L'abbatiale Sainte-Marie de Lokrum
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Nous n'avons pas visité cette abbatiale. Les images de cette
page sont extraites de galeries d'Internet.
La page du site
Internet croatietourisme.com consacrée à l'île de
Lokrum nous apprend ceci :
« L’île
est habitée dès 1023 consécutivement au grand incendie qui
ravagea Dubrovnik. Les habitants, qui avaient promis de
construire un lieu de culte dédié à Saint Benoît si ce
dernier les aidait à éteindre l’incendie, réalisèrent sur
la petite île de Lokrum un édifice religieux (monastère et
église bénédictine) en remerciement. Le séisme de 1667
affecta durement les installations et les vestiges
aujourd’hui visibles sont de style variés (romain,
gothique).
En 1859, l’archiduc
Maximilien de Habsbourg y établit une résidence
de vacances et un jardin botanique (avec les essences
qu’il rapporta de ses voyages en Amérique du Sud
notamment) au XIXe siècle. Laissé à l’abandon
pendant plusieurs décennies, le jardin botanique est de
nouveau florissant depuis.
Richard Cœur de Lion et
Lokrum : En 1192, le célèbre roi anglais s’y
serait échoué suite à un violent orage. Pour remercier les
habitants locaux, une église fut bâtie à Dubrovnik.
La légende maléfique de
Lokrum. Les moines vivaient paisiblement sur
l’île lorsqu’en 1798, l’île fût vidée de ses religieux par
les troupes napoléoniennes supportées par 3 personnalités
de Dubrovnik. Les moines jetèrent alors un sort à
quiconque viendrait habiter et posséder les lieux lors
d’une dernière cérémonie durant laquelle les moines firent
plusieurs fois le tour de l’île avec des cierges, flammes
vers le bas.
Les responsables de l’expropriation ne purent pas jouir de
l’île désormais libre : ils moururent tous très rapidement
de façon violente peu après. La malédiction s’est depuis
poursuivie et tous les propriétaires successifs de l’île
connurent un destin tragique. Aujourd’hui, l’île est
uniquement visitée par les touristes et traîne encore dans
son sillage la terrible malédiction. [...] »
L'image par satellite (image
1) permet de repérer l'abbatiale au Nord (en haut
de l'image). Elle est flanquée au Nord d'une abside
semi-circulaire. De forme rectangulaire, elle est prolongée
à l'Est par trois absides semi-circulaires. On devine
l'emplacement de piliers qui semblent décalés par rapport
aux trois absides. Un rectangle au Sud- Ouest de cette
basilique définit l'emplacement d'une tour rectangulaire.
Au Sud de la basilique, un grand espace carré contenant un
autre espace carré est occupé par un jardin. À droite de ce
jardin, un grand espace rectangulaire était autre fois
occupé par des bâtiments. Il en reste des ruines.
Nous n'avons pas eu d'image de l'intérieur de l'abbatiale.
Les seules images que nous avons sont de l'extérieur avec
des vues prises à partir du Nord (image
2), du Nord-Ouest (image
3), de l'Est (image
4 : les trois absides), du Sud (image
5). Les vues suivantes (images
6 et 7) sont celles de la grande cour rectangulaire
côté Sud-Est. On y voit les restes d'un grand bâtiment (un
dortoir ?).
L'image 8 montre
les restes d'un cloître. Ce cloître existait-il avant 1798
ou est-ce le résultat des travaux effectués par l'archiduc
Maximilien ? Les chapiteaux ont-ils été utilisés en réemploi
? De quand datent les deux sarcophages qui y sont déposés ?
Ils sont probablement romains mais ils peuvent provenir du
continent (s'il est vrai que l'île a été occupée à partir de
l'an 1023).
Datation
Nous ne disposons pas d'éléments suffisants nous permettant
de conduire à une datation antérieure à l'an mille. Comme
nous l'avons écrit ci-dessus, les sarcophages sont
probablement romains mais ils peuvent provenir d'un autre
lieu. Par ailleurs, les quelques images que nous avons de
ces bâtiments montrent des caractères typiquement romans du
XIe ou XIIe siècle : larges fenêtres
des images 6 et 7,
arcatures lombardes de l'image
4. En conséquence, la datation
envisagée pour l'abbatiale Sainte-Marie de Lokrum
est : l'an 1100 avec un écart de 100 ans.