Les églises dédiées à Notre-Dame de l'Assomption (page 2/2)
• France • Occitanie • Article précédentDans la page précédente, nous avons
cherché à identifier les églises dédiées à Notre-Dame de
l'Assomption du département de l'Hérault. À identifier, mais
aussi à comprendre, en relevant tout détail susceptible
d'apporter des explications. L’idée auparavant émise dans la
page « Conclusions
sur les monuments des Pouilles » était que les églises
dédiées à Notre-Dame de l'Assomption pouvaient être des «
églises-sièges » de paroisses primitives, voire d'anciens
évêchés. L'étude sur l'Hérault a conforté cette impression.
Qui plus est, lors de cette page, nous avons émis une autre
idée : les Vierges romanes, assises sur un trône et portant
l'Enfant Jésus pourraient être aussi des représentations de
Notre-Dame de l'Assomption.
Mais l'étude sur le département de l'Hérault est à la fois
partielle et en partie faussée par le fait que ce
département est le résultat d'un découpage administratif qui
ne correspond pas aux divers découpages d'origine. Il était
donc nécessaire de poursuivre l'étude sur d'autres
départements de la région Occitanie afin d'obtenir une plus
grande vue d'ensemble et d'effectuer des comparaisons.
La vue d'ensemble, nous l'avons sur la carte ci-dessous de
la région Occitanie :
Occitanie
Les résultats obtenus à partir de la carte de la région Occitanie
Rappelons tout d'abord la signification des couleurs de drapeaux.
En bleu : les cathédrales. Ce sont les églises où se trouve le siège (la cathèdre) de l'évêque. Certaines d'entre elles sont d'anciennes cathédrales. Nous n'avons indiqué que celles qui étaient des cathédrales avérées. Il arrive parfois que des collégiales soient appelées cathédrales sans qu'il y ait certitude sur les dénominations.
En vert foncé : les églises dédiées à Notre-Dame de l'Assomption.
En rouge : les sièges titulaires. Il s'agit d'édifices ayant été, durant une période donnée, occupés par des évêques mais l'affectation a disparu et le souvenir même qu'on avait d'une cathédrale s'est éteint. En Occitanie, nous ne connaissons que deux sièges titulaires, à Saint-Papoul (Aude) et Le Vigan (Gard). Il faut cependant les mentionner car dans d'autres régions du Monde romain, les sièges titulaires sont beaucoup plus fréquents (exemple : la Tunisie).
Éléments de lecture de cette carte
Des zones de forte densité. Cela concerne principalement le Sud-Ouest de l'Occitanie contenant les départements des Hautes-Pyrénées et de l'Ariège, les suds des départements du Gers et de Haute-Garonne.
Des zones de faible densité. Elles sont plus difficiles à identifier. Cela peut être des zones montagneuses (Corbières, Montagne Noire, Cévennes, Causses). Mais aussi les territoires autour des cathédrales. Et parfois des absences inattendues de tels édifices : ainsi pour le territoire à l'intérieur du quadrilatère formé par Condom, Lectoure, Auch et Éauze.
Nous essaierons de donner un peu plus loin une interprétation de ces différences de densités d'édifices. Dans l'immédiat, nous allons faire une étude comparée entre départements.
Résultats par départements
A | B | C | D | E | F | G | H | I | J |
Départements
|
Nombre d'églises |
Dédiées à N.D. en général |
Dédiées à N.D. sans autre attribution... |
Dédiées à N.D. avec attribut : Grâce ou Vie de la Vierge |
Dédiées à la Natalité de la Vierge |
Dédiées à N.D. de l'Assomption | % C/B | % G/B | % G/C |
Ariège | 383 | 76 | 18 | 3 | 19 | 36 | 19,8 | 9,4 | 47,4 |
Aude | 547 | 101 | 51 | 4 | 6 | 40 | 18,5 | 7,3 | 39,6 |
Aveyron | 677 | 92 | 40 | 9 | 5 | 38 | 13,6 | 5,6 | 41,3 |
Gard | 677 | 58 | 39 | 9 | 0 | 10 | 8,6 | 1,5 | 17,2 |
Haute-Garonne | 693 | 105 | 44 | 15 | 15 | 31 | 15,2 | 4,5 | 29,5 |
Gers | 630 | 76 | 22 | 14 | 11 | 29 | 12,1 | 4,6 | 38,2 |
Hérault | 515 | 92 | 39 | 10 | 8 | 35 | 17,9 | 6,8 | 38 |
Lot | 508 | 68 | 20 | 13 | 0 | 35 | 13,4 | 6,9 | 51,5 |
Lozère | 224 | 35 | 12 | 6 | 5 | 12 | 15,6 | 5,4 | 34,3 |
Hautes-Pyrénées | 530 | 95 | 10 | 0 | 13 | 72 | 17,9 | 13,6 | 75,8 |
Pyrénées-Orientales | 497 | 86 | 60 | 8 | 5 | 13 | 17,3 | 2,6 | 15,1 |
Tarn | 586 | 106 | 75 | 9 | 3 | 19 | 18,1 | 3,2 | 17,9 |
Tarn-et-Garonne | 407 | 59 | 17 | 9 | 12 | 21 | 14,5 | 5,2 | 35,6 |
Total | 6874 | 1049 | 447 | 109 | 102 | 391 |
Le tableau ci-dessus affiche certains résultats. Donnons-en
la traduction :
Colonne A
: liste des 13 départements de la région Occitanie.
Colonne B
: nombre d'églises (total).
Colonne C
: nombre d'églises dédiées à Notre Dame (total).
Dans une ligne donnée du tableau, le contenu de la colonne C
est la somme des contenus des 4 colonnes de D à
G suivantes :
Colonne D
: nombre d'églises dédiées à Notre Dame sans autre
attribution qu'une éventuelle localisation (Notre-Dame du
Suc, Notre-Dame de la Garrigue).
Colonne E
: nombre d'églises dédiées à Notre Dame citant un don ou une
grâce de la Vierge (N.D. des Grâces, N.D. des Douleurs,
Immaculée Conception) ou un événement de la Vie de la Vierge
(l'Annonciation, la Visitation, la Présentation la
Nativité). Mais à l'exclusion de deux événements : la
Natalité de la Vierge et l'Assomption.
Colonne F
: nombre d'églises dédiées à la Natalité de la
Vierge.
Colonne G
: nombre d'églises dédiées à Notre Dame de l'Assomption.
À ces colonnes, nous avons ajouté trois colonnes de
