L'église Santa Maria Assunta de Canari (Haute-Corse) 

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Petite information concernant les églises de Corse

La Corse est une des régions de France que nous ne connaissons que très peu : un seul séjour d'une semaine, principalement consacré à des occupations familiales. En conséquence, les principaux renseignements ou images que nous avons sur les monuments de cette région sont issus de sites Internet. Lire la suite...



L'église Santa Maria Assunta de Canari

Nous n'avons pas visité cette église. Les images de cette page sont issues des galeries d'images de Google, provenant elles-mêmes de plusieurs sites Internet.

Selon le site Internet Corse Romane, cette église est « typique de la fin du XIIe, début du XIIIe siècle ». Elle a « gardé son caractère roman malgré un profond remaniement au XVIIIe siècle. Elle se caractérise par sa frise d’arcs reposant sur des modillons faisant le tour de l’édifice et par la présence de nombreux masques et visages humains naïfs. »

Nous avouons notre incompréhension en présence de cette église. Le décor d'arcades ressemble à celui d'arcatures lombardes, mais ce ne sont pas là de vraies arcatures lombardes. Les arcs de ces arcatures ont été remplacés par des blocs massifs taillés en forme d'arc. Nous avons déjà eu l'occasion de voir des arcatures lombardes dont les arcs encadrent un bas-relief en demi-disque : à San Giovanni Battista de Carbini (Corse) et à Saint-Pierre-de-Rhèdes (Hérault), mais rien de tel qu'ici. À cela s'ajoute l'archaïsme des sculptures : principalement des têtes humaines, d'inspiration peut-être celtique. Ce caractère archaïque des sculptures n'est pas forcément signe d'une ancienneté. Nous avons constaté à de nombreuses reprises que des œuvres de facture maladroite pouvaient être relativement récentes. Seule la sculpture de l'image 9 semble remonter au premier millénaire. Nous avons cru y voir les représentations anthropomorphiques de la lune et du soleil. Mais d'autres y voient le thème classique du Péché Originel. D'autres interprétations sont possibles : le personnage de droite aux bras levés pourrait être un orant.

Selon plusieurs sites Internet, les deux chapelles latérales dateraient du XVIIIe siècle. Cela nous étonne un peu. Car d'après la vue aérienne (image 1), les deux chapelles symétriques dessinent avec la nef une croix latine presque parfaite. Le plan ressemble fortement à celui d'un grand nombre d'églises romanes du XIIe siècle (nef unique dotée d'un transept débordant avec deux absidioles greffées sur les branches du transept ; abside semi-circulaire). Et, inversement, au XVIIIe siècle, on ne se préoccupe pas de symétries : quand l'église est ancienne et qu'on a besoin d'une sacristie, on construit une sacristie aux abords du chœur. Quand on a besoin de trois chapelles, on les construit où on peut, côté Nord ou côté Sud. Cependant, il est toujours possible qu'au XVIIIe siècle, un curé ait voulu renouer avec les traditions du XIIe siècle.


Datation envisagée pour l'église Santa Maria Assunta de Canari : an 1175 avec un écart de 75 ans.