L'église Saint-Pantaléon de Cologne
Nous n'avons pas visité cette église.
Notre étude de cet édifice s'est inspirée de pages
d'Internet (ex : Wikipédia) et de l'analyse de galeries
d'images issues d'Internet. Nous avons en particulier
abondamment consulté le site Internet http
: //romanische-schaetze.blogspot.com/ qui a recueilli
les images de plusieurs centaines de monuments. Notre site
traitant seulement du premier millénaire, nous n'avons
conservé que les monuments susceptibles d'appartenir à cette
période, mais ce site, dont le nom se traduit en français
par « Trésors
romans », est beaucoup plus riche en monuments et
nous en conseillons la lecture. Certaines images ci-dessous
sont extraites de ce site Internet.
La page du site Internet Wikipédia consacrée à cette église
nous apprend ceci :
« Histoire
Époque romaine. Une phase de construction romaine
en bois du Iersiècle a été suivie par
l’utilisation de la colline sur laquelle se trouve
l’église actuelle près d’un domaine rural (villa
suburbana) à
l’extérieur des murs de la ville. Des vestiges des
bâtiments romains, qui, comme tous les bâtiments
successeurs, s’écartent de 31° de la direction Est exacte,
ont été trouvés sous le chœur et à l’extérieur de
Saint-Pantaléon. Cette villa romaine au sud-ouest de
Cologne a existé entre le IIe et le IVe
siècle. Après cela, l’utilisation du site sera d’abord
interrompue. Fritz Fremersdor et plus récemment Scen
Schütte ont supposé que la villa était utilisée dans le
contexte du culte chrétien, mais il n’y a aucune preuve
archéologique ou historique d’une telle hypothèse.
Moyen-âge. Dans la
phase suivante de l’utilisation du site, les tombes du VIe
/ VIIe siècle doivent être identifiées. Même à
la fin de la période mérovingienne, quelques tombes
richement meublées en sarcophages calcaires trapézoïdaux
ont été placées à cet endroit, ce qui souligne
l’importance de l’architecture qui existait déjà ici à
cette époque. Dès 866, l’église a été mentionnée pour la
première fois par écrit dans la description du domaine de
Gubthar. L’archevêque Brun (Bruno) de Cologne, frère de
l’empereur Otton le Grand, y fonda un monastère bénédictin
en 955 et rendit possible la construction de
Saint-Pantaléon grâce à une fondation en 957. La nef
centrale d’une largeur de 13 mètres, qui a subsisté
jusqu’à ce jour, date de cette période. Au cours des
travaux de construction suivants, les reliques de Saint
Maurin de Cologne ont été trouvées. Dans les découvertes
archéologiques, il s’agit de deux phases de construction
carolingienne et ottonienne, dont le riche équipement de
construction est en partie connu. Des bâtiments annexes et
un complexe de cryptes ont été érigés. Des fragments de
sculptures monumentales ont survécu au Xe
siècle. Les fondations d’un bâtiment centré creusé à
l’ouest de l’église avec huit côtés alternés peuvent
appartenir à un mémorial ou à un baptistère. L’hypothèse
qu’il s’agisse du mausolée de l’archevêque Bruno est
rendue obsolète par les découvertes qui renvoient le
bâtiment au IXe siècle.
Probablement
sous l’impératrice Théophane (†991) ou un peu plus tard,
l’ouvrage Ouest a été reconstruit et plus tard pourvu du
cycle de sculptures monumentales sur la façade Ouest à
l’extérieur. Le bâtiment Ouest d’aujourd’hui est donc une
construction de la fin du Xe ou du début du XIe
siècle, avec un vestibule reconstruit au XIXe
siècle. Vers 1170/1180, les allées latérales ont été
ajoutées.
Saint
Pantaléon est venu de Nicomédie, l'Izmit d’aujourd’hui.
Saint-Pantaléon de Cologne est la plus ancienne église
Pantaléon à l’ouest de Byzance. Les premières reliques ont
été transférées via Aix-la-Chapelle à l’époque
carolingienne ou plus tôt. L'archevêque Gero aurait
procuré le “Corps de saint Pantaléon” en 971 lors de sa
légation à Byzance, où il a négocié le mariage d’Otton II
avec Théophane. L’impératrice Théophane séjourna à Cologne
au moins une fois par an entre 985 et 990. Elle est
enterrée dans l’église selon ses souhaits.
