L'église de la Mère de Dieu de Krk
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Nous n'avons pas visité cette église. La plupart des images de cette page sont extraites de galeries d'Internet.
La page du site Internet info-krk.com consacrée à cette église nous apprend ceci :
« Cette église appartenait à l’ancien monastère bénédictin, qui s’y trouvait jusqu’au milieu du XVe siècle. Au milieu du XIXe siècle, elle était dédiée à Saint-Michel. En 1850, son titre a été changé afin que la Mère de Dieu puisse assurer une protection contre le choléra. Elle a été construite dans le style roman, et la première mention écrite remonte à 1271 dans un acte de donation au monastère de Saint-Michel. »
Commentaires divers
Nous rappelons ce que nous avons écrit dans la page précédente concernant la cathédrale de Krk : le texte ci-dessus affirme que cette église « ... a été construite dans le style roman, ... ». Nous estimons que le style n'est pas roman, mais romain. L'église obéit à tous les canons de l'architecture des basiliques romaines : nefs à trois vaisseaux charpentés avec un vaisseau central détaché au-dessus des collatéraux, de façon à ménager des fenêtres supérieures pour éclairer la nef. Ce n'est pas le cas ici, mais il arrive fréquemment que les murs gouttereaux du vaisseau central soient abaissés lors de travaux de conservation. Autre signe d'ancienneté caractéristique d'une basilique paléochrétienne : le vaisseau central est porté par des colonnes monolithes cylindriques. De plus, on constate l'absence de transept, caractéristique de l'art roman. On s'attendrait avec ce type d'église à avoir un chevet plat. Mais ici, on a une abside semi-circulaire proéminente. Cette abside n'existait probablement pas à l'origine. Elle a été ajoutée ultérieurement. Sur les images de 5 à 9 et, plus particulièrement sur l'image 6, on constate des « anomalies de construction » : colonnes et chapiteaux de dimensions différentes avec des styles différents (une des colonnes est torsadée) et des traces de réparation ou de consolidation. Pour nous, ces anomales de construction constituent aussi des preuves d'ancienneté, car nous ne pouvons imaginer que la construction d'origine avait été faite de « bric et de broc », à partir de matériaux utilisés en réemploi. Nous estimons que le constructeur d'origine voulait une église parfaite et la récupération de matériaux anciens est source d'imper- fections comme celles que l'on a ici.
Nous n'avons pas visité cette église. La plupart des images de cette page sont extraites de galeries d'Internet.
La page du site Internet info-krk.com consacrée à cette église nous apprend ceci :
« Cette église appartenait à l’ancien monastère bénédictin, qui s’y trouvait jusqu’au milieu du XVe siècle. Au milieu du XIXe siècle, elle était dédiée à Saint-Michel. En 1850, son titre a été changé afin que la Mère de Dieu puisse assurer une protection contre le choléra. Elle a été construite dans le style roman, et la première mention écrite remonte à 1271 dans un acte de donation au monastère de Saint-Michel. »
Commentaires divers
Nous rappelons ce que nous avons écrit dans la page précédente concernant la cathédrale de Krk : le texte ci-dessus affirme que cette église « ... a été construite dans le style roman, ... ». Nous estimons que le style n'est pas roman, mais romain. L'église obéit à tous les canons de l'architecture des basiliques romaines : nefs à trois vaisseaux charpentés avec un vaisseau central détaché au-dessus des collatéraux, de façon à ménager des fenêtres supérieures pour éclairer la nef. Ce n'est pas le cas ici, mais il arrive fréquemment que les murs gouttereaux du vaisseau central soient abaissés lors de travaux de conservation. Autre signe d'ancienneté caractéristique d'une basilique paléochrétienne : le vaisseau central est porté par des colonnes monolithes cylindriques. De plus, on constate l'absence de transept, caractéristique de l'art roman. On s'attendrait avec ce type d'église à avoir un chevet plat. Mais ici, on a une abside semi-circulaire proéminente. Cette abside n'existait probablement pas à l'origine. Elle a été ajoutée ultérieurement. Sur les images de 5 à 9 et, plus particulièrement sur l'image 6, on constate des « anomalies de construction » : colonnes et chapiteaux de dimensions différentes avec des styles différents (une des colonnes est torsadée) et des traces de réparation ou de consolidation. Pour nous, ces anomales de construction constituent aussi des preuves d'ancienneté, car nous ne pouvons imaginer que la construction d'origine avait été faite de « bric et de broc », à partir de matériaux utilisés en réemploi. Nous estimons que le constructeur d'origine voulait une église parfaite et la récupération de matériaux anciens est source d'imper- fections comme celles que l'on a ici.
Datation
envisagée pour l'église de la Mère de Dieu de Krk
: an 600 avec un écart de 150 ans.