L'église Saint-Étienne de Waha
Nous n'avons pas visité cette église.
Les images ci-dessous sont extraites d'Internet.
La page du site Internet Wikipédia consacrée à cette église
nous apprend ceci :
« Une
pierre commémorative de la consécration de l’église par le
prince-évêque de Liège Théoduin de Bavière porte la date
du 20 juin (de l’année de l’incarnation du Seigneur)
1050..Au milieu du XIe siècle, un bâtiment
préexistant – sans doute seigneurie médiévale – est
aménagé en chapelle privée avec l’adjonction d’un
sanctuaire et de deux petites nefs latérales. La nef
centrale soutenue par des piliers carrés et massifs est la
partie la plus ancienne. Des vestiges romans sont visibles
dans les parties basses de murs. La tour-clocher est de
construction plus tardive, sans doute fin du XIe
ou début du XIIe
siècle. Elle remplace un ancien porche, devenant elle-même
porche d’entrée de l’église. Vers 1230, l'église est
agrandie et le toit du sanctuaire est surélevé. Le clocher
est reconstruit vers 1574. C’est celui que l’on voit
aujourd’hui. »
Selon Xavier Barral i Altet, auteur du livre Belgique
romane de la Collection Zodiaque
: « L'ancienne
collégiale Saint-Pierre de Waha a l'avantage de présenter
un repère chronologique précis dans son histoire médiévale
puisque le prince-évêque Théoduin de Bavière présida à sa
dédicace le 20 juin 1050. On a considéré que seul le
chevet a fait l'objet de cette dédicace et que le corps de
l'édifice remontait au siècle précédent. Il n'est pas
exclu cependant que l'ensemble de la construction ait été
entrepris seulement au cours du XIe siècle.
Trois courtes nefs séparées par des piliers et précédées
par une tour de façade, débouchent sur trois absides : de
plan semi-circulaire pour les latérales, et rectangulaire
pour la centrale. Ainsi le monument proposait un
dispositif bipolaire en opposant cette dernière au
rez-de-chaussée de la tour de façade. On remarquera le
décor mural d'arcatures qui rythme les murs de l'abside à
l'intérieur. »
Commentaires sur ces
textes
La plaque commémorative dont il est question ci-dessus est
représentée sur l'image 9.
Avouant nos
insuffisances en lecture épigraphique, nous ne sommes pas
arrivés à la déchiffrer dans sa totalité. La date de 1050 («
ML »), visible dès la première ligne semble irréfutable,
permettant ainsi de dater la dédicace de cet édifice (« HOC
ORATO(RIO) »). Cependant des incertitudes demeurent. On sait
en effet qu'un même édifice peut être consacré plusieurs
fois. Il suffit qu'il y ait certains changements notables
(construction d'un nouveau chœur, aménagement d'une crypte ;
arrivée de nouvelles reliques, changement de vocable,
déplacement d'un pape). C'est un peu ce qu'exprime Xavier
Barral i Altet au travers de la phrase « On
a considéré que seul le chevet a fait l'objet de cette
dédicace et que le corps de l'édifice remontait au siècle
précédent. » Sur quels critères se sont fondés les
spécialistes pour émettre l'idée que « le
corps de l'édifice remontait au siècle précédent »
? Nous aimerions le savoir.
En tout cas, les divers éléments caractéristiques que nous
avons relevés – nef à trois vaisseaux charpentés, vaisseau
central porté par des piliers de type
R0000 dépourvus d'impostes, arcs simples reliant
les piliers, absence de transept – nous font envisager
une date nettement antérieure à l'an mille pour la
construction de cette nef.
Remarquons enfin que le plan du chevet avec abside centrale
rectangulaire semble être fréquent en Belgique.
Datation
envisagée pour la nef de l'église Saint-Étienne de
Waha : an 750 avec un écart de 150 ans.