pourcentages :
Colonne H
: pourcentage C/B
(nombre d'églises dédiées à Notre Dame / nombre total
d'églises).
Colonne I : pourcentage G/B
(nombre d'églises dédiées à Notre Dame de l'Assomption/
nombre total d'églises).
Colonne J
: pourcentage G/C
(nombre d'églises dédiées à Notre Dame de l'Assomption/
nombre total d'églises dédiées à Notre-Dame).
Enfin nous avons réservé une ligne pour la somme des
effectifs des colonnes de B
à G.
Éléments de lecture de ce
tableau
Lorsque nous avons abordé cette étude sur les dédicaces
d'églises à la Vierge Marie, en commençant par les
département de l'Hérault, nous avons été surpris par deux
découvertes. D'une part, les églises dédiées à des
événements de la Vie de la Vierge autres que l'Assomption
semblaient peu nombreuses. D'autre part, un événement de la
Vie de la Vierge nous était révélé : la Nativité de Marie.
Nous avons au début eu des doutes. Eh bien non ! C'est bien
la naissance de Marie qui est ainsi célébrée et non celle de
Jésus. Et il ne s'agit pas d'un petit événement : le total
de la colonne E
(109)
est sensiblement égal à celui de la colonne F
(102). Un seul
événement de la Vie de la Vierge (sa naissance) est aussi
important que l'ensemble de tous les autres hormis
l'Assomption. Et qui plus est, la plupart de ces autres
événements de la Vie de la Vierge ne concernent pas à
proprement parler cette vie, mais ses Grâces (Pitié,
Purification, Douleurs,...) et sont, en général, de
tradition récente. La célébration de la Nativité de la
Vierge serait elle-même aussi de tradition relativement
récente, et beaucoup d'églises concernées par ces dédicaces
seraient de construction récente.
En conséquence, la seule dénomination dans laquelle le nom
de la Vierge est associée, soit à un dogme, soit à un
événement de la Vie de la Vierge est la dédicace à
Notre-Dame de l'Assomption. Il reste à comparer le nombre de
dédicaces à Notre Dame (sans autre précision) et le nombre
de dédicaces à Notre-Dame de l’Assomption. Ces nombres sont
presque les mêmes : 447
pour le premier, 391
pour le second. Nous envisageons deux possibilités
non contradictoires : que certaines des églises du premier
groupe aient été primitivement dédiées à Notre Dame de
l'Assomption, mais qu'au cours du temps, l'épithète « de
l'Assomption » ait été oubliée. La deuxième hypothèse est
que ces églises dédiées à la Sainte Vierge aient fait
l'objet d'une dévotion particulière à la Sainte Vierge,
comme il en existe actuellement pour Notre Dame de Lourdes.
Une autre observation peut être faite sur le nombre total
d'églises par départements (colonne B).
On constate que ce nombre varie assez fortement puisqu'il
passe de 224 (Lozère) à 693 (Haute-Garonne). Soit trois fois
plus. Mais ceci est probablement dû à une différence
démographique importante entre ces deux départements
(actuellement la Haute-Garonne est 18 fois plus peuplée que
la Lozère).
Concernant la colonne
H (le pourcentage de l'effectif des églises
consacrées à la Vierge Marie par rapport à l'effectif
total), la moyenne se situe à 15,5. Avec des écarts parfois
difficilement explicables, comme celui entre deux
départements voisins, le Gers (12,1) et l'Ariège (19,8).
Mais le pourcentage le plus surprenant est celui du Gard
(8,6). Il est cependant explicable. Dans le département du
Gard, la communauté protestante est fortement représentée.
Les protestants sont peu favorables au culte de la Vierge
Marie ainsi qu'à celui des saints dont la vie est plus ou
moins légendaire. Bien que les dédicaces soient faites par
les catholiques, il est possible que ceux-ci aient été
influencés par les protestants et on constate que les
dédicaces autres que celles à Notre Dame concernent
principalement des saints dont l'existence est avérée : les
apôtres, Saint Étienne, Saint Martin.
Pour terminer la lecture de ce tableau, examinons la colonne
J
qui nous donne le pourcentage de l'effectif des églises
dédiées à Notre-Dame de l'Assomption par rapport à
l'effectif total de celles dédiées à la Vierge. Certaines de
ces données sont très évocatrices.. Ainsi celle concernant
le Lot (51,5) et plus encore les Hautes-Pyrénées (75,8). Ces
deux évaluations donnent du crédit à l'hypothèse que nous
avons formulée ci-dessus : initialement toutes les églises
étaient dédiées à Notre Dame de l'Assomption. Avec, en
parallèle, une autre hypothèse : la dédicace à Notre-Dame de
l'Assomption traduisait l'indépendance du célébrant par
rapport à d'autres autorités ecclésiastiques, chacune de ces
églises étant autocéphale. Cette autonomie des églises a
fini par disparaître et, petit à petit, le vocable « de
l'Assomption » a été oublié. Dans le même temps, la dévotion
à la Vierge Marie s'est affirmée. On le devine dans les
représentations sculptées à partir du XIVe
siècle. La Vierge Marie est devenue le symbole de la douceur
et de la maternité. Les églises nouvelles lui ont été
dédiées mais avec des vocables différents de celui de «
l'Assomption ». Comment expliquer le faible pourcentage du
Gard (17, 2), des Pyrénées-Orientales (15, 1) et du Tarn
(17, 9) ? On a déjà eu l'occasion de parler du caractère
particulier du département du Gard. Pour les deux autres
départements, des conditions particulières à ces
départements ont pu jouer.
Le détail par département
Ariège


