L'église Saint-Michel de Saint-Angeau 

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Nous n'avons pas visité cette église. Les images de la présente page sont extraites de galeries d'Internet.

La page de Wikipédia consacrée à Saint-Angeau nous apprend ceci : « L'église paroissiale Saint-Michel, construite vers le milieu du XIIe siècle ; sa façade a été remontée au XVIe siècle. Elle est inscrite monument historique depuis 1941. Elle est sur un des chemins de Compostelle. »

Le moins qu'on puisse dire est que cette information ne nous apprend pas grand-chose, l'information selon laquelle elle date du XIIe siècle étant récurrente, appliquée sans preuve à toutes les églises dites romanes. Par ailleurs la même page de Wikipédia nous révèle l'étymologie du nom de Saint-Angeau : Sanctus Angelus, le Saint-Ange, dans le cas présent il s'agit de Saint-Michel.


Essai de datation

Dans la page précédente concernant l'église de Poullignac, nous avions parlé d'une succession d'arcades situées à l'extérieur. Ici c'est un peu le même problème, mais cette fois-ci, les arcades sont à l'intérieur, mais sur les deux murs Nord et Sud (images 4, 5 et 6). Par ailleurs, le fait qu'il n'y ait que deux arcs côté Nord au lieu de trois côté Sud nous confirme dans l'idée que ces arcs ont fait partie du plan d'origine. On retombe dans la même problématique que celle de la page précédente : soit, à l'origine, il y avait une nef unique, soit il y avait une nef triple qui a été ultérieurement transformée en nef unique par suppression des collatéraux. Nous penchons en faveur de la seconde hypothèse. Car cette transformation de nef triple en nef unique aurait pu se faire en même temps qu'une tentative de voûtement. Pour opérer ce voûtement, on aurait abaissé les murs du vaisseau central jusqu'au sommet des arcs. On aurait plaqué contre les piliers quadrangulaires des colonnes demi-cylindriques destinées à porter des arcs doubleaux, eux-mêmes soutiens de la voûte. Mais, en abaissant les murs du vaisseau central, on supprimait les fenêtres qui éclairaient. Pour remédier à cela, on a décidé de supprimer les murs des collatéraux qui ne devaient plus servir à grand-chose. Voilà donc une tentative d'explication. Nous n'en avons aucune certitude mais nous n'en voyons pas d'autre.


Les chapiteaux (images 7, 8, 9)

Nous les présentons tels quels. Celui de l'image 8 semble un avatar de « l'homme (éventuellement nu) surgissant des feuillages » que nous avons identifié à Saint-Bénigne de Dijon.

Celui de l'image 9 est peut-être lui aussi un avatar de « l'homme sortant des feuillages », mais très éloigné du modèle initial et avec sans doute un autre symbolisme superposé au symbolisme initial : les animaux adossés. L'un d’entre eux est un lion, l'autre est un cheval dont le cou est décoré en écailles de poisson.


Datation envisagée pour l'église Saint-Michel de Saint-Angeau : an 950 avec un écart de 100 ans.