L'église Sainte-Réparate de Santa-Reparata-di-Balagna (Haute-Corse)
Petite information concernant les églises de Corse
La Corse est une des régions de France que nous ne
connaissons que très peu : un seul séjour d'une semaine,
principalement consacré à des occupations familiales. En
conséquence, les principaux renseignements ou images que
nous avons sur les monuments de cette région sont issus de
sites Internet. Lire la
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L'église Sainte-Réparate
de Santa-Reparata-di-Balagna
Nous n'avons pas visité cette église. Les images ci-contre
sont extraites de la galerie d'images de Google, elles-mêmes
issues de divers sites Internet.
Selon le site Corse
Romane : « [...]
Santa Reparata fit l’objet d’un culte très populaire au XIe
siècle : cette sainte martyre aurait été torturée et
décapitée à Césarée en Palestine sous Dèce (mort en 251).
Le visiteur pressé pourrait passer à côté de cette église
aux allures baroques sans se rendre compte des origines
romanes ou même préromanes. Agrandi en 1538, date
mentionnée sur le linteau de la porte occidentale, et doté
d’un clocher au XVIIe siècle, l’édifice
présente encore une abside typiquement romane. On en
reconnaît les caractéristiques : des blocs bien
appareillés de couleur noire et jaune réparties d’une
façon aléatoire, fenêtres avec leur archivolte (celle du
mur sud entaillée d’un arc brisé, celle de l’abside
décorée d’arcs concentriques en plein cintre : image 3),
une croix ajourée sur le fronton est. À côté de la croix,
une curieuse pierre sculptée présente des animaux
affrontés (quadrupèdes à droite, oiseaux à gauche)
(images 4 et 5).
[...]
L’abside,
reposant sur une arase importante, est datable du 3e
quart du XIe siècle mais elle remplace
peut-être un édifice plus ancien (du Xe
siècle), celui qui existait sans doute en 1095 et qui a
fait l’objet d’une donation au monastère bénédictin de
l’île de la Gorgone par l’évêque d’Aléria, Landolfus,
donation renouvelée trois ans plus tard. [...]
»
Il nous est difficile d'évaluer cette
église. Relisons le texte ci-dessus : « L’abside,
reposant sur une arase importante, est datable du 3e
quart du XIe siècle mais elle remplace
peut-être un édifice plus ancien (du Xe
siècle), celui qui existait sans doute en 1095 ».
Il y a là une contradiction apparente consécutive d'une
probable « coquille » : si l'abside est datable du 3e
quart du XIe siècle, cela signifie qu'elle
existait en 1095. Et donc elle ne peut pas se remplacer
elle-même. Par ailleurs, qu'est-ce que l'auteur appelle
abside ? S'agit-il du corps de bâtiment à plan
semi-circulaire ? Ou de l'ensemble formé du chœur
semi-circulaire et de l’avant-chœur rectangulaire, ensemble
faisant office d'abside pour l'église baroque ? Dans ce
deuxième cas, il semblerait bien que cet ensemble constitue
un tout homogène. Ce serait l'ancienne chapelle constituée
d'une nef rectangulaire et d'une abside semi-circulaire. Sur
ce point, le plan de l'image
1 se révèle significatif. Nous pensons que c'est
cette chapelle qui existait en 1096. Date-t-elle du 3e
quart du XIe siècle ? C'est moins évident. Nous
ne sommes pas compétents sur ce point.
Cette chapelle antérieure à 1096 a-t-elle remplacé un
édifice plus ancien ? C'est difficile à prouver. Cependant,
la pierre sculptée de l'image
5 n'était probablement pas à l'origine en cet
emplacement. Ce pourrait être le linteau d'une porte ou
d'une fenêtre. Elle témoigne d'un net archaïsme (absence des
pattes des oiseaux). Cependant, en absence d'autres indices,
nous ne pouvons nous prononcer sur l'existence d'une
chapelle antérieure à celle-ci.
Datation envisagée
pour l'église Sainte-Réparate de Santa-Reparata-di-Balagna :
an 1050 avec un écart de 100 ans.