Sur cette carte du département de l'Ariège, la répartition des églises ne semble pas homogène, certaines zones étant plus densément occupées que d'autres. Cependant on constate que la carte de ces églises se superpose à celle des vallées qui, à l'heure actuelle encore, sont plus peuplées que les sommets. Elle se superpose aussi à la carte des églises romanes de l'ouvrage Pyrénées Romanes de la collection Zodiaque. Petit problème cependant : la coïncidence n'est pas parfaite. Les églises ne sont pas à des emplacements identiques. Une explication à cela : les églises de l'ouvrage Pyrénées Romanes sont des églises identifiées comme romanes (du XIe ou XIIe siècle) sélectionnées selon des critères propres à l'architecture romane (nef et absides voûtées, sculptures typiques). Les églises dédiées à Notre-Dame de l'Assomption seraient d'une architecture plus archaïque et donc dépourvues d'intérêt. Sans compter le fait que, plus anciennes, elles ont dû faire l'objet de plus de réfections voire d'une totale reconstruction.
Aude



Avant de réaliser la carte du département de l'Aude, nous avions imaginé que la plupart des églises consacrées à Notre-Dame de l'Assomption se situeraient dans des zones de moyenne montagne (principalement le Minervois et les Corbières). Nous pensions en effet que, dans le but de garantir des frontières à la Septimanie (Carcassonne, Narbonne, Béziers, Agde, Lodève et peut-être Maguelonne), ces zones seraient occupées par des peuples rudes indépendants des villes. Le résultat n'est pas tout à fait celui que nous avions envisagé mais il se révèle peut être plus intéressant encore. Il semblerait en effet que la Septimanie ait eu plus à craindre de ses frontières Est que Ouest. Plusieurs cartes ou noms de lieux en témoignent. Auparavant, remarquons que nous sommes confrontés à des contradictions. D'une part, le Catalogue des Provinces Romaines nous apprend que Toulouse fait partie de la Province de Narbonnaise Première contenant, outre la ville de Toulouse, Carcassonne et d'autres villes à l'Ouest de Carcassonne. D'autre part, plusieurs cartes ou itinéraires signalent l'existence d'une frontière entre Carcassonne et Toulouse qui passerait aux alentours de Bram (dont le nom latin Eburomagus pourrait signifier « Marché de la frontière »). Nous pensons qu'il y a bien eu une frontière entre Toulouse et Carcassonne. Au VIe siècle, à deux reprises, la ville de Carcassonne a été attaquée par les Francs, sans que, semble-t-il, Toulouse intervienne.
Or, sur la carte ci-dessus nous voyons apparaître, au Nord-Ouest du département, une ligne d'églises proches les unes des autres (de haut en bas : les Brunets, Issel, Souillanels, Airoux, Baraigne, Fajac la-Relenque, Molandier). On peut ajouter à cette liste, au Sud Gaudiès (Ariège) et surtout près de Castelnaudary, Saint-Papoul, qui est un siège titulaire (ancien évêché). La ligne s'arrête brusquement au Nord, à la Montagne Noire, où devaient se trouver des fortifications.
Les autres églises sont réparties principalement à proximité des grandes voies de communication : entre Carcassonne et Narbonne, entre Carcassonne et Alet-les-Bains. Notons que les églises de Rieux-Minervois, Fangeaux ont été probablement des cathédrales.
Aveyron


