Diverses églises d’Ille-et-Vilaine susceptibles de dater du 1er millénaire (page 1/2)
Les
édifices
étudiés
dans
cette
page
concernant
le
département
d’Ille-et-Vilaine
n’ont
pas
été
visités.
Leurs
images,
en
général
des
copies
d’écran
Internet,
servent
à
expliquer
et
à
justifier
les
datations.
Ces
images
ne
peuvent
remplacer
une
visite
in
situ.
Les
quatre
églises
décrites
dans
cette
page
sont
:
l’église
Saint-André
d’Antrain,
l’église
Notre-Dame
de
l'Assomption
d’Arbrissel,
l’église
Saint-Pierre
de
Langon,
l’église
Notre-Dame
de
Livré-sur-Changeon.
L’église
Saint-André
d’Antrain
Dans
cette
église
signalée
comme
romane,
seule
la
croisée
du
transept
apparaît
comme
étant
romane.
Et
encore,
il
s’agit
d’un
art
roman
relativement
tardif,
car
les
arcs
principaux
du
transept
sont
brisés.
L'image
6
montrant
un
décalage
dans
les
rangées
de
chapiteaux
fait
envisager
deux
étapes
dans
la
construction
de
ce
transept.
Il
arrive
souvent
que
la
croisée
soit
faite
en
premier,
mais
sans
voûtement.
Le
voûtement
en
croisée
d’ogives
ou
en
coupole
est
effectué
ultérieurement.
Mais
nous
ne
pouvons
pas
vérifier
si
c’est
le
cas
pour
cette
église.
Toujours
est-il
que,
même
si
cette
croisée
est
romane,
il
nous
est
difficile
de
déterminer
la
datation
du
reste
de
l’église.
D’une
façon
générale,
une
croisée
de
transept
ne
peut
être
isolée
:
elle
fait
partie
du
corps
d’une
église.
L’architecte
qui
a
construit
la
première
église
n’a
pas
décidé
de
bâtir
une
croisée
sans
nef
ni
chevet.
En
fait,
c’est
plutôt
le
contraire
qui
s’est
produit.
La
première
église
était
constituée
d’une
nef
et
d’un
chœur
et
ce
n’est
qu'ultérieurement
que
le
transept
et,
peut-être,
un
nouveau
chevet,
ont
été
édifiés.
On
a
donc
deux
possibilités.
La
première
des
deux
consiste
à
dire
que
la
nef
actuelle
est
la
nef
primitive,
le
transept
ayant
été
construit
après.
Pour
la
deuxième
possibilité,
cette
nef
primitive
de
moindre
qualité
ou
considérée
comme
démodée
a
été
remplacée
par
une
construction
plus
récente.
Et
ce,
bien
après
la
construction
du
transept.
Au
vu
des
images,
il
nous
est
impossible
de
trancher
entre
les
deux
options.
La
seule
évaluation
que
nous
pouvons
faire
est
celle
du
transept.
Datation
envisagée
pour
le
transept
de
l’église
Saint-André
d’Antrain
:
an
1150
avec
un
écart
de
50
ans.
L’église
Notre-Dame
de
l'Assomption
d’Arbrissel
Cette
église
ressemble
beaucoup
à
l’église
précédente
d'Antrain.
En
particulier
par
sa
façade
Ouest.
Il
existe
cependant
une
différence
:
il
n’y
a
pas
de
transept.
On
peut
donc
penser
que
cette
église
est
antérieure
au
transept
d’Antrain.
Datation
envisagée
pour
l’église
Notre-Dame
de
l'Assomption
d’Arbrissel
(en
attente
d’une
meilleure
information)
:
an
1050
avec
un
écart
de
100
ans.
L’église
Saint-Pierre
de
Langon
En
absence
d’éléments
déterminants,
comme
des
modillons
ou
des
chapiteaux,
la
datation
du
chevet
(images
15
et
16)
s’avère
délicate.
Mais
il
est
bien
possible
que
cette
absence
d’éléments
sculptés
soit
caractéristique
d’églises
dites
«
carolingiennes
»
antérieures
aux
églises
romanes.
L'image
13
fait
apparaître
une
continuité
entre
la
nef
à
trois
vaisseaux
et
le
chevet,
lui
aussi
tripartite.
Cette
continuité
est
rompue
par
le
puisant
clocher
et
une
chapelle
latérale.
L’une
et
l’autre
de
ces
deux
constructions
ne
semblent
pas
être
les
ébauches
d’un
transept.
Les
images
16
et
17
de
l’intérieur
de
l’église
nous
apprennent
que
la
nef
est
bien
à
trois
vaisseaux
charpentés.
Le
vaisseau
principal
est
porté
par
des
piliers
rectangulaires
de
type
R1010
(ce
qui
signifié
que,
à
l’origine,
il
n’était
pas
prévu
de
voûter
cette
nef).
Ces
piliers
portent
des
impostes
et
non
des
chapiteaux,
comme
dans
les
églises
romanes
(postérieures
à
l’an
mille).
Sur
l'image
16,
on
peut
voir
que
l’arc
triomphal
est
brisé.
Cet
arc
a
sûrement
été
ajouté
afin
de
supporter
le
clocher
gothique.
Par
contre,
on
peut
voir
à
travers
cet
arc
un
autre
arc,
l’arc
absidal,
séparant
la
base
du
clocher
de
l’abside
principale.
Selon
nous,
cet
arc,
en
plein
cintre,
pourrait
être
l’arc
triomphal
de
l’église
primitive
(dans
laquelle
il
n’y
avait
pas
de
clocher
ni
de
transept).
Datation
envisagée
pour
l’église
Saint-Pierre
de
Langon
:
an
900
avec
un
écart
de
150
ans.
L’église
Notre-Dame
de
Livré-sur-Changeon
Pour
cette
église,
nous
ne
disposons
pas
d’éléments
suffisants
pour
permettre
d’envisager
une
datation.
La
nef
n’est
pas
voûtée
mais
charpentée.
Une
telle
particularité
ferait
envisager
une
haute
datation.
Mais
on
a
pu
construire
des
nefs
charpentées
à
des
époques
tardives
comme
le
XVesiècle.
Et
il
semble
bien
que
les
piliers
graciles
et
les
arcs
brisés
datent
de
cette
période
(image
19).
Cependant,
on
voit
sur
la
même
image
que
les
arcs
faisant
communiquer
les
trois
vaisseaux
de
la
nef
avec
le
transept
sont
en
plein
cintre
et
non
portés
par
des
chapiteaux.
Ces
trois
arcs
pourraient
être
préromans.
Il
existe
dans
cette
église
une
dalle
sculptée
(probablement
un
couvercle
de
sarcophage
:
image
24).
Elle
représente
une
croix
pattée
hampée
encadrée
par
deux
colonnes.
La
plus
grande
des
deux
porte
une
sorte
de
chapiteau.
Datation
envisagée
pour
cette
dalle
sculptée
:
an
650
avec
un
écart
supérieur
à
150
ans.
Compte
tenu
de
l’imprécision
dans
laquelle
nous
nous
trouvons,
la
datation
envisagée
pour
l’église
Notre-Dame
de
Livré-sur-Changeon
est
:
an
950
avec
un
écart
de
150
ans.