Le Fulfinum Mirine d'Ornišalj
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Nous n'avons pas visité ce complexe de fouilles. La plupart
des images de cette page sont extraites de galeries
d'Internet.
La page du site
Internet info-krk.com consacrée à cette ancienne ville
nous apprend ceci :
«
L’écrivain grec Ptolémée a mentionné la ville de Fulfinum,
qui s’est développée au milieu du Iersiècle. La
découverte d’une dalle avec un texte sculpté intégrée dans
le clocher de la basilique en 1974 a également apporté une
réponse à la question de l’emplacement de la ville. Le
Fulfinum (ou ses restes) se trouve encore dans la baie de
Sepen, dans la région de Mirine, sous terre, mais aussi à
quelques mètres sous la mer.
Selon certaines sources, la plus grande basilique
paléochrétienne de la Méditerranée, datant du Ve
siècle, est également située dans la baie de Sepen près
d’Omišalj. Les fouilles et les recherches sont toujours en
cours dans cette région, et il est bien connu que l’abbaye
bénédictine de Saint-Nicolas, qui a été située plus tard
sur le site de la basilique, a été mentionnée en 1252,
dans un document écrit par le pape Innocent IV. En ce qui
concerne sa superficie, c’était la plus grande abbaye
bénédictine. »
Un autre site Internet
géré par l’École Française de Rome nous donne quelques
informations sur les fouilles effectuées :
« Ancien programme Kvarner
(2017_2021)
Le site de Mirine-Fulfinum, près d’Omišalj, sur l’île de
Krk, est formé d’une ville antique (Fulfinum) et d’un
complexe paléochrétien extra-muros (Mirine).
On considérait jusqu’à récemment que la ville antique
avait été abandonnée vers la fin du IVe siècle.
Cependant, des constructions tardives reconnues lors de
prospections au cœur de l’espace urbain, dans sa zone
portuaire, et surtout à sa périphérie, plaident en faveur
d'un abandon seulement partiel et d’un changement
progressif de fonction de l'espace habité.
L'église construite en périphérie de la ville dans la
première moitié du Ve siècle connaît quant à
elle des phases postérieures qui attestent d’une
utilisation ininterrompue, peut-être monastique, jusqu'au
Moyen-Âge classique.
Les nouvelles recherches portant sur la nécropole et ses
mausolées permettent de mieux comprendre le lien entre la
ville tardive et le complexe religieux.
• Responsable d’opération : Morana Cauševic-Bully
(Université de Franche-Comté)
• Organisme : Ecole Française de Rome, Commune d’Omišalj
(http : //omisalj.hr), Association aIPAK (http :
//www.udrugaaipak.hr). »
Commentaires divers
Les renseignements apportés sont trop fragmentaires. Bien
que les images de 1 à 6
montrent un corps de bâtiment relativement bien préservé,
rien n'est dit sur l'usage de ce bâtiment. Et le texte du site Internet
info-krk.com, « Selon
certaines sources, la plus grande basilique
paléochrétienne de la Méditerranée, datant du Ve
siècle, est également située dans la baie de Sepen près
d’Omišalj », laisse entendre que cette plus grande
basilique paléochrétienne de la Méditerranée, n'a pas encore
été découverte.
Pourtant, le corps de bâtiment en forme de croix des images 1 et 2 ressemble
presque à s'y méprendre au plan d'une église dotée d'un
transept. Sauf qu'ici les deux bras du transept sont
irréguliers. Mais ces deux bras ont pu être posés
ultérieurement.
Privé de ces deux bras, ce bâtiment rectangulaire pourrait
être interprété comme étant une basilique. Sauf que les
restes de piliers n’apparaissent pas sur l'image.
À l'inverse, on constate sur les images
2 et 3 la présence d'une construction
semi-circulaire qui pourrait être un synthronon,
sorte de banc situé au fond du chœur.
Datation
envisagée pour le Fulfinum Mirine d'Ornišalj : an
400 avec un écart de 150 ans.