L'église Saint-Michel de Makarska 

• Balkans    • Article précédent    • Article suivant 
 

Nous n'avons pas visité cette église. Les images de cette page sont extraites de galeries d'Internet.

Nous n'avons pas pu obtenir d'information sur cette église repérée grâce au site Internet Google Maps.

Extérieurement, rien ne permet de différencier cette chapelle rurale d'autres de la même région. Rien … hormis le décrochement visible au niveau des toits. Ce décrochement fait immédiatement penser à celui que l'on voit sur les basiliques à nefs à trois vaisseaux de l'antiquité tardive (images 1, 2 et 3).

En conséquence, une question se pose, sommes-nous en présence d'une basilique des premiers siècles de notre ère ayant les caractéristiques suivantes : nef à trois vaisseaux charpentés telle que le vaisseau central est surhaussé par rapport aux collatéraux ?

La réponse est la suivante : en l'état actuel, cette église est insuffisamment large pour contenir trois vaisseaux juxtaposés. Il n'y a qu'un seul vaisseau. Mais alors, comment s'explique le décrochement observé au niveau des toits ? Il doit y avoir pour chacun des murs latéraux deux parois accolées. Côté intérieur, les murs sont plus élevés et portent le toit à deux pentes. Côté extérieur, les murs sont un peu plus bas et portent les toits à une pente.

Grâce aux vues de l'intérieur de l'édifice (images 5 et 6), on constate la justesse du raisonnement. Les murs latéraux renforcés par des arcades sont d'une grande épaisseur. Les arcades permettent de porter une voûte en plein-cintre.

Notre hypothèse est la suivante : à l'origine, cette église devait avoir une nef à trois vaisseaux. Ultérieurement, l'usage des collatéraux n'étant plus justifié, on a décidé de les supprimer tout en gardant les arcs de communication entre le vaisseau central et les collatéraux. Et, peut-être en même temps, on a décidé de voûter le vaisseau central en posant les voûtes au dessus des arcs de communication.


Datation envisagée pour l'église Saint-Michel de Makarska : an 800 avec un écart de 150 ans.