Sur cette carte de l'Aveyron, les églises consacrées à Notre-Dame de l'Assomption nous semblent uniformément réparties. Il nous est difficile d'effectuer une quelconque évaluation. L'idéal serait de procéder à une visite systématique de ces églises qui semblent être de peu d'intérêt si l'on en juge par le témoignage des cartes routières. Mais le « peu d'intérêt » ne concerne peut-être que le plan architectural et non le plan historique.
Gard



Sur cette carte du département du Gard, les églises dédiées à Notre-Dame de l'Assomption apparaissent rares. Nous avons auparavant donné une explication à cela. Nous notons deux particularités. Au Sud d'une ligne de Vauvert à Avignon, il n'y a pas d'église dédiée à Notre Dame de l'Assomption (du moins dans le Gard, il pourrait y en avoir dans le département voisin des Bouches-du-Rhône). Cela peut être le fait du hasard. Mais aussi parce que c'est la zone de la Camargue qui était peut-être sous les eaux au moment de l'édification de ces églises. Une deuxième particularité : les deux églises de Fontarèches et de la Bruguière sont très proches (2 km). C'est surprenant mais pas exceptionnel. Nous aurons l'occasion d'en reparler.
Haute-Garonne


La répartition des églises est assez problématique. D'importantes portions du territoire en sont privées alors que cette absence ne peut être justifiée par une pauvreté des terroirs. Deux points ont retenu notre attention. Il y a deux églises sur Toulouse, l'une dédiée à Notre Dame de l'Assomption, l'autre étant la cathédrale Saint-Étienne. Cette accumulation d'églises ne nous gêne pas. Bien au contraire ! Le poète latin du IVe siècle, Ausone, décrit la ville de Toulouse comme étant la ville qui rassemble cinq villes en une seule. Cela signifie qu'il y avait probablement cinq quartiers et une église (au moins) dans chaque quartier. Le deuxième point est le suivant : il y a au Sud du département une chaîne d'églises proches les unes des autres (Encausse-les-Thermes, Couret, Montastruc-de-Salles, Castelbiague, Cassagnède et Marsoulas). Est-ce le fait du hasard ? En tout cas, la route qui les réunit ne semble pas occuper une vallée.
Gers


