La chiesa di Santa Giusta d'Oristano
Nous n'avons pas visité cette église.
Les images ci-après sont extraites d'Internet.
La page du site Internet Wikipédia relative à cette église
nous apprend ceci (extraits) :
«
La basilique de Santa
Giusta a été construite dans la première moitié
du XIIe siècle par des travailleurs locaux
aidés par des ouvriers pisans qui travaillaient sur le
chantier de l'architecte Buscheto à la cathédrale de Pise.
Comme une date antérieure à la construction de la
basilique a été proposée, l'année 1118, au cours de
laquelle le pape Gélase II a consacré la cathédrale de
Pise, alors qu'il faut supposer que la construction de
l'édifice de Santa Giusta a pris fin avant le milieu du
siècle, car 1144 est la date sûre de fin de construction
de l’église de Santa Maria à Terralba, qui, avec la
première structure de la cathédrale de Santa Maria
d'Oristano, était contemporaine de la cathédrale de Santa
Giusta.
Parmi
les érudits qui ont traité de la cathédrale, certains, en
raison des témoignages du début du Moyen-Âge qui y sont
conservés, tels que le pluteum (balustrade) de
marbre, les chapiteaux du début du Moyen Âge et la
référence dans un manuscrit d'Asti de 1080 à un évêque
d'Ephisius de Santa Giusta, ont émis l'hypothèse de la
présence d'un ancien édifice de culte, même si les
fouilles archéologiques ont donné des résultats négatifs.
Dans
les temps modernes, la cathédrale a subi quelques
changements par rapport à la disposition d’origine. Entre
le XVIe et le XVIIe siècle, le mur
de droite a été brisé pour permettre la construction de
deux chapelles, l’une appelée le Rosaire et l’autre dédiée
à Saint-Antoine. »
Nous découvrons dans ce texte le raisonnement classique que
l'on peut résumer en une seule phrase : « Cette église est
du XIIe siècle et en conséquence, elle est du XIIe
siècle !». En effet, rien n'est prouvé dans le texte
ci-dessus. Comment l'auteur a-t-il su que cette église avait
été construite « par
des travailleurs locaux aidés par des ouvriers pisans qui
travaillaient sur le chantier de l'architecte Buscheto à
la cathédrale de Pise » ? Comment a-t-il su que les
travailleurs de Pise avaient achevé les travaux de la
cathédrale de Pise ? Comment a-t-il su que « 1144
est la date sûre de fin de construction de l’église de
Santa Maria à Terralba » ? Sait-il aussi que la
consécration d'une église (ou de l'autel d'une église) ne
correspond pas forcément à la fin des travaux sur cette
église.
Comparons ce texte avec celui de la page précédente étudiant
San Simplicio d'Olbia. Les chercheurs y ont décelé 5 étapes
de travaux. Dans le cas présent, l'auteur n'a pas décelé de
transformations au cours du Moyen-Âge. Tous se passe comme
si les habitants d'Oristano, christianisés au moins depuis
le IVe siècle, avaient attendu huit siècles pour
que les maçons de Pise viennent leur apprendre à construire
une basilique. Et que, grâce à l'expérience acquise, ils
puissent aider à la construction de Santa Maria de Terralba.
Que l'on nous permette de trouver cela un peu gros !
Passons à l'étude de l'architecture de ce monument.
Les principaux éléments qui caractérisent cet édifice sont
les suivants :
1. Sa nef est formée de trois vaisseaux charpentés.
2. Le vaisseau central est porté par des piliers
cylindriques de type C0000.
3. Les arcs reliant les piliers sont à un seul rouleau.
4. Il n'y a pas de transept.
En fonction des évaluations de datation que nous avons
exprimées dans le chapitre « Datation » de ce site Internet,
nous estimons que cette église est antérieure à l'an 1000.
Cependant, l'édifice que l'on voit actuellement doit être un
peu différent de l'édifice primitif. Nous pensons en effet,
qu'à l'origine, toutes les colonnes étaient semblables. Les
colonnes et chapiteaux totalement dépareillés que l'on voit
actuellement sont de remploi. Ils ont sans doute remplacé
des colonnes défectueuses. Mais ce n'est peut être pas la
seule raison. Ces colonnes et chapiteaux donnent une telle
impression de travail bâclé que nous nous demandons si ce
n'est pas fait exprès.
Datation
envisagée pour la chiesa di Santa Giusta d'Oristano
: an 750 avec un écart de 200 ans.