L'ancienne abbatiale de Bad Klosterlausnitz
Nous n'avons pas visité cette abbatiale.
Notre étude de cet édifice s'est inspirée de pages
d'Internet (ex : Wikipédia) et de l'analyse de galeries
d'images issues d'Internet. Nous avons en particulier
abondamment consulté le site Internet http
: //romanische-schaetze.blogspot.com/ qui a recueilli
les images de plusieurs centaines de monuments. Notre site
traitant seulement du premier millénaire, nous n'avons
conservé que les monuments susceptibles d'appartenir à cette
période, mais ce site, dont le nom se traduit en français
par « Trésors
romans », est beaucoup plus riche en monuments et
nous en conseillons la lecture.
La page du site Internet Wikipédia consacrée à cette église
nous apprend ceci :
« Histoire
En 1132, un couvent augustin a été fondé par la noble
veuve Cuniza dans l’actuelle Bad Klosterlausnitz. Selon
les recherches de Wolfgang Hartmann, Cuniza et l'ermite
Sigebodo, qui vivait ici à l’époque, étaient la fille et
le fils du comte Dietmar von Selbold-Geinhausen, de la
famille noble des Reginbodon, qui était riche à Lausnitz
grâce à sa femme Adelheid.
Initialement,
le monastère n’avait qu’une petite église en bois dans la
vallée, qui a été remplacée entre 1155 et 1180 par le
monastère en pierre à son emplacement actuel. Le 24 juin
1180, la nouvelle église du monastère est consacrée par
l’évêque Udo II. On lui a donné le nom de Maria Stein ou
Marienstein. En 1212, un incendie ravage l’église, qui ne
pourra être reconsacrée qu’en 1217.
À partir de 1525, la Réforme s’installe dans le monastère.
Peu à peu, toutes les religieuses sont parties. Les deux
derniers moururent en 1543, mettant fin à l’histoire du
monastère. Après cela, la grande église du monastère est
également tombée en ruine. En 1617, un mur a été érigé
pour séparer la partie orientale de l’église et la rendre
utilisable comme église de village. La partie Ouest a été
démolie entre 1719 et 1722. En 1792, une petite tour a été
ajoutée à la partie orientale de l’église, ce qui
contredit la forme romane de l’église. Elle a été démolie
en 1856. L’ensemble de l’église a dû être fermé un an plus
tard en raison de son délabrement. À cette époque, des
efforts ont été déployés pour reconstruire l’église fidèle
à l’original, ce qui correspondait essentiellement à
l’esprit de romantisme de l’époque. L’architecte Ferdinand
sono Quast a dessiné les plans, qui ont été approuvés par
le parlement du Land de Saxe_Altenbourg en 1858. En 1863,
la première pierre de la reconstruction fut posée, qui fut
achevée par la consécration le 31 octobre 1866.
[...]
Aujourd’hui, l’église se compose d’une ancienne partie
romane à l’Est et d’une partie néo-romane à l’Ouest, bien
que la reconstruction soit généralement considérée comme
une reproduction réussie.
L’église
contient une croix triomphale, datée d’environ 1235/1240.
»
Commentaires de ce texte
Nous avouons avoir été un peu « bluffés » par cette église.
Il faut tout d'abord comprendre que nous sommes pleinement
conscients qu'une église parfaitement datée, disons du XIIe
siècle, n'est jamais parfaitement du XIIe siècle.
Elle a subi au cours du temps des ajouts, destructions ou
restaurations qui ont pu la modifier. Ainsi – cela arrive
souvent pour les églises d'Allemagne que nous avons étudiées
– une église préromane ou romane a pu être transformée à
l'époque baroque pour « retrouver son aspect d'origine » au
XIXe ou XXe siècle. Mais en fait,
l'expression « aspect d'origine » est un peu usurpée car les
églises étaient en général peintes, parfois à plusieurs
reprises. En conséquence, la restauration ne peut
reconstituer l'église telle qu'elle a été primitivement,
mais s'en approcher. Au cours du XIXe siècle, des
architectes comme Viollet-le-Duc sont allés jusqu'à tout
détruire pour refaire le monument à leurs idées. Plus
récemment, les restaurateurs se sont efforcés de restituer
les parties disparues en recopiant les parties demeurées
intactes. Si bien que les églises restaurées apparaissent
comme trop belles (ainsi, en Allemagne, des murs recouverts
d'enduits blancs cachant les défauts de la pierre, des
impostes reconstituées, etc.). Et on est en présence d'un
perpétuel questionnement : est-ce du vrai ? Ou est-ce du
faux ?
En examinant les images de cette église, nous avons estimé
que l'intérieur de la nef était trop parfait (images
5, 6, et 7). Nous en avons déduit qu'elle avait été
restaurée. Mais nous avons pensé que cette restauration
pouvait être à l'identique, en reproduisant une partie de
bâtiment encore préservée. Or le texte nous apprend que la
nef est néoromane, ce que nous n'avions pas envisagé. Il
faudrait pouvoir retrouver des documents antérieurs à la
restauration pour savoir exactement quelle a été la nature
des
changements.
Le même texte nous apprend que la partie Est a été
préservée. C'est ce qui semble apparaître sur l'image
1. On
observe en effet entre l'abside centrale à gauche et
l'absidiole Nord accolée au transept un corps de bâtiment à
toit en pente adossé à l’avant-chœur. Ce corps de bâtiment
serait le reste du collatéral Nord d'une nef à trois
vaisseaux. L'image 2 montre
qu'il en est de même côté Sud. Cette petite partie serait le
reste (une travée) d'une nef à trois vaisseaux avec une
seule abside en prolongement du vaisseau central.
Malheureusement, les images
8 et 9 sont insuffisantes pour vérifier cela côté
intérieur.
Datation
Nous nous trouvons en présence d'une nef dont on sait
qu'elle a été profondément restaurée, mais dont on ne sait
pas si la restauration s'est inspirée d'un plan initial
préservé à certains endroits ou si elle s'en est totalement
libérée. On est aussi en présence d'un chevet dont on sait
qu'il a été préservé mais que l'on ne sait pas évaluer par
manque d'images.
En conséquence et en attendant plus d'informations, nous ne
sommes pas en mesure de dater correctement cet édifice.