L'église Saint-Étienne-du-Causse à Saint-Rome-de-Tarn (Aveyron) 

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Nous n'avons que peu à dire sur cette église. Les images ci-dessous sont issues d'Internet.

Elle fait partie du groupe des chapelles rurales à nef unique et chevet carré. Ce groupe a été identifié il y a plus d'une cinquantaine d'années. Il a fait l'objet d'une étude par l'abbé Giry (Les vieilles églises à chevet carré de l'Hérault 1983 ). L'abbé Giry avait repéré 86 de ces chapelles. Depuis lors, d'autres chapelles ont été découvertes dans le même département. Mais on en a trouvé aussi dans les départements voisins : Aude, Gard, Pyrénées-Orientales, ou, comme ici, en Aveyron. Il en existe aussi de l'autre côté de la frontière, en Catalogne, voir même dans une bonne partie de la péninsule ibérique. En tout des centaines d'édifices seraient concernés. La datation de ces édifices a aussi évolué. Décrits au début comme étant « romans » ( postérieurs à l'an mille), ils ont été progressivement acceptés comme « préromans » (mais postérieurs à l'an 950) puis remontés un peu plus dans le temps.

Nous pensons à présent que ces églises ont pu être construites durant une très longue période et que les plus anciennes pourraient dater des premiers siècles du christianisme (IVeou Vesiècle ). Ce seraient des églises « païennes ». Le mot « païen » est issu du latin « pagus » qui signifie « paysan ». Les païens auraient été par leurs cultures diverses ( pré-celtique, celtique, barbare, immigrée) différents des citadins romanisés. Nous pensons que nombre de ces églises ( mais pas toutes) seraient wisigothiques.


Il semblerait que cela soit le cas ce celle-ci. Il n'en reste que le chœur à plan carré. La petitesse des ouvertures, dont l'une sur la façade Sud semble être surmontée d'un linteau taillé en forme d'arc outrepassé (image 3) milite en faveur d'une grande ancienneté. Cette ancienneté est confirmée par les restes de l'arc triomphal visible sur l'image 5. Cet arc triomphal, outrepassé, porté par des impostes, caractériserait une construction wisigothique.


Datation

La datation que nous envisageons pour cette église Saint-Étienne-du-Causse est l'an 700 avec un écart de 200 ans. À remarquer que cette estimation est fort différente de celle du Xesiècle (soit l'an 950 avec un écart de 50 ans) indiquée sur le plan de l'image 6. Notre datation est nettement antérieure mais aussi moins précise. Nous essayons de faire de notre mieux en espérant que plus on progressera dans la recherche, plus la précision s'affinera. Mais pour le moment, une précision de l'ordre de 50 ans reste encore une vue de l'esprit.