Église Sainte-Madeleine de Béziers : maquettes 

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Nous avons voulu imaginer quelle devait être l’évolution de l’église Sainte-Madeleine. Et la représenter à l’aide de maquettes. Le lecteur doit être indulgent vis-à-vis de ces maquettes. Il s’agit de maquettes d’étude qui ont été réalisées un peu rapidement. Il faut savoir que nous sommes confrontés à des choix. Soit nous étudions avec un très grand soin un très petit nombre d’édifices, soit nous survolons l’étude d’un très grand nombre d’édifices en espérant trouver des points de ressemblance entre eux. C’est cette seconde solution que nous avons choisie et nous estimons qu’elle commence à porter ses fruits.

Remarque : Les maquettes semblent plus hautes que dans la réalité, toutes proportions gardées. C’est voulu. En effet, il semble que l’église ait été enterrée de plusieurs mètres. De plus, on sait qu’il existe une salle souterraine qualifiée de « crypte ».


Les images 1,2, 3 et 4 montrent l’église de la Madeleine telle qu’elle devait être lors de sa construction (an 450 avec un écart estimé de 100 ans). On remarque sur l'image 4 la présence d’absidioles à côté de l’abside principale. Les fenêtres de ces absides sont étroites et rares. L’existence de telles fenêtres est une hypothèse basée sur des observations d’autres monuments. Très souvent, on a dans une abside antérieure à l’an 1000, une seule fenêtre qui est soit axiale (direction Est), soit dans la direction Sud-Est.


Les images de 5 à 12 servent à montrer comment on a inventé le transept. L’idée était de poser un toit à double pente sur chaque collatéral de la première travée. Pour que le toit soit soutenu, il faut poser une arcade en travers du collatéral. C’est ce qui est détaillé dans ces images de 5 à 12.


Sur l'image 12, on peut voir la forme du transept tel qu’il devait être lors de son édification vers l’an 850 (avec une erreur estimée de 150 ans). Au niveau du chevet, une seule abside a été indiquée. Mais nous envisageons à présent que le chevet précédent, formé d’une abside et de deux absidioles, a été conservé.

L'image 13 représente les transformations effectuées durant la première moitié du XIesiècle (c’est du moins la datation que nous envisageons). Ces transformations ont été décelées grâce au style des corniches. Ce sont les suivantes : les absidioles et peut-être aussi l’abside principale ont été supprimées et l’ensemble a été remplacé par une seule grande abside pentagonale. Sur le pourtour de cette abside sont accolées de grandes arcades qui permettent d’élargir l’assise du toit. Au centre de chaque arcade est percée une large baie. C’est l’existence de ces grandes baies qui nous incite à envisager une datation relativement tardive (XIesiècle). Plus tôt (bien avant l’an 1000), les baies auraient été plus étroites. Plus tard, l’abside aurait été dotée d’un déambulatoire.

En même temps que le chevet, il y a eu aménagement de tours sur les croisillons du transept. Les murs ont sans doute été doublés à cette occasion. Il est possible que la tour Nord n’ait pas eu l’élévation que l’on voit sur l’image. Par contre, concernant la tour Sud, l’élévation doit correspondre. Le projet initial devait comporter deux tours identiques (comme sur l’image) mais il est possible que seule une partie du projet ait été réalisée et que la tour de droite n’ait pas été achevée comme elle apparaît actuellement.


Sur l'image 14 , on voit apparaître l’étage du clocher à plan octogonal, datable du XIIesiècle. Cet étage est recouvert d’un toit en charpente. Et ce n’est que plus tard au XIVeou au XVesiècle qu’une flèche de pierre remplace ce toit charpenté (image 15).