L’église Saint-André-le-Bas de Vienne
Voici sur cette église, ce que nous
apprend la page qui lui est consacrée sur le site Internet
Wikipedia : « L'église
Saint-André-le-Bas a été édifiée sur une plateforme
artificielle romaine, dont un passage voûté subsiste sous
les travées occidentales.
Deux campagnes principales de constructions sont visibles
: de la première (Xe siècle), subsiste
l'élévation des murs gouttereaux, aux baies en
plein-cintre comblées, ainsi que l'abside, reconnaissable
à l'alternance d'assises de briques et de pierre. Il
s'agissait d'un édifice basilical sans transept remployant
de part et d'autre de l'abside deux colonnes antiques aux
chapiteaux corinthiens.
La seconde campagne est datée par une inscription placée à
la base d'un des pilastres de la nef : “Willelmus Martini
me fecit anno Domini 1152” (Guillaume fils de Martin m'a
fait ou m'a fait faire en l'an du Seigneur 1152). Elle a
consisté à accroître la hauteur des murs, voûter
l'ensemble de l'édifice, l'étayer par des arcs-boutants et
lui adjoindre un clocher. C'est à cette campagne qu'on
doit un ensemble de chapiteaux proches d'œuvres
bourguignonnes contemporaines (Autun notamment).
À partir du XIIIe siècle, des chapelles sont
ajoutées à l'édifice. Les stalles du chœur datent du début
du XVIIIe siècle.
Au cours du XIXe siècle, plusieurs projets de
reconstruction de la façade qui menaçait de s'effondrer se
succèdent, avant d'aboutir au début du XXe
siècle à la façade actuelle dûe à l'architecte Jules
Formigé. »
Nous avons visité cette église en
février 2009. C’est-à-dire bien avant d’avoir commencé à
identifier les éléments architecturaux permettant d’évaluer
l’ancienneté d’une église. Les images en regard sont issues
de cette visite. Pas toutes cependant : nous n’avons pas pu
pénétrer à l’intérieur de la nef. Les images
7, 8 et 9 sont extraites d’Internet.
Nous avouons n’avoir pas vu la « plateforme
artificielle romaine, dont un passage voûté subsiste sous
les travées occidentales. ». De même, nous n’avons
pas identifié la première campagne de construction datée du
Xesiècle ainsi que «
l’alternance d’assises de briques et de pierre. ».
Nous aurions aimé voir cette alternance d’assises de briques
et de pierre.. De telles alternances d’assises de briques et
de pierre sont fréquentes ; on les trouve en particulier sur
les « fortifications romaines du Bas-Empire », ensemble de
constructions principalement situées au Nord de la France et
datées du IVesiècle. Soit 6 siècles avant le
Xesiècle, date de la première campagne de
construction. L’écart de 6 siècles est tout de même un peu
grand et nous pensons que les historiens de l’architecture
antique devraient commencer à « accorder leurs violons ». De
notre côté, nous préférons envisager pour ce type de
construction en alternance de briques et de pierre une
datation intermédiaire, du VIeau VIIIesiècle.
Sur l’ensemble des images recueillies, nous ne trouvons
qu’un seul indice d’ancienneté. C’est le petit bâtiment
faisant sans doute office de porche d’entrée situé devant la
façade Ouest (image 6).
Il reproduit la façade d’une basilique romaine primitive. Il
a été très fortement restauré, mais nous pensons que la
restauration a copié assez fidèlement le modèle original.
Datation envisagée
: cette datation pose problème. Si on ne considère que les
parties considérées comme les plus anciennes, l’alternance
de briques set de pierre que nous n’avons pas eu l’occasion
de voir et l’entrée Ouest, la datation serait : l’an 700
avec un écart de 200 ans.
Si on fait abstraction de ces parties anciennes, la datation
serait celle d’une église romane construite à partir du XIesiècle.
Cet édifice à vaisseau unique était peut-être à l’origine à
trois vaisseaux. Dans ce cas, la datation envisagée serait
l’an 1050 avec un écart de 50 ans. Le tout serait de savoir
si on peut faire abstraction de ces parties anciennes. La
réponse se trouve dans les constructions elles mêmes : si la
construction nouvelle s’intègre dans les parties anciennes
ou si elle s’en détache totalement.
Concernant le cloître, la page du site
Wikipedia poursuit : « Seul
cloître roman complet de Rhône-Alpes , il a été construit
au milieu du XIIe siècle. Ses sculptures sont
proches de celles qui ornent le clocher de l'abbatiale. Il
n'était pas voûté, mais simplement charpenté, comme ceux
de Notre-Dame-de-l'Isle (Vienne) ou de Saint
Donat-sur-l’Herbasse. Une partie du plafond lambrissé
actuel date de la fin du XVe siècle. Il était
doté d'un étage. Après la fin de la vie conventuelle,
l'aile Sud a été démembrée et les autres ont été intégrées
dans des constructions adjacentes. La restauration menée
par Jules Formigé (inaugurée en 1938) lui a donné son
aspect actuel : l'aile Sud a été reconstituée à l'aide des
éléments sculptés restitués par leur propriétaires et
l'ensemble du plafond a été reconstitué. Les chapiteaux
sont essentiellement végétaux, plus ou moins fortement
inspirés de modèles corinthiens. »
Comme le disent les auteurs du texte de Wikipedia, le
cloître est bien du XIIesiècle et il est
caractéristique d’un art roman tardif. Les
images 10, 11 et 12 permettent d’apprécier ce bel
ouvrage.