Vers 1160, l’église-halle carolingienne et ottonienne à
nef unique fut agrandie en une basilique à trois nefs sous
l'abbé Wolbéro. [...] »
Commentaires
du texte ci-dessus
On constate que cette église devait être située sur
l'emplacement d’une nécropole du Haut Moyen-Âge. On y
apprend que certains sarcophages dit « mérovingiens » ont
une forme trapézoïdale. La zone d'extension de ce type de
sarcophage est, semble-t-il, très importante (un disque de
plus de 500km de rayon).
Le texte insiste sur Théophane, impératrice issue de
Byzance. Le Saint Empire Romain Germanique s'est construit
aux dépens de l'Empire Romain de Constantinople mais sur
plusieurs siècles, il a pu y avoir des phases de dialogue
ou, comme dans le cas présent, des ententes matrimoniales.
Cette insistance sur les faits qui se sont passés aux
environs de l'an mille peut provenir du fait que les
documents relatant ces faits soient les seuls qui nous
soient parvenus.
Concernant l’architecture
L'existence, découverte lors de fouilles, d'un bâtiment
centré à plan octogonal : « Les
fondations d’un bâtiment centré creusé à l’ouest de
l’église avec huit côtés alternés peuvent appartenir à un
mémorial ou à un baptistère. L’hypothèse qu’il s’agisse du
mausolée de l’archevêque Bruno est rendue obsolète par les
découvertes qui renvoient le bâtiment au IXe
siècle. ». Nous n'avons malheureusement pas de
renseignement précis sur ce bâtiment : que signifie « côtés
alternés » ?, y avait-il un noyau central comme
pour la plupart des édifices à plan centré que nous avons
étudiés ?
À deux reprises, le texte évoque les vaisseaux de la nef : «
La nef centrale d’une largeur de 13 mètres, qui a subsisté
jusqu’à ce jour, date de cette période (957) », et,
« Vers
1170/1180, les allées latérales ont été ajoutées. ».
Nous interprétons ainsi (peut-être à tort) ces deux phrases.
Dans la seconde moitié du Xe siècle, une église à
nef unique a été construite. Le vaisseau central de la nef
actuelle est le reste de la nef unique. Les collatéraux ont
été ajoutés plus tard en 1170/1180.
Cette explication nous semble un peu biaisée. D'une part, la
question se pose de savoir comment les maçons de la fin du
XIIe siècle ont fait pour construire les
collatéraux et surtout aménager les passages entre le
vaisseau central de la nef et les collatéraux, tout en
gardant les murs supérieurs du vaisseau central. D'autre
part, nous avons constaté qu'avant l'an mille, dans leur
quasi-totalité, les grandes églises étaient des basilique à
3 ou 5 vaisseaux.
Cependant, nous sommes dans le cas présent confrontés à un
petit mystère architectural. Si l'on observe les images
8, 9, et 10, on s’aperçoit qu'au-dessus des grands
arcs il y a sur les murs Nord et Sud, des arcatures
aveugles. Nous ne pensons pas qu'il s'agit d'un décor peint.
Aussi peut-on envisager que chaque arcature avait une
utilité. Qu'elle était donc cette utilité ? Là encore, on
envisage que, comme dans la page précédente, il y avait une
galerie au-dessus du collatéral avec des ouvertures du côté
du vaisseau central. Mais alors, nous sommes confrontés à un
autre problème : cette galerie a été interrompue par les
arcs qui auraient été construits après. Nous proposons ceci
comme solution. À l'origine, la nef était à trois vaisseaux.
Le vaisseau central était porté par les piliers actuels qui
soutenaient, non pas des arcs, mais des architraves ou
linteaux de bois (comme pour les maisons à pans de bois du
XVe siècle). Ultérieurement, par un travail en
sous-œuvre, ces linteaux de bois auraient été remplacés par
les arcs de pierre. Il ne s'agit là cependant que d'une
hypothèse qui doit être soumise à vérification.
Datation
Pour cette église Saint-Pantaléon de Cologne à nef
charpentée, à piliers de type R0000,
et dont l'ancienneté est confirmée par les textes, nous
envisageons une datation analogue à celle des églises
précédemment étudiées : an 750 avec un écart de 200 ans.