L'abbatiale Sainte-Marie de Marienmünster
Nous n'avons pas visité cette abbatiale.
Notre étude de cet édifice s'est inspirée de pages
d'Internet (ex : Wikipédia) et de l'analyse de galeries
d'images issues d'Internet. Nous avons en particulier
abondamment consulté le site Internet http
: //romanische-schaetze.blogspot.com/ qui a recueilli
les images de plusieurs centaines de monuments. Notre site
traitant seulement du premier millénaire, nous n'avons
conservé que les monuments susceptibles d'appartenir à cette
période, mais ce site, dont le nom se traduit en français
par « Trésors
romans », est beaucoup plus riche en monuments et
nous en conseillons la lecture. Certaines images ci-dessous
sont extraites de ce site Internet. De plus, nous avons pu
identifier un nombre important de monuments grâce au livre Westphalie
Romane de la Collecton Zodiaque,
écrit par Uwe Lobbedey.
La page du site Internet Wikipédia consacrée à cette église
nous apprend ceci :
« Histoire
En 1127, Widekind Ier devient comte de
Scwallenberg. L’année suivante, sur les conseils de son
cousin ou beau-frère, l'évêque de Paderborn, Bernard I von
Oesede, lui et sa femme Lutrud von Itter, fondent l’abbaye
bénédictine comme monastère expiatoire. Ils ont fourni des
terres à proximité immédiate de leur château ancestral
d'Oldenburg, ont fait construire l’église et les bâtiments
du monastère et ont doté le monastère de biens pour la
subsistance des moines.
En la fête de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge
Marie, le 15 août 1128, l’évêque Bernard Ier
consacra le monastère et l’église en l’honneur de la
Bienheureuse Vierge Marie, de l’apôtre saint Jacques
l'Ancien et de saint Christophe. Les soins spirituels ont
été fournis par 12 moines de l’abbaye bénédictine de
Corvey. [...] »
Commentaires de ce texte
La date de 1128 donnée pour la fondation de l'abbaye est
probablement exacte. Le reste, « Ils ont fourni des terres à proximité immédiate de
leur château ancestral d'Oldenburg, ont fait construire
l’église et les bâtiments du monastère et ont doté le
monastère de biens pour la subsistance des moines. »,
est moins sûr car l'ensemble des contributions apportées par
Bernard et Lutrud (fourniture de terres, construction d'une
église et de bâtiments monastiques, budget de
fonctionnement) semble trop important. Dans tous les cas,
l'information doit être confirmée par des textes d'époque.
Nous rappelons que la fondation d'une communauté religieuse
ne correspond pas forcément à la construction de l'église de
cette communauté. Et qu'une communauté nouvelle peut être
installée en remplacement d'une communauté ancienne, dans
une église et des locaux construits auparavant.
C'est peut-être le cas de cette église Sainte-Marie de
Marienmünster.
Les deux tours jumelles de l'Ouvrage 0uest (images
1 et 2) apparaissent romanes mais difficiles à
dater. Nous les estimons aux alentours de 1100, mais sans
certitude avérée. Dans tous les cas, il nous faut admettre
que l'ouvrage Ouest doit être considéré comme mineur par
rapport aux autres parties d'une église, la nef et le chœur.
En conséquence, c'est le dernier élément construit, parfois
avec des décennies de retard. On doit donc accepter l'idée
qu'avant même l'an 1128, il ait pu y avoir une nef et un
chœur construits en cet emplacement.
Doit-on pour autant en faire une vérité établie ? Rien n'est
moins sûr. Les images 4,
5 et 6 mettent en évidence une église-halle fort
différente des basiliques carolingiennes rencontrées
auparavant. Le décor des piliers est baroque. Cependant,
nous savons qu'un décor baroque cache souvent des structures
plus anciennes.
C'est probablement ce qui s'est passé ici. On constate que
le décor est différent entre la nef et le chœur (piliers
rectangulaires et impostes dans la nef, colonnes
cylindriques et chapiteaux pour l'arc triomphal ; image
4). Si l'ensemble avait été réalisé durant la
période baroque, tout serait du même style.
Datation
envisagée pour l'abbatiale Sainte-Marie de
Marienmünster : an 1025 avec un écart de 125 ans.