La chiesa di Santa Maria Assunta de Lunamatrona
Nous n'avons pas visité cette église.
Les images ci-après proviennent d'Internet.
La page
du site Internet chieseromanichesardegna.it
relative à cette église nous apprend ceci :
«
Il y a parfois des lieux qui semblent nés pour répondre au
besoin particulier de révéler, et en même temps de
protéger, la mémoire du sacré. C'est le cas du site
médiéval de Lunamatrona, dont l'origine remonte
vraisemblablement aux XIIe et XIIIe
siècles.
Ce site comprend, outre les églises de San Sebastiano et
l'église paroissiale de San Giovanni Battista, l’église de
Santa Maria Assunta.
Cette église a été la première paroisse du village
jusqu'en 1630, puis elle a servi d'église-cimetière.
En ce qui concerne la chronologie de la construction de
l'église, nous disposons d'un élément de datation
important : l'une des cloches d’origine de l'église porte
la date de 1326; on peut donc supposer qu'elle a été
construite au début du XIVe siècle.
L'église, qui a été largement restructurée, présente
actuellement une façade couronnée par un pignon-clocher.
Le portail est surmonté d’une architrave avec un arc en
plein cintre réalisé avec des pierres de taille décorées
de motifs floraux arabisants; à côté, sont
visibles deux concavités destinées à recevoir
des médaillons en céramique. »
Notons tout d'abord la phrase : « nous
disposons d'un élément de datation important : l'une des
cloches d’origine de l'église porte la date de 1326; on
peut donc supposer qu'elle a été construite au début du
XIVe siècle. ». Si la cloche porte la
date de 1328, il est fort probable qu'elle ait été fondue en
1328. Mais cela ne signifie pas que l'église elle-même date
d'une période proche de 1328. L'église peut être bien
antérieure à cette date, la cloche ayant été posée après. Ou
bien postérieure, la cloche provenant d'un autre monument.
La datation d'un monument par la présence dans ce monument
d'un mobilier déplaçable ne constitue pas une preuve.
D'ailleurs, nous sommes souvent confrontés à ce type de
situation mais en sens inverse ; des églises
systématiquement datées du XIe ou du XIIe
siècle alors qu'on y trouve des sarcophages du VIe
siècle.
Il n'était pas initialement prévu d'étudier cette église à
nef unique à cause de la difficulté de la dater. Nous
l'avons fait pour deux raisons. La première parce qu'elle
est dédiée à Notre-Dame de l'Assomption. Nous pensons que la
dédicace à Notre-Dame de l'Assomption a concerné beaucoup
(la totalité ?) de(s) cathédrales du Premier Millénaire. Il
faut cependant nuancer cette affirmation : les diocèses
d'alors pouvaient être de très petites dimensions,
comparables à des cantons voire des communes actuelles.
Quant aux cathédrales, elles pouvaient être de la taille de
l’église que l'on voit ici.
La deuxième des raisons concerne les lignes tracées sur le
gazon visibles sur les images
1, 3 et 4. À quoi correspondent-elles ? Nous avons
pensé à un témoin de fouilles archéologiques : les fouilles,
une fois effectuées, sont recouvertes de terre et on
installe un pavement à l'emplacement des anciens murs. Nous
avons cherché en vain une documentation sur ces tracés. Fort
heureusement, l'image 2 par
satellite permet d'avoir une vue d'ensemble. Une vue
exceptionnelle qui permet d'envisager qu'on est en présence
d'un amphithéâtre. S'agit-il d'un tracé de fouilles ? ou
d'une simple œuvre d'art contemporaine sans rapport avec des
fouilles archéologiques ? Nous pensons que pour la seconde
hypothèse, l'artiste aurait donné à l'église une place
centrale.
Ces deux raisons (dédicace à Santa Maria Assunta et possible
présence d'un amphithéâtre) permettent de penser qu'on est
en présence d'un enclos cathédral préroman. On peut ajouter
à cela l'étymologie possible du nom de lieu « mère-lune »
faisant penser à un lieu ce culte ancien. Tout cela ne
permet pourtant pas d'assurer que l'église elle-même est
antérieure à l'an mille.
Datation
envisagée pour la chiesa di Santa Maria Assunta de
Lunamatrona : an 1100 avec un écart de 100 ans.