Le mausolée de Galla Placidia à Ravenne
Nous n'avons pas visité cette église.
Les images ci-dessous sont extraites d'Internet.
La page du site Internet Wikipedia consacrée à cet édifice
nous apprend ceci :
« Historique : La
construction du mausolée fut décidée par l'impératrice
Galla Placidia vers 430. Dans un premier temps, l'ensemble
constitué par ce qui deviendra le mausolée était un
oratoire dédié à saint Laurent, martyrisé par les Romains
et selon la légende, brûlé sur le Gril Ardent. L'église
Santa Croce à laquelle était accroché cet oratoire a
aujourd'hui disparu, et le mausolée en est l'ultime trace.
Quant à Galla Placidia, elle mourut à Rome, le 27 novembre
450 et fut très probablement ensevelie dans la rotonde
sainte Pétronille attenante à la basilique Saint-Pierre de
Rome, où est enterrée la famille théodosienne, et non dans
son mausolée de Ravenne. Cette confusion vient
probablement du fait que se trouvent trois importants
sarcophages dans le mausolée, longtemps considérés comme
la tombe de Galla Placidia, mais en réalité introduits
dans le lieu au XIVesiècle sous le ministère
de l'évêque Renaud de Conoreggio.
Description : Le
mausolée est un petit bâtiment simple et modeste, de 12,75
× 10,25 m, construit en forme de croix latine avec une
structure centrale, des enfilades d'arcades, et des
façades de maçonnerie faites de grosses et longues
briques. Il fut en réalité utilisé comme oratoire à
l'époque paléochrétienne et dédié à saint Laurent, comme
le prouvent les mosaïques de la lunette du fond de la
chapelle représentant le martyr et son grill. Les côtés de
la façade sont ornés de pilastres reposant sur un socle
devenu invisible par suite de l'affaissement de l'édifice
de 1,50 m au cours du temps. La chapelle est éclairée par
quatorze petites ouvertures, ornées de plaques d'albâtre
offertes par Victor Emmanuel III en 1905, qui diffusent
une lumière particulière, rajoutant au mysticisme du lieu.
Mosaïques :
L'extérieur épuré contraste avec un intérieur riche de
mosaïques exceptionnelles. Sur la voûte, la croix en
mosaïque, accompagnée du chrisme (monogramme du Christ),
brille sur un ciel étoilé. Cette croix est un signe de la
victoire de l'empereur Constantin à la suite de laquelle
il s'est converti au christianisme. »
Qui était Galla Placidia? Voici quelques
renseignements trouvés sue le site de Wikipedia : « Aelia
Galla Placidia ou Placidie, née en 388 à
Thessalonique et morte le 27 novembre 450 à Rome, est une
impératrice romaine, fille de l'empereur Théodose I
er (règne : 379-395), épouse du roi wisigoth
Athaulf, puis de l'empereur romain d'Occident Constance
III (règne : février-septembre 421). Elle joue un rôle
politique durant les années 410 à 440, à une époque où le
pouvoir impérial est affaibli. »
Galla Placidia fut otage des Wisigoths, épouse d'Athaulf,
fils d'Alaric, puis mariée à Constance II. En fait, on ne
connaît de la vie de cette femme que la version romaine,
peut-être différente de la réalité. A-t-elle vécu un
véritable roman d'amour avec Athaulf? Son départ de Rome
vers Narbonne en compagnie d'Athaulf fait plus penser à une
fugue qu'à une prise d'otage.
De même, l'importance qu'elle a eue dans la deuxième partie
de sa vie interroge. Il en est de même en ce qui concerne
d'autres impératrices comme Agrippine. Sachant que la guerre
est un métier d'hommes, comment peut-il se faire que des
femmes soient devenues impératrices, c'est-à-dire, chefs de
guerre ?
Notre hypothèse est que l'Empire Romain n'était pas tel
qu'on se l'imagine habituellement : le gouvernement d'une
seule nation, la nation romaine. Le monde romain était
constitué d'un ensemble de nations. Quant à l'Empire Romain,
il devait être analogue à ce que l'on appelle actuellement
un « complexe militaro-industriel ». En plus performant. Car
ce complexe militaro-industriel devait être en charge de
toutes les infrastructures permettant à une armée
d'intervenir rapidement en cas de conflit (routes, ponts,
ports, postes et « télécommunications ») . Ces
infrastructures, utiles en temps de guerre, se révélaient
lucratives en temps de paix (péages, taxes diverses,
partages de bénéfices, locations de matériel ou de main
d’œuvre). Pour diriger ces organismes, il ne fallait pas des
guerriers assoiffés de sang mais des gestionnaires avisés.
Et des femmes comme Galla Placidia ont pu jouer ce rôle de
gestionnaire.
Concernant ce » mausolée » de
Galla Placidia, nous devinons qu'il n'a jamais été un vrai
mausolée même si, probablement, des personnes y ont été
enterrées. Mais c'était le cas de toutes les églises de
l'époque. Son plan en forme de croix grecque est
relativement rare (image
1) . On trouve le même type de plan à
Sainte-Croix de Montmajour, près d'Arles en France, ou à San
Frutuoso de Monteillos (Portugal). Mais aussi, peut-être
plus près de là, à la chapelle archiépiscopale étudiée dans
la page précédente.
Image 2 :
Intérieur de la nef avec les gros sarcophages antiques.
Image 3 : La voûte
constellée d'étoiles avec, au centre, une croix latine et
aux quatre coins, les symboles des Évangélistes.
Image 4 : Deux
personnages (saint Paul et saint Pierre ?). À leurs pieds,
deux oiseaux s'abreuvant au Vase de Vie (symbole classique
des » Oiseaux au canthare »).
Image 5. Une
abside : mosaïque aux deux cerfs sur la voûte, un
chrisme.
Image 6. Une abside
: mosaïque de Saint Laurent.
Image 7. Une abside
: mosaïque du Bon Pasteur.
Image 8 : Abside
de la mosaïque aux deux cerfs : détail de la voûte.
Image 9 : Mosaïque
aux deux cerfs ; un cerf.
Les fenêtres en albâtre translucide orange sont du plus bel
effet. Cependant, nous ne pensons p.as qu'elles soient
d'origine. Elles auraient été percées ultérieurement.
Nous répétons ce que nous avons dit à plusieurs reprises
concernant les monuments de Ravenne et les mosaïques qu'ils
contiennent : ces mosaïques nous semblent trop bien
conservées. Et nous pensons que certains panneaux ont été
entièrement restaurés. Ce pourrait être le cas des voûtes,
en partie, voire totalement refaites pour certaines.
La datation suscite aussi quelques points d'interrogation.
Elle est généralement attribuée aux environs de l'an 450.
Mais cette datation est peut-être issue de l'idée qu'on est
en présence du mausolée de Galla Placidia, décédée en l'an
450. Or on a vu que cette église n'était pas le mausolée de
Galla Placcidia.
En attendant des justifications convaincantes, nous pouvons
essayer de dater cet édifice par son architecture. D'une
part, nous avons constaté que les édifices à plan en croix
grecque pouvaient être d'inspiration barbare (Goths ?). Une
première étude nous a fait évaluer ces édifices aux
alentours de l'an 800, voire avant cette date. Nous pensons
à présent qu'ils pourraient être plus anciens encore.
Datation envisagée
pour le mausolée de Galla Placidia à Ravenne : an 550 avec
un écart de 150 ans.