Autres églises des Hautes-Alpes 

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Nous avons été très surpris de ne trouver que très peu de monuments du Moyen-Âge dans le département des Hautes-Alpes. Pourquoi une telle surprise ? Il semble a priori tout à fait normal que dans un département très montagneux, la population soit clairsemée et que, en conséquence, les édifices religieux soient rares. Cependant, on est obligé de constater que les divers itinéraires antiques de franchissement des Alpes mentionnent les villes de Vapincum (Gap), Eburodunum (Embrun), Brigantio (Briançon), Segusio (Suse). Ces villes deviendront plus tard des évêchés. Grégoire de Tours en cite quelques unes, tout particulièrement Embrun. Le territoire alpin devait donc être assez peuplé.

On doit aussi comparer ce territoire alpin au territoire pyrénéen très pourvu d’églises préromanes ou romanes, tout particulièrement dans les vals d’Andorre et de Bohi.

En consultant divers ouvrages ainsi que les principaux sites Internet, nous n’avons pu identifier dans le département des Hautes-Alpes que de rares édifices qualifiés de romans. Nous en décrivons seulement trois ci-dessous. Et, pour nous, seul Saint-André-de-Rosans devrait être visité d’une manière approfondie.

Hormis la zone côtière des Alpes Maritimes, tous les départements alpins français sont concernés par cette rareté d’édifices du Moyen-Âge. Il y a donc là un véritable problème que nous n’arrivons pas à expliquer.

La plupart des images sont extraites d’Internet.



Abbaye Notre-Dame de Boscodon


Nous n’avons pas visité l’abbaye de Boscodon. Les images de 1 à 6 récupérées d’Internet ne permettent pas d’envisager une datation. La nef est voûtée en plein cintre sur doubleaux plein cintre (image 5). Au vu de cela, cette église pourrait dater du XIe siècle, mais le fait que les doubleaux soient portés par des consoles et non des colonnes adossées milite en faveur d’une datation plus tardive (XIIIe siècle). Autre élément, mais cette fois ci en faveur d’une datation plus ancienne : les images montrent qu’il existe un transept bas.

Datation proposée pour cet édifice : an 1100 avec un écart estimé de 200 ans.




Saint-André-de-Rosans : prieuré Saint-André


Lesimages de 7 à 10 montrent que les murs de cette église sont formés d’un petit appareil relativement irrégulier. Ce petit appareil est recouvert d’une appareil plus régulier faisant office de décor, tout particulièrement dans la partie supérieure. Nous ne sommes pas en présence d’un mode de construction roman, mais plutôt romain.

Par ailleurs, les images 13, 14 et 15 montrent l’existence de mosaïques. Nous éprouvons quelques difficultés à les dater. En règle générale, les mosaïques sont datées soit du IVesiècle, soit du XIIesiècle. Mais nous pensons qu’il y a eu continuité de fabrication entre le IVesiècle et le XIIesiècle. Et celles-ci semblent ni romaines (du IVesiècle), ni romanes (du XIIesiècle). Mais probablement un entre-deux.

Datation proposée pour cet édifice : an 500 avec un écart estimé de 150 ans.




Saint-Disdier en Dévoluy : la Mère Église


Les trois images 16, 17 et 18 que nous avons de cette église ne permettent pas d’assurer son ancienneté, bien que la rareté et l’étroitesse des fenêtres du chevet militent en faveur de celle-ci.

Datation estimée : an 1050 mais avec un écart de plus de 150 ans.