Nous avons auparavant constaté que le Nord du département, où sont installées les cathédrales de Condom, Lectoure, Auch et Lectoure, est moins pourvu d'églises dédiées à Notre-Dame de l'Assomption que le Sud. Nous avons déjà observé dans le Gard la particularité suivante : deux églises très proches l'une de l'autre sont toutes deux consacrées à Notre Dame de l'Assomption. C'est le cas dans le Gers pour les églises du Garanné et d'Artiguedieu, toutes deux à Seyssan. Et aussi pour les églises de Manas et de Bastanous, toutes deux sur la commune de Manas-Bastanous. Fait exceptionnel, nous avons pu visiter et décrire les églises du Garanné et de Bastanous, sans savoir qu 'elles étaient dédiées à Notre-Dame de l'Assomption et avant que nous nous soyons intéressés aux églises ainsi dédiées. En fait, nous ne sommes pas certains que celle du château du Garanné ait été consacrée à Notre-Dame de l'Assomption car il y a eu succession de trois églises (à des emplacements différents), la première étant celle du château. Chacune de ces deux églises était caractérisée par la pauvreté de l'architecture et de la décoration (aucune des deux n'avait mérité un commentaire dans un ouvrage sur l'art roman) mais aussi par son ancienneté (antériorité à l'an mille).
La découverte que nous avons faite de deux édifices dédaignés par les spécialistes, mais probablement très anciens, nous fait espérer d'autres découvertes. N'oublions pas que nous avons dénombré 391 édifices dédiés à Notre Dame de l'Assomption.
Hérault Nous avons étudié ce département dans la page précédente.
Lot


Tout comme pour l'Aveyron, il nous est difficile de parler de ces églises du département du Lot sans avoir visité au moins une partie d'entre elles. Tout ce que nous pouvons dire, c’est que bon nombre d'entre elles se situent dans de très petites agglomérations et qu'elles sont considérées de peu d'intérêt architectural.
Lozère


Il n'est pas surprenant que la Lozère soit peu dotée d'églises. Une grande partie du territoire est formée de Causses peu fertiles. Le petit nombre d'édifices ne permet pas d'établir une statistique crédible.
Hautes-Pyrénées


Ce département situé à l'extrémité Ouest de la région Occitanie est limitrophe de la région Nouvelle Aquitaine. Il contient un nombre important d'églises dédiées à Notre-Dame de l'Assomption. On peut espérer que les départements voisins des Landes et des Pyrénées-Atlantiques contiennent aussi un nombre important de ces églises. Si tel est le cas, l'étude doit se faire sur l'ensemble des département en y incluant une partie du Gers et de la Haute-Garonne. Nous réservons donc cette étude à plus tard.
Pyrénées-Orientales


Nous sommes surpris par la rareté des églises de ce département consacrées à Notre-Dame de l'Assomption. D'où cela vient-il ? On s'attendrait à une chaîne d'églises remontant les vallées du Tech, de le Têt et de l'Agly. Mais rien de tel. Et par contre, une petite surprise. Que vient faire une église Notre-Dame de l'Assomption dans le village du Barcarès qui n'existait probablement pas dans les temps anciens (altitude maximum : 4m) ?
Tarn


Le caractère dispersé et la rareté des églises de ce département dédiées à Notre-Dame de l'Assomption pose problème. D'où cela vient-il ? On peut penser qu'il y en ait peu au Sud du département, à Revel et Mazamet, à cause de la Montagne Noire, région pauvre. De même les évêques d'Albi, de Castres ou de Lavaur ont pu empêcher la création d'églises indépendantes proches des villes dans lesquelles ils siégeaient. Cependant, il existe de vastes zones à l’Ouest de Gaillac et au Nord de Rabastens privées d'églises dédiées à Notre-Dame de l'Assomption, sans qu'on puisse l'expliquer par la pauvreté du lieu ou la présence d'une cathédrale à proximité.
Tarn-et-Garonne


Par manque de carte spécialisée, nous ne pouvons faire d'étude sur ce département. Cette étude est donc reportée à une date ultérieure.