L'abbatiale Saint-Nicolas de San Gemini 

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La page écrite en italien du site Internet iluoghidelsilenzio.it  nous apprend ceci :

« L’église Saint-Nicolas date des premières années du XI e siècle.

Les historiens locaux estiment que ce sont les Conti Rapizzoni Arnolfi qui ont entrepris, dans la première moitié du XI e siècle, la construction de l’abbaye sur le site d’un ancien monastère cénobite, à proximité immédiate du centre historique, dans une émanation de la colline connue au Moyen-Âge sous le nom d’Arenaiolo et, ensuite, du Fico nero (collis de ficu nigra).

Selon Lubin, l’église Saint-Nicolas aurait été fondée vers l’an 800 par saint Geminus, saint confesseur venu de Syrie, devenu moine bénédictin. Elle était insérée dans un monastère existant en dehors des plus anciens murs de la ville.

Cette abbaye, bien qu’habitée par des moines bénédictins, a été consacrée au culte de Saint-Nicolas, évêque de Mira.

Le document le plus ancien dans lequel l’abbaye est citée est du 18 août 1036.

Le monastère fut dévasté deux fois par Frédéric II, en 1228 et à nouveau en 1239.

Suite à la destruction d’une grande partie des bâtiments, le complexe monastique a été entièrement reconstruit à la fin du XIII e siècle et l’église a été profondément modifiée.

Au cours de la reconstruction, elle a subi d’importantes modifications, notamment la transformation de l’abside semi-circulaire en carré a créé un espace choral plus large (une solution similaire se trouve dans l’abbaye non lointaine des S. Fidenzio et Terenzio). Il y a également eu une extension de la partie avant de la salle et la construction de la façade et du clocher. Ce dernier n’a jamais été achevé et il a été rehaussé par un clocher-mur, trop modeste pour la construction massive et solide sous-jacente, la seule qui a résisté à l’effondrement de tout le côté droit.
»

Nous n'avons pas visité cette église. Les images ci-dessous ont pour source Internet.

Nous avons constaté à de nombreuses reprises que les historiens de l'art dit « roman » établissaient leurs hypothèses - voire leurs certitudes - exclusivement sur la base de documents écrits, sans tenir compte des styles ou des méthodes de construction. Qui plus est, les documents écrits qu'ils prennent en considération doivent être postérieurs à l'an mille. C'est ce qui s'est passé ici avec le document le plus ancien, postérieur à l'an mille (« Le document le plus ancien dans lequel l’abbaye est citée est du 18 août 1036 »). Dans ce document, l'abbaye est citée. Ce qui signifie qu'elle est antérieure à 1036. Elle a pu être construite plusieurs siècles avant cette date. Mais les historiens locaux estiment que « ce sont les Conti Rapizzoni Arnolfi qui ont entrepris, dans la première moitié du XIe siècle, la construction de l’abbaye », donc tout juste avant l'an 1036, mais, - bien évidemment ! - après l'an mille.

Nous préférons baser nos hypothèses sur l'analyse de l'architecture de l'édifice. Nous estimons que cette église, à nef triple charpentée, avec un vaisseau principal soutenu par des colonnes de type C0000, reliées entre elles par des arcs simples est, dans sa structure, plus proche des basiliques romaines du IVe siècle que des basilique romanes du XIe ou XIIe siècles. Notons par ailleurs la présence de quelques piliers à section rectangulaire (de type R0000), ayant probablement remplacé des colonnes cylindriques. Ce qui fait apparaître que l'église a subi de nombreuses réparations. Ce qui est un signe de vétusté.


Datation envisagée pour l'abbatiale Saint-Nicolas de San Gemini : an 650 avec un écart de 200 ans.