer une nef à 5 vaisseaux et trois absides en
prolongement.
Bien sûr, tout cela doit être vérifié sur place avec un plan
précis.
Datation
envisagée pour l'église Sainte-Marie de Portonovo :
an 900 avec un écart de 